Archives mensuelles : février 2018

Prouharam Camille

Anthropologie, Cinéma

Doctorante en cotutelle à l’EPHE (GSRL, France) et à l’Université Libre de Bruxelles (EASt, Belgique).

Les recherches de Camille Prouharam se tournent sur l’identité mongole et leurs représentations dans le cinéma et la littérature chinoise. Son projet doctoral porte sur les processus de négociation de l’identité mongole dans le cinéma chinois sous la supervision d’Isabelle Charleux (EPHE, GSRL) et de Vanessa Frangville (ULB, EASt).

Mots clés
identité, cinéma, représentation, minorités, soft-power, nation

Terrains
Mongolie, Mongolie méridionale, Chine

Peuples

 

Saunier Isaline

Archéologue

Archéologue de formation, Isaline Saunier est actuellement doctorante contractuelle en anthropologie à l’EPHE, rattachée au GSRL, où elle commence une thèse intitulée « Entre technique et culture, le vêtement et la construction de l’identité en Mongolie contemporaine », sous la direction d’Isabelle Charleux et Caroline Bodolec.

Mots clés
textile, costume, identité

Terrains
Sibérie, Mongolie

Peuple
Mongol (Halh)

Vaté Virginie

Anthropologue

Chargée de recherche CNRS – Groupe Sociétés, Religions, Laïcités.  Chercheur associé au Département “Integration and Conflict”, Institut d’ethnologie Max-Plank (Halle, Allemagne). En mobilité (février-août 2018) au CEFRES de Prague.

Virginie Vaté a mené des recherches durant 33 mois en Tchoukotka, tant chez les éleveurs de rennes et les chasseurs de mammifères marins, qu’auprès des Tchouktches urbains.

Ouvrages
(avec D. G. Anderson, R. P. Wishart, eds.) About the Hearth . Perspectives on the Home, Hearth and Household in the Circumpolar North. Berghahn Books, 2013, 336p.

(avec Joachim Otto Habeck, Olga Povoroznyuk, dir.) Gender Shift in the North of Russia. The Anthropology of East Europe Review, Special Issue, 28 (2), 2010.

Mots clés
interactions religieuses, chamanisme, protestantisme, christianisme orthodoxe ; genre, rituels ; relations humains-animaux

Terrains
Sibérie (Tchoukotka), Alaska

Peuples
Tchouktches, Sugpiat/Alutiit

Savelli Dany

Littérature

Maître de conférences à l’Université Toulouse Jean Jaurès

Dany Savelli travaille sur l’imaginaire de l’Asie (Mongolie, Chine, Japon, Tibet) dans la pensée et la littérature russes, de même que sur le bouddhisme en Russie. Elle prépare actuellement une monographie sur l’Expédition en Asie centrale de N.K. Roerich (1925-1928).

Principaux ouvrages
Le Japon en Russie : imaginaire, savoir, conflits et voyages. Slavica Occitania, 33, 2011, 483p.

La Religion de l’Autre. Réactions et interactions entre religions en Russie. Slavica Occitania, 29, 2009, 482p.

Une Russie plurielle : Confins et profondeurs. 2. Kiakhta sur la route du thé. Études mongoles & sibériennes, centrasiatiques & tibétaines, 38-39, 2008, 555 p.

La guerre russo-japonaise. Faits et imaginaires, Carnets de l’exotisme. Paris, Poitiers, Pondichéry), nouvelle série n°5, Kailash, 2005, 590p.

Mots clés
littérature russe, asiatisme, exotisme, imaginaire ; bouddhisme ; ésotérisme, Roerich

Terrains
Russie

Samson Normand de Chambourg Dominique

Anthropologue

Maître de Conférences à l’Institut National des Langues & Civilisations Orientales (INALCO)

Dominique Samson Normand de Chambourg a effectué des missions dans la Sibérie du nord-ouest depuis 1996 et il travaille en collaboration avec les Nénètses de Iamal, les Khantes du Nord et de l’Est, les Mansi du Nord. Il mène principalement des recherches sur les interactions politiques et religieuses entre le monde russe et les communautés autochtones de Sibérie (sub)arctiques. Il étudie également l’image de la Sibérie, les mouvements locaux indépendantistes, autonomistes et régionalistes ainsi que le récit de voyage Russie-Europe. Ses derniers travaux de terrain sont consacrés aux conversions autochtones à la foi évangélique, à la collecte de chants personnels et de récits de vie.

Principaux ouvrages
(avec E. Toulouze, éds.) Deux écrivains autochtones de Sibérie : Érémeï Aïpine et Iouri Vella. Paris, ADEFO, 378 p.

(avec C. Géry, éds.) Slovo. Mélanges offerts à Anne-Victoire Charrin. De l’Asie russe et d’ailleurs. Paris, Publications Langues O’, 366p.

Le chagrin de l’Ours. Paris, O.D. Éditions, 2010, 314p.

Le Grand Nord dans l’Ilir d’Anna Nerkagui : une page de vie autochtone (1917-1997). Paris, L’Harmattan, 1998, 302p.

Mots clés
interactions Russes-autochtones ; œuvre missionnaire, orthodoxe, évangélique ; littérature, voyage ; indépendantisme sibérien

Terrains
Sibérie

Peuples
Nénètses, Khantes, Mansi

Ruhlmann Sandrine

Anthropologue

Chargée de recherche au CNRS (UMR 8173). Directrice de la publication de la revue Études mongoles & sibériennes, centrasiatiques & tibétaines et de la collection de thèses Nord-Asie (depuis 2019). Membre du comité de rédaction de la revue Techniques & Culture (depuis 2016).

Spécialiste des techniques (chaînes opératoires) et de la culture matérielle, Sandrine Ruhlmann étudie les pratiques alimentaires des Mongols Halh et s’intéresse à la question centrale de l’hospitalité et du partage de nourriture en lien avec le bonheur familial.
Elle travaille sur les changements qui s’opèrent dans les pratiques et le régime alimentaires dans les milieux urbains. Parallèlement, ses recherches portent sur la gestion des maladies animales en contexte postcommuniste.
Elle participe également à des programmes de recherche dirigés par L. Ségurel (UMR 7206 Eco-anthropologie, MNHN) sur l’adaptation des Mongols à leur environnement, notamment à leur consommation de produits laitiers (étude du microbiote intestinal humain pour comprendre l’intime relation de l’homme et ses bactéries).
Elle mène actuellement une étude sur le processus du compromis comme stratégie de résistance d’un peuple en contexte communiste et post-communiste.
Elle co-dirige avec Isabelle Charleux, Grégory Delaplace et Virginie Vaté le Séminaire mensuel des Études mongoles & sibériennes  (CEMS-GSRL).

Ouvrages
Inviting Happiness: Food sharing in Post-Communist Mongolia. Leiden/Boston, Brill (Inner Asia 11), 2019.
L’appel du bonheur. Le partage alimentaire mongol. Paris, CEMS-EPHE (Nord-Asie 5), 2016.

Mots clés
techniques, chaînes opératoires ; alimentation, partage, bonheur familial ; gestion des crises, maladies animales, surveillance, contrôle, gouvernance ; compromis alimentaire, stratégie, résistance, ruse

Terrain
Mongolie

Peuple
Halh

Pimenova Ksenia

Anthropologue et Sociologue

Postdoctorante associée au GSRL (EPHE-CNRS).

Ksenia Pimenova a soutenu une thèse en sociologie, en 2012 à l’EHESS, sous la direction de D. Hervieu-Léger, qui portait sur les transformations institutionnelles, rituelles et identitaires dans le bouddhisme et le chamanisme chez les Touvas de la Sibérie du Sud après la chute de l’URSS. Sa thèse explorait les connexions entre le niveau micro des pratiques et des identités de spécialistes rituels d’un côté, et l’instrumentalisation réciproque de l’État et des religions, de l’autre.
Lors de son postdoctorat au Musée du Quai Branly (2016-2017), elle a commencé à développer un nouveau projet qui porte sur les restes humains archéologiques et leur gestion dans les musées sud-sibériens. Elle s’intéresse notamment à l’attribution de pouvoirs hors commun aux restes humains et aux pratiques rituelles qui leur sont associées. Elle s’inscrit ainsi dans la problématique plus large des rapports entre objets sacrés et institutions culturelles qu’on pourrait penser a priori comme étant religieusement neutres.

Mots clés
religieux, religions autochtones, chamanisme, bouddhisme, musées, objets sacrés, restes humains, désécularisation, laïcité

Terrains
Sibérie du Sud (Touva et Altaï)

Peuples
Touva, Altaïen

Merli Laetitia

Anthropologue, Réalisatrice de documentaires

Spécialiste du chamanisme et des thérapies psycho-corporelles.
Coordinatrice du Festival Mondes en Images – Rencontres documentaires à Cucuron.
Chercheur correrspondant du Centre Norbert Elias depuis septembre 2015

Laetitia Merli est anthropologue (Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris) et réalisatrice de documentaires (Master in Visual Anthropology). Ses objets de recherche et centres d’intérêt sont le chamanisme (Mongolie, Sibérie et Europe) et les thérapies psychocorporelles. Formée en Réalisation Documentaire à l’Université de Manchester et à Paris, elle a été Maître de Conférence à Manchester en Anthropologie Visuelle, puis chercheur associé à l’Université de Cambridge et directrice artistique du Festival International Jean Rouch au Musée de l’Homme. Fondatrice de l’association Gens de Terrain pour le développement du documentaire à caractère ethnologique, elle participe à de nombreux projets dans la région PACA.

Ouvrage principal
De l’ombre à la lumière, de l’individu à la nation. Ethnographie du renouveau chamanique en Mongolie postcommuniste. Paris, CEMS-EPHE (Nord-Asie 2), 2011 .

Mots clés
chamanismes, transmissions interculturelles ; thérapies psychocorporelles, transe ; états modifiés de conscience ; hypnose ; anthropologie visuelle

Terrains
Mongolie, Sibérie, Europe

Marchina Charlotte

Anthropologue

Maître de conférences, Langue & civilisation mongoles, INALCO

Après des recherches doctorales sur les relations homme-animal dans le pastoralisme nomade chez les Mongols et les Bouriates (notamment à travers l’étude de la cohabitation, de la communication et de la coopération homme-animal), les recherches actuelles de Charlotte Marchina portent sur l’évolution de la mobilité pastorale en Mongolie et en Sibérie du Sud. Elle s’intéresse à l’évolution de la mobilité sur le long terme dans une perspective interdisciplinaire, en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et la Mission Archéologique française en Mongolie ; parallèlement, elle étudie les stratégies adaptatives mise en œuvres par les éleveurs sur un plus court terme pour faire face aux changements climatiques qui affectent les pratiques pastorales de ces régions depuis une vingtaine d’années.

Mots clés
pastoralisme nomade, relations homme-animal, suivi GPS, mobilité, changements climatiques, paysage

Terrains
Mongolie (Altaï, Arhangai), Sibérie (Bouriates)

Peuples
Halh, Bouriates, Kazakhs (de Mongolie)

Maj Émilie

Anthropologue, Chercheur indépendante

Éditrice et chercheur indépendante rattachée au Groupe Société Religions Laïcité (UMR 8582)

Emilie Maj a séjourné en Iakoutie plus de six années depuis 1999. Dans le cadre de sa thèse sur l’importance culturelle du cheval dans la culture des Iakoutes (ou Sakha) chasseurs et éleveurs dans l’Extrême-Orient russe, elle s’est intéressée à l’évolution des processus sociaux, économiques et religieux en relation avec l’élevage du cheval des époques légendaires à aujourd’hui. La suite de ses recherches se sont focalisées sur l’importance de la nature dans les pratiques musicales actuelles. Son travail actuel porte sur la manière de penser le “sauvage” dans le contexte spécifique de cette république de la Fédération russe qui s’avance sur la scène international comme le pôle du froid de l’hémisphère nord.
En 2011, Émilie Maj a créé Borealia, maison d’édition spécialisée dans l’édition des écrivains autochtones du Nord et de la Mongolie.

Mots clés
musique, guimbarde ; élevage, cheval, écologie ; politique ; chamanisme ; littérature

Terrains
Sibérie, Sakha (République de), Iakoutie (centrale et du nord)

Peuples
Iakoutes, Évènes

Legrain Laurent

Anthropologue

Docteur en anthropologie de l’Université Libre de Bruxelles et EPHE (2011). Maître de conférences à l’Université de Toulouse Jean Jaurès

Les recherches de Laurent Legrain gravitent autour de thèmes larges comme les usages du chant, le langage et les aléas de la communication ainsi que l’histoire sociale mongole du XXe siècle. Son ouvrage Chanter, s’attacher et transmettre chez les Darhad de Mongolie (CEMS-EPHE, 2014) traite de la texture sonore de l’environnement mongol, des façons dont on s’y rend sensible, dont il vient à compter et à agir dans la vie sociale.
Ses recherches plus récentes portent sur l’archerie mongole et ont pour objectif de comprendre le curieux déclin de cette pratique ainsi que la richesse de ce qui se cache derrière l’épithète mergen, “le bon viseur”.

Mots clés
musique ; transmission, apprentissage ; enfance, socialisation ; art, esthétique

Terrain
Mongolie

Peuple
Darhad

Lavrillier Alexandra

Anthropologue

Enseignante-chercheur à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, rattachée au Centre Cultures, Environnements, Arctic, Représentations, Climat (CEARC).

Spécialiste notamment du nomadisme et des adaptations sédentaires en Sibérie postsoviétique, Alexandra Lavrillier coordonne le projet ANR BRISK. Elle a effectué plusieurs années de terrain chez les Évenks, les Évènes, les Iakoutes, mais aussi de manière plus ponctuelle, chez les Nanaïs. Plusieurs de ses travaux portent sur l’adaptation des pratiques rituelles nomades en contexte villageois et urbain.

Ouvrages
(avec Semen Gabyshev) An Arctic Indigenous Knowledge System of Landscape, Climate, and Human  interactions. Evenki Reindeer Herders and Hunters. Studies in Social and Cultural Anthropology, Kulturstiftung Sibirien,  Germany, Fürstenberg/Havel,  2017, 467p.

(avec D. Matic) Even tales of Dar’iia Mikhailovna Osenina. Dar’ja Mikhajlovna Osenina nimkarni – Evenskie nimkany Dar’i Mikhajlovna Osenina, Kulturstiftung Sibirien,  Germany, Fürstenberg, 2013, 160 p.

Mots clés
nomadisme, adaptation, sédentarisation, milieu urbain, postsoviétisme, climat, pollution

Terrain
Sibérie

Peuples
Évenks, Évènes, Iakoutes, Nanaïs

Lambert Jean-Luc

Anthropologue

Maître de conférences EPHE, section des sciences religieuses. Membre du GSRL. Directeur du Centre d’Études Mongoles & Sibériennes (depuis 2007)

Jean-Luc Lambert est spécialiste des sociétés sibériennes. Ses recherches actuelles, menées dans une perspective anthropologique et historique, portent principalement sur les interactions religieuses entre l’orthodoxie et les différents systèmes religieux des minorités non-slaves établies en Russie, et sur le chamanisme et l’épopée dans l’ouest sibérien.

Principaux ouvrages
(avec Florance Goyet) “Auralité” : changer l’auditoire, changer l’épopée, 3e livraison du Recueil ouvert, 2017 [publication en ligne].

(avec Florance Goyet) Épopée et millénarisme : transformation et innovation, section 1 : L’Épopée, un outil pour penser les transformations de la société. Études mongoles & sibériennes, centrasiatiques & tibétaines, 45 [en ligne].

(avec Olivier Guilhem, eds.) Deviner pour Agir. Regards comparatifs sur des pratiques divinatoires anciennes et contemporaines. Paris, CEMS-EPHE, Nord-Asie, 2012.

Une Russie plurielle : Confins et profondeurs. 1. Entre autres, en Russie. Études mongoles & sibériennes, centrasiatiques & tibétaines, 38-39, 2008, 555 p.

Sortir de la nuit. Essai sur le chamanisme nganassane (Arctique sibérien). Études Mongoles & Sibériennes, 33-34, 2002-2003, 565 p.

Mots clés
courants religieux, chamanisme, christianisme ; colonisation, rituels d’État, transformations religieuses ; traditions orales, épopées, chamanisme, mutations

Terrains
Sibérie, Arctique

Peuples
Nganassane, Khante, Mansi

Lacaze Gaëlle

Anthropologue

Professeur des universités à l’UFR de géographie et aménagement, Faculté des Lettres de Sorbonne Université. Membre suppléante du Conseil National des Universités, Section 20, 2010-2014.

Gaëlle Lacaze travaille sur les techniques du corps, le nomadisme, l’anthropologie visuelle, sur les mouvements transfrontaliers, les migrations et l’alimentation des peuples mongols et kazakhs, ainsi que sur la sexualité dans le monde postsocialiste.

Principaux ouvrages
Femmes en quête d’identités.  Anthropologie du genre et des sexualités en Mongolie et dans le monde postsocialiste. Éditions  Petra (Centre Asie), 2018, 322p.

Nomadismes d’Asie centrale et septentrionale. Paris, Armand Colin, 2013, 288p.

Le corps mongol : techniques et conceptions nomades du corps. Paris, L’Harmattan, 2012, 349p.

Mots clés
techniques, corps ; espace, mobilité ; post-socialisme

Terrain
Mongolie

Peuples
Mongols (Halh, Darhad), Kazakh

Jacquemoud Clément

Anthropologue

Post-doctorant au LaxEx HASTEC (Centre d’études en sciences sociales du religieux)

 

Ouvrages
Les Altaïens, peuple turc des montagnes de Sibérie. Genève-Paris, Fondation Culturelle – Musée Barbier-Mueller & Somogy, 2015, 200p.

The Altaians, A Turkic People from the Mountains of Siberia. Genève-Paris, Fondation Culturelle – Musée Barbier-Mueller, 2015, 200p.

Mots clés
recompositions religieuses, bourkhanisme, chamanisme ; épopées, chant de gorge ; mouvements religieux, rituels, tourisme, politique russe

Terrains
Altaï (République de l’)

Peuples
Altaïens (Altaï-Kizhi, Télenguites, Téléoutes, Koumandines, Tchelkanes, Toubalars), Chors, Kazakhs (Altaï russe)

Hamayon Roberte

Anthropologue et linguiste

Docteur en linguistique (Paris-VII), docteur ès-lettres (Paris -X). Directeur d’études émérite EPHE, section Sciences religieuses (elle a occupé la chaire des « Religions de l’Asie septentrionale » de 1974 à 2007)

Elle est spécialiste de la langue et de la culture des peuples mongols et sibériens, de l’anthropologie du chamanisme, du jeu et du rituel. Elle a créé l’enseignement du mongol contemporain à l’INALCO (1968-1973). Elle a fondé au sein du Laboratoire d’ethnologie de Paris 10 Nanterre, le Centre d’études mongoles en 1969, devenu le Centre d’études mongoles et sibériennes en 1976, ainsi que la revue Études mongoles en 1970, devenue Études mongoles & sibériennes en 1976, aujourd’hui Études mongoles & sibériennes, centrasiatiques & tibétaines.

Principaux ouvrages
La chasse à l’âme. Esquisse d’une théorie du chamanisme sibérien. Besançon, La Völva, 2017 (réédition de l’ouvrage publié en 1990, épuisé), 889p.

Why we play. An Anthropological Study. Translated by Damien Simon. Foreword by Michael Puett. HAU Books, University of Chicago Press, 2016, 343p. (Traduction de Jouer paru en 2012).

Chamanes et chamanisme. Fondements et pratiques d’une forme religieuse d’hier et d’aujourd’hui. Paris, Eyrolles, 2015.

Jouer. Une étude anthropologique à partir d’exemples sibériens. Paris, la Découverte, 2012, 370p.

(avec I. Charleux, G. Delaplace et S. Pearce, eds.) Representing Power in Modern Inner Asia : Conventions, alternatives and oppositions. Bellingham (WA.), Center for East Asian Studies, Western Washington University et Mongolia, 2010.

(avec I. Charleux, G. Delaplace et S. Pearce, eds.) Representing Power in Ancient Inner Asia : Legitimacy, transmission and the sacred. Bellingham (WA.), Center for East Asian Studies, Western Washington University et Mongolia, 2010.

(avec D. Aigle, I. Charleux, V. Goossaert, dir.) Mélanges en l’honneur de Françoise Aubin. Sankt Augustin, Monumenta Serica, 2010, 811p.

La chasse à l’âme. Esquisse d’une théorie du chamanisme sibérien. Nanterre, Société d’ethnologie, 1990, 880p.

Mots clés
chamanisme, rituel, jeu, aléatoire, épopée

Terrains
Mongolie, Sibérie

Peuples
Bouriates, Mongols

 

Gardelle Linda

Sociologue et chercheure en sciences de l’éducation

Docteur en sociologie (Paris I-Panthéon-Sorbonne, 2007). Enseignante chercheure à l’ENSTA Bretagne et chercheur au Centre de Recherche sur la Formation (CRF-EA 1410 Cnam Paris).

Linda Gardelle a travaillé sur le pastoralisme et ses politiques de développement, sur les politiques éducatives et la construction des identités nationales, en Mongolie et en Afrique, et aujourd’hui plus largement sur les dynamiques identitaires et les rapports entre éducation et politique, dans une démarche comparative internationale. Elle mène aussi des recherches sur les formations d’ingénieurs (Europe, Afrique du Nord, Asie).

Ouvrages
Éleveurs nomades en Mongolie. Des sociétés nomades et des États. Paris, Éditions Buchet-Chastel, collection Ecologie, 2010, 160p.

Les Touaregs dans le Sahara malien. Des sociétés nomades et des États. Paris, Buchet-Chastel, 2010.

Mots clés
éducation, politiques éducatives ; formation, ingénieurs, innovation ; nationalisme, identité nationale ; pastoralisme, politique, développement

Terrains
Mongolie, Mali, Maghreb, Sahara, France

Peuples
Mongols, Touaregs

Ferret Carole

Anthropologue

Chargée de recherche au CNRS, au Laboratoire d’anthropologie sociale

Les recherches de Carole Ferret s’inscrivent dans le cadre d’une anthropologie de l’action qui s’intéresse aux modes opératoires présents dans les actions quotidiennes, relevant aussi bien des relations avec la nature que du traitement d’autrui, au sein des cultures pastorales d’Asie intérieure, notamment iakoutes et kazakhes. Dans quelle mesure les sociétés se distinguent-elles par une propension pour certaines formes d’action ? Ses études, menées sur le terrain depuis 1994, portent sur les techniques d’élevage, le pastoralisme nomade et l’éducation des jeunes enfants.

Principaux ouvrages
(avec Marc Elie, dir.) Verte, la steppe ? Agriculture et environnement en Asie centraleÉtudes rurales, 200. Paris, EHESS, 2018.

(avec Ch. Stépanoff, G. lacaze, J. Thorez (éds.) Nomadismes d’Asie centrale et septentrionale. Paris, Armand Colin, 2013, 288p.

(dir.) Le cheval : monture, nourriture et figure, Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines, 41, 2010 [en ligne].

Une civilisation du cheval. Les usages de l’équidé de la steppe à la taïga. Paris, Belin, 2009.

Mots clés
action, technique, pastoralisme, nomadisme, enfant, cheval, nature

Terrains
Sibérie (Iakoutie), Asie centrale (Kazakhstan)

Peuples
Iakoute, Kazakh

Dumont Aurore

Anthropologue

Postdoctorante, Institute of Ethnology, Academia Sinica (Taiwan)

Aurore Dumont mène des recherches sur les populations toungouses et mongoles de Chine depuis 2008. Sa thèse de doctorat (2014) a porté sur les pratiques nomades des Évenk de Chine, envisagées à partir de la mobilité, des échanges marchands et des réseaux relationnels. Elle consacre actuellement ses recherches aux rituels aux ovoo et aux sites mortuaires chamaniques en Mongolie méridionale.

Mots clés
nomadisme, chamanisme, fêtes, rituels, ovoo, pratiques funéraires,

Terrain
Mongolie méridionale

Peuples
Évenk, Oroqen, Hezhe, Mongol

Delaplace Grégory

Anthropologue

Docteur en anthropologie des religions (EPHE, 2007). Maître de conférences en anthropologie à l’Université Paris Nanterre, et anciennement directeur du département d’Anthropologie (2013-2016). Membre du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (UMR 7186), de l’Institut Universitaire de France (2017-2022), et chercheur affilié au Mongolia & Inner Asia Studies Unit (Université de Cambridge).

Au cours de ses recherches, Grégory Delaplace s’est intéressé aux relations avec les morts, sujet de sa thèse, ainsi qu’à différents aspects de l’actualité religieuse (chamanisme, pratique du fengshui), politique (émeutes de juillet 2008) et culturelle (mouvement hip-hop) de la capitale nationale de Mongolie, Ulaanbaatar.
Il travaille actuellement à poser les bases d’une étude comparative des modalités de prise en charge de l’invisible à travers les sociétés humaines.

Mots clés
choses invisibles, fantômes, esprits, deuil, oubli, photographie, sépultures

Terrain
Mongolie

Peuples
Dörvöd, Halh

Curtet Johanni

Ethnomusicologue

Docteur en musicologie (Université Rennes 2, 2013). Chercheur associé à l’EA1279 Histoire et critique des arts et enseignant vacataire (dpt musique, arts du spectacle et sciences de l’éducation) à l’Université Rennes 2. Membre du CA de la Société française d’ethnomusicologie.

Johanni Curtet est spécialiste du höömij (chant diphonique), de la musique traditionnelle mongole, des questions liées à la transmission, l’histoire et l’ethnomusicologie, au patrimoine culturel immatériel. Il a enseigné le chant diphonique pour différentes structures (Université Rennes 2, Philharmonie de Paris, etc.) et a été vacataire à l’INALCO en langue, civilisation et culture mongoles en 2014. Directeur artistique de Routes Nomades, il organise des tournées et produit des disques de musique traditionnelle mongole depuis 2006. Il est conseiller scientifique et artistique pour des projets internationaux (Théâtre de la Ville/France Musique, Festival international des musiques sacrées de Fès, etc.). En 2010, il a participé à l’inscription du höömij mongol sur la liste représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité à l’UNESCO. Il vient de publier en 2017 une première Anthologie du höömij mongol avec le label Buda Musique.

Ouvrage
Une Anthologie du khöömii mongol. Paris, Routes Nomades, Buda Musique, 2017.

Mots clés
höömij, technique vocale, transmission, ethnomusicologie et histoire, timbre, spectacularisation, patrimonialisation, institutionnalisation, enregistrement

Terrains
Mongolie, Allemagne, France (communautés mongoles)

Charlier Bernard

Anthropologue

Chargé de recherche FNRS à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique)

Après un travail sur le rôle du loup dans la manière dont les éleveurs nomades de Mongolie interagissent avec leur environnement naturel et avec eux-mêmes, Bernard Charlier travaille actuellement sur les implications territoriales de la migration des éleveurs nomades qui quittent la campagne pour s’installer en ville.

Ouvrage
Faces to the Wolf : Managing the Human, Non-Human Boundary in Mongolia. Leiden, Brill, 2015, 173p.

Mots clés
loup, interaction homme environnement animal ; migration, sédentarisation, urbanisation

Terrains
Mongolie (Uvs, Töv, Ulaanbaatar)

Peuple
Mongol

Charleux Isabelle

Historienne, Historienne de l’art

Docteur en histoire de l’art (Paris IV-Sorbonne, 1998), directrice de recherche au CNRS, GSRL, HDR (EPHE, 2012)

Isabelle Charleux est spécialiste de la culture matérielle de la Mongolie méridionale et de la Mongolie (architecture monastique, formation des villes, art bouddhique, temples aux ancêtres gengiskhanides, portraits de Gengis Khan, patrimoine immatériel), et des pèlerinages mongols. Elle est présidente  de la Société des études mongoles et sibériennes (SEMS) depuis septembre 2019. Elle est actuellement directrice adjointe du GSRL. Elle organise avec Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et  Virginie Vaté le séminaire mensuel du CEMS-GSRL (programme).
Elle a par ailleurs réalisé une collection de près de 300 portraits de Gengis Khan provenant de différents pays d’Asie (Base Juniper).

Principaux ouvrages
Temples et monastères de Mongolie-Intérieure. Paris : Comité des Travaux Historiques et Scientifiques & Institut National d’Histoire de l’Art, 2006 (+ 1 CD rom).

Nomads on Pilgrimage. Mongols on Wutaishan (China), 1800-1940. Leiden and Boston, Brill, 2015 [annexes en ligne].

Mots clés
architecture bouddhique ; pèlerinages, sites sacrés ; représentations, ancêtres, esprits-maîtres de la nature ; interactions bouddhismes mongols, tibétains, chinois ; patrimoine, musées

Terrains
Mongolie, Mongolie méridionale

Peuples
Mongols

Borjon-Privé Yann

Doctorant inscrit à l’École Pratiques des Hautes Études, membre du laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités.

Yann Borjon-Privé se rend six mois par an chez les Dolganes, peuple sibérien de l’Arctique, étudiant leurs représentations et points de vue sur l’identité et l’histoire. Il analyse la reconnaissance d’une nation dolgane du XVIIe siècle à nos jours, considérant les transformations du système chamanique, des modèles économiques et des rapports entre artisanat et art.
Il prépare une thèse sous la direction de Vincent Goossaert et l’encadrement de Jean-Luc Lambert, intitulée « Construction d’un passé dolgane et dynamiques identitaires contemporaines dans l’arctique russe (?) : approche historique et anthropologique ».

Mots clés
religion, tradition, interaction

Terrains
Taïmyr (Arctique, Sibérie du Nord), Krasnoïsarsk (Sibérie centrale), Saint-Pétersbourg (Russie européenne)

Peuples
Dolganes, Iakoutes, Evenks

Billé Franck

Anthropologue et géographe

Directeur de programme à l’Université de Californie (Berkeley)

Les recherches de Franck Billé portent sur les questions de frontières, territorialité, et souveraineté. Sa recherche doctorale a porté sur les sentiments antichinois en Mongolie contemporaine.
Le nouveau livre sur lequel il travaille, Somatic States: On Cartography, Geobodies, Bodily Integrity, est une étude sur la force affective de la cartographie politique. Une esquisse du livre a été publiée en 2014 dans Environment and Planning D, et un chapitre du livre, toujours dans la même revue, en 2018.
Une collaboration, intitulée “Speaking Volumes”, a été publiée dans Cultural Anthropology en octobre 2017. Une seconde série de contributions sera publiée dans la même revue en été 2018, et une troisième, en 2019, dans la revue de géographie Society & Space. Un ouvrage collectif est également en préparation avec Duke University Press.

Principaux ouvrages
(avec S. Urbansky, ed.) Yellow Perils: China Narratives in the Contemporary World. Honolulu, University of Hawai’i Press, 2018.

Sinophobia: Anxiety, Violence, and the Making of Mongolian Identity. Honolulu, University of Hawai’i Press, 2015.

(avec G. Delaplace et C. Humphrey, eds.) Frontier Encounters. Knowledge and Practice at the Russian, Chinese and Mongolian Border. Cambridge, Openbook Publishers, 2012, 270p.

Mots clés
frontières, territorialité, souveraineté

Terrains
Russie, Chine, Mongolie

30 janvier – 6 février 2018 : Festival International des Cinémas d’Asie – Vesoul

Mongolie – Passé présent

Regard sur le cinéma de Mongolie

L’Histoire du cinéma mongol est parmi les plus riches, passionnantes et…méconnues de l’Asie. La Mongolie compte aujourd’hui parmi les principaux pays producteurs cinématographiques d’Asie avec une cinquantaine de titres produits chaque année, mais peut également se targuer d’un riche patrimoine, indispensable à (re)découvrir.

https://www.cinemas-asie.com/fr/films/regard-sur-le-cinema-de-mongolie.html

La naissance du cinéma mongol est mouvementée. A partir de 1691, les princes mongols acceptent la domination de la dynastie sino-mandchoue. La levée des mesures restreignant le commerce au début du XXe siècle permet l’ouverture massive de boutiques chinoises dépendant de capitaux occidentaux, favorisant des projections cinématographiques dès 1903. En 1911, à la suite de la chute de la dynastie sino-mandchoue, les princes de Mongolie extérieure proclament l’indépendance de la Mongolie extérieure et se rapprochent de la Russie impériale. Le Prince Tögs-Ochiryn Namnansüren encourage dès lors l’importation de films russes pour une large diffusion dans tout le pays. En 1921, le parti populaire mongol (futur Parti Révolutionnaire du Peuple Mongol) chasse les dernières troupes chinoises et forme un gouvernement de coalition nationale. La Mongolie extérieure devient le premier état satellite de l’Union Soviétique en Asie en adoptant le modèle soviétique.