Archives de catégorie : Festival

5 novembre 2020 : Conférence de Marie Favereau – Nantes, Musée d’histoire

Vous êtes conviés le 5 novembre 2020 à la conférence de Marie Favereau, “Des conquêtes de Gengis Khan à la domination universelle des Mongols : histoire d’un Empire hors normes“, dans le cadre de l’exposition “Fils du ciel et des steppes. Gengis Khan et la naissance de l’Empire mongol”,  qui se tiendra au Château des Ducs de Bretagne, Musée d’histoire de Nantes.

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27-31 octobre 2020 : Stage de chant diphonique mongol avec Johanni Curtet – Aubagne, Institut International des Musiques du Monde

Saviez-vous que tout le monde est capable de sortir plusieurs sons avec une seule voix ? Un khöömiich (diphoneur, homme ou femme, en mongol) peut à lui seul  émettre un bourdon vocal et réaliser simultanément une mélodie d’harmoniques entourée de diverses résonances. Cette acrobatie de la voix semble virtuose, mais elle est accessible à tous si on nous en donne les clés. N’importe qui peut être initié au chant diphonique (khöömii).

L’ethnomusicologue Johanni Curtet vous propose des cours de chant diphonique mongol à l’Institut international des musiques du monde (IIMM), à Aubagne, du 27 au 31 octobre 2020.

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16 octobre-15 novembre 2020 : Exposition photos “Mongolie, intimités nomades” de Marc Alaux – Nantes, Musée d’histoire

Vous êtes conviés à l’exposition de photos “Mongolie, intimités nomades”, de Marc Alaux, dans le cadre de l’exposition “Fils du ciel et des steppes. Gengis Khan et la naissance de l’Empire mongol”, qui se tiendra au Château des Ducs de Bretagne, Musée d’histoire de Nantes, du 16 octobre au 15 novembre 2020.

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Octobre 2020 : Ouverture d’un cursus de chant diphonique mongol – Aubagne, IIMM

L’ethnomusicologue Johanni Curtet nous annonce l’ouverture d’un cursus de chant diphonique mongol, à l’Institut international des musiques du monde, en octobre 2020. Accompagné d’artistes mongols et touvas, son enseignement se basera sur son apprentissage auprès de ses maîtres en France et en Mongolie, ainsi que sur sa démarche d’ethnomusicologie et de musicien.

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septembre 2020 : Sortie du livre “Монгол. Улс дахъ соёлын давлагаан: Профессор С. Дуламын намтар” d’Isabelle Bianquis

Isabelle Bianquis est heureuse de nous annoncer la sortie de son ouvrage en mongol, Монгол. Улс дахъ соёлын давлагаан: Профессор С. Дуламын намтар (Soyombo Printing), traduction de Mongolie. Une culture en mouvement, paru en 2013 (Presses universitaires François Rabelais).

Fin 1989-début 1990, l’impensable se produit : l’effondrement de l’Union soviétique signe l’arrêt de mort de la République Populaire de Mongolie. La nouvelle constitution adoptée 1992 instaure une démocratie parlementaire et une économie de marché en lieu et place de l’idéologie marxiste-léniniste. Ce mouvement voit naître une revitalisation sans précédent d’un sentiment nationaliste étroitement corrélé à une quête des racines. La recherche des traditions occupe dès lors une place centrale dans la définition d’une identité mongole ; Gengis Khan devient la figure de référence.
Un immense enthousiasme conduit les intellectuels à jouer un rôle majeur dans ce mouvement de l’histoire : Sendenjav Dulam est de ceux-là. Fils d’éleveurs, ethnographe, spécialiste de mythologie, de chamanisme et de symboles, poète, ce grand chercheur occupe des fonctions politiques et des responsabilités au sein du Comité d’organisation des grandes célébrations « traditionnelles » nationales. Son exceptionnel témoignage rend compte d’une culture en mouvement tiraillée entre des modèles contradictoires et fait entrer le lecteur dans la vie quotidienne des nomades et des Mongols contemporains. S. Dulam retrace ici le sens d’une vie consacrée à la recherche et au service de l’État. Il démonte les mécanismes de sa contribution à la mise en forme des symboles nécessaires à la construction de la nation, mais il livre aussi ses doutes et ses positions face aux profondes mutations contemporaines.

1989 оны сүүл, 1990 оны эхээр санаанд оромгүй үйл явдлууд өрнөжээ. ЗХУ задран унасан нь БНМАУ-ын төгсгөл боллоо. Монгол улс 1992 оны шинэ Үндсэн хуулиар парламентат ардчилсан улс болж, зах зээлд шилжин, марксист-ленинист үзэлсуртлыг халлаа. Энэ хөдөлгөөн үндэстний сэтгэлгээг урьд өмнө хэзээ ч байгаагүйгээр өдөөж, үндэс угсаагаа эрэн хайх аянд мордуулсан байна. Уламжлалт соёлоо судлах нь монгол өвөртөрхийг (ижилсэл-ондоошил) тодорхойлоход чухал үүрэг гүйцэтгэх болж Чингис хаан эл эрэлхайгуулын гол дүр нь болжээ.
Түүхэн энэ хөдөлгөөнд сэхээтнүүд давлагаалан оролцсон бөгөөдномын маань гол баатар Сэндэнжавын Дулам үүнд гол үүрэг гүйцэтгэсэн болно. Малчны хүү, угсаатан зүй, домог зүй, бөө мөргөл, бэлгэдэл зүйн мэргэжилтэн, яруу найрагч, нэрт судлаач, улс төрч асан тэр бээр үндэсний “уламжлалт баяр ёслол”-ыг зохион байгуулах комисс-д олон хариуцлагатай албыг хашсан нэгэн. Тэр бээр эсрэгцсэн хоёр нийгмийн нүүр үзэж соёл, ёс заншлын давлагааг туулсан нэгэн. Түүний амьдрал уншигчдыг нүүдэлчин болон орчин үеийн монголчуудын өдөр тутмын амьдрал руу хөтлөх болно. С.Дулам профессор судалгаа шинжилгээ болон төрийн үйл хэрэгт бүхий л амьдралаа зориулсанхүн юм. Тэр бээр улс үндэстнийхээ шинэ бүтээн байгуулалтад зайлшгүй чухал болох төрт ёсны бэлгэдлийг сэргээн амилуулах оньсолборыг буйболгож өгсөн ч, орчин цагийн энэхүү гүн гүнзгий өөрчлөлттэй нүүр тулгарсан түүний байр суурь, бодол эргэлзээг ч бас энэ номд дэлгэнхаруулж байна.

31 octobre 2020 : Recrutement BULAC, fonds mongol – Paris, BULAC

Julie Philippe, responsable du pôle Développement des collections, nous informe que la BULAC recrute actuellement un agent contractuel à temps partiel pour le développement, le traitement et la valorisation du fonds mongol.
Vous trouverez la fiche de poste concernée sur le site de la BULAC dans la rubrique “offres d’emploi“. Les candidatures peuvent être adressées à l’adresse collections@bulac.fr jusqu’au 31 octobre, pour une prise de poste au 1er janvier 2021.

Bonne rentrée à tous!

Bibliothèque universitaire des langues et civilisations
65 rue des Grands Moulins
75013 PARIS
+33 1 81 69 18 60
www.bulac.fr

août 2020 : Sortie du nouvel album “Jangar” de Khusugtun

Johanni Curtet, ethnomusicologue, nous annonce la sortie du nouvel album “Jangar” de Khusugtun (Khusugtun, Jangar, livret trilingue 23p. anglais, français, mongol, Paris : Routes Nomades / Buda Musique, 2020).

Si Khusugtun était une image, ce serait des pétroglyphes… Si c’était un élément naturel, ce serait une rivière. Si c’était un personnage, ce serait Jangar, le héros de l’épopée éponyme.
En mongol « khusug » désigne un chariot sur lequel on posait autrefois les yourtes pour nomadiser. Khusugtun signifierait « le peuple des chariots ». Intimement lié à leur culture nomade, ce terme est synonyme de « nomades » pour ces musiciens qui tournent à l’international depuis dix ans. Ce nom a été choisi par rapport à leur envie de nomadiser avec leur musique, à l’image de leurs ancêtres qui parcouraient le monde. Le groupe, officiellement créé en mars 2009, n’avait jusqu’ici qu’un seul album autoproduit à son actif : Khusugtun. Ethnic-Ballad Group (Oulan-Bator, 2009).
La particularité de Khusugtun réside dans l’usage de la polyphonie vocale réalisée à partir du khöömii et divers chants de gorge, ainsi qu’un répertoire presque entièrement dédié au chant diphonique mongol (khöömii). Spécifiques à chacun, les timbres diphoniques se complètent à merveille : Chulunbaatar est dans le registre le plus aigu (isgeree khöömiikhöömii sifflé), Ariunbold, Adiyadorj et Ulambayar sont dans les médiums, Batzorig dans le plus grave (kharkhiraakhöömii profond). Amarbayasgalan n’est pas diphoneuse, mais sa douce voix féminine apporte une légèreté au spectre rempli des cinq autres, créant le nécessaire équilibre.
Le khöömii est produit par une personne réalisant à elle seule plusieurs sons simultanément avec sa voix dont un bourdon vocal, une mélodie d’harmoniques et de nombreuses résonnances. Selon le choix de la hauteur du bourdon, la technique de modulation du son et la pression exercée sur les muscles de la gorge, les techniques diphoniques peuvent varier d’un individu à l’autre. Si les textes chantés sont parfois en voix claire, ils tournent souvent en voix de gorge pressée (shakhmal khooloi ou shakhaa) ou avec la technique de base profonde du kharkhiraa.
Le groupe s’accompagne des vièles cheval (morin khuur), de leur version contrebasse (ikh khuur), du luth tovshuur, luth dombra, guitare, violoncelle, et cithare yatga. On trouve aussi des instruments à jeu diphonique, telles les guimbardes en métal (tömör khuur) et en bambou (khulsan khuur) ainsi que l’arc musical (numan khuur). Cet instrument était tombé dans l’oubli et Khusugtun le remet ici au goût du jour. Khusugtun a fait le choix du djembé pour la percussion – instrument emblématique de la World Music – pour créer des morceaux qui attirent les jeunes, afin que cette génération s’intéresse à la musique traditionnelle.
Leur répertoire se compose de formes traditionnelles, comme les chants de louanges (magtaal), les chants courts (bogino duu), ou des compositions inspirées de la tradition, et des pièces instrumentales solistes (tatlaga) pour accompagner la danse bii biyelgee.
Après leur association en 2009, de nombreux groupes sont apparus dans toute la Mongolie et jusqu’en Mongolie-Intérieure en Chine, jouant des musiques traditionnelles arrangées presque à l’identique. Après avoir été révélé par le Festival International de Khöömii d’Oulan-Bator en 2009, BBC Proms en 2011, Rainforest Music Festival en 2012, et classé 2e au Asia’s Got Talent en 2015, Khusugtun a désormais une renommée internationale. Il est devenu aussi l’une des influences du groupe-phénomène The Hu.
Dès ses débuts le groupe caractérisait son style par des airs mélodieux destinés à purifier les gens du stress ambiant du XXIe siècle. Ce qui leur importe est qu’on les écoute en imaginant le paysage, la beauté de la nature, pour se libérer des soucis quotidiens. Grâce à un niveau d’interprétation hors pair, leur puissante musique remplie de grands espaces nous fait du bien.

Johanni Curtet

 

Distribution
Ariunbold Dashdorj : chant / khöömii / grande vièle cheval ikh khuur / guitare / guimbarde tömör khuur
Batzorig Vaanchig : chant / khöömii / vièle cheval morin khuur / guimbarde tömör khuur
Amarbayasgalan Chovjoo : chant / cithare yatga / guimbarde khulsan khuur
Chuluunbaatar Oyungerel : chant / khöömii / vièle cheval morin khuur / luth tovshuur / guimbarde tömör khuur
Ulambayar Khurelbaatar : chant / khöömii / luths tovshuur et dombra / violoncelle / guimbarde tömör khuur
Adiyadorj Gombosuren : chant / khöömii / flûtes limbe et tsuur / percussions (djembe, shakers) / guimbarde tömör khuur

Conseil artistique : Johanni Curtet
Coordination : Nomindari Shagdarsuren
Production : Routes Nomades / www.routesnomades.fr
Label : Buda Musique / www.budamusique.com

Tournée printemps 2021
20 mars : (tbc) Salle de la Cité, Rennes (35)
22 mars : (tbc) actions, expo Gengis Khan, Château des Ducs de Bretagne, Nantes (44)
23 mars : La Soufflerie, Rezé (44)
25 mars : Le Rocher de Palmer, Cenon (33)
29 mars : Musée Guimet, Paris (75)
31 mars : Foyer de l’Opéra de Lille (59)
2 & 3 avril : Théâtre Molière, Bruxelles (BE)
5 avril : Festival Les Détours de Babel, Grenoble

18 mars 2020 : Rencontre sur la littérature mongole contemporaine – Paris, INALCO

L’IFRAE et la section Langue et civilisation mongoles de l’INALCO vous invitent à l’événement Une lucarne sur la steppe : rencontre autour de l’anthologie de littérature mongole contemporaine, hors-série Jentayu spécial Mongolie (2020), le mercredi 18 mars 2020, de 18h30 à 20h30 à l’INALCO, en compagnie de Jérôme Bouchaud (directeur de publication Jentayu) et Raphaël Blanchier (traducteur et coordinateur de la traduction du numéro).

65 rue des Grands Moulins
Paris 75013
Salle 5.05

Jentayu, revue littéraire indépendante consacrée aux nouvelles littératures d’Asie entame la nouvelle année par la parution d’un hors-série entièrement dédié à la littérature contemporaine de Mongolie !
Après avoir visité Taïwan, la Thaïlande et l’Indonésie, cette anthologie mêlant vers et prose nous emmène au pays des steppes, vers le “cœur du continent” comme l’appelle notre préfacier Marc Alaux. En tout, ce sont vingt auteurs contemporains, pour la plupart traduits pour la toute première fois en français, qui nous donneront à lire, à voir et à comprendre la Mongolie d’hier et d’aujourd’hui. Ce sont aussi six artistes mongols qui ont apporté, par leur imagination et leurs coups de crayon, leur vision à chacun de ces textes. Et ce sont quatorze traducteurs qui se sont faits passeurs et sans qui ce recueil n’aurait pu voir le jour.
Publié en partenariat avec l’Académie de la culture et de la poésie de Mongolie et avec le soutien du Centre national du livre – rencontres, lectures, actualités et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, voici donc un panorama unique et rare de la littérature mongole d’aujourd’hui, une anthologie qui « n’est qu’une lucarne, mais qui ouvre sur une plaine lumineuse et belle » (Marc Alaux).

Venez nombreux !

11 mars 2020 : Soutenance de la thèse d’Anne Dalle sur les Nanaïs – Maison des Sciences de l’Homme, Paris

Anne Dalles a le plaisir de vous inviter le mercredi 11 mars 2020, à 14h, à la soutenance de sa thèse intitulée « Entre chamanisme, broderies et christianismes : (re) création d’identité chez les Nanaïs dans le bassin de l’Amour, Sibérie Extrême-Orientale », sous la direction d’Alain Rocher et la co-direction de Jean-Luc Lambert.
Maison des Sciences de l’Homme
54 boulevard Raspail, 75006 Paris, Salle 01.

Les Nanaïs sont une des populations autochtones de la région de l’Amour, que l’on retrouve de part et d’autre de la frontière avec la Chine.  En Chine, ils sont appelés Hezhe. Dès l’incursion mandchoue dans la partie la plus au Nord de cette région, suivie par les différentes tentatives de colonisation russe, les Nanaïs ont adapté leur mode de vie, leur culture et leur religion au gré des changements économiques, géopolitiques et sociaux de la région de l’Amour. De part et d’autre de la frontière, sujet politique, objet de recherche, soumise à la russification depuis la seconde moitié du XIXe siècle et à la sinisation avant cela, « l’identité » culturelle fragmentée et plurielle des Nanaïs est le reflet de ces différents enjeux. Dans cette thèse de doctorat en anthropologie, je propose d’analyser les différents modes d’expressions « d’identité » employés par les Nanaïs ou les Hezhe afin d’étudier comment sont abordées les ruptures ou les continuités apportées par l’histoire récente de la région à une culture pensée comme traditionnelle.
En Russie, jusque dans les années 1930, les Nanaïs possédaient un système religieux chamanique dans lequel les âmes des vivants et des morts étaient gérées par des chamanes et par un système de rites complexes. Depuis la fin des années 1990, suite aux années soviétiques, les chamanes ont disparu. Avec leur disparition, la russification du mode de vie et la présence de missionnaires orthodoxes et protestants, les pratiques religieuses des Nanaïs s’inscrivent aujourd’hui dans la pluralité. Celle-ci peut être perçue dans les stratégies d’adaptations rituelles mises en place pour pallier l’absence de chamane, dans la promotion d’une culture artistique pensée comme essentiellement « nanaïe » et dans les conversions aux différentes formes de christianisme. Se pose alors la question de la perception (émique ou non) de « l’identité » des Nanaïs. 

Composition du jury
Alain ROCHER (EPHE, Paris)
Jean Luc LAMBERT (EPHE, Paris)
Aurélie Névot (CNRS, Paris)
Marie Pierre BOUSQUET (Université de Montréal)
Virginie VATE (CNRS, CEFRES)
Alfonsina BELLIO (EPHE, Paris)

Vous êtes également conviés au pot de thèse qui suivra la soutenance en salle 03. Afin de l’organiser au mieux, merci de me confirmer votre présence : dallesanne@gmail.com.

En espérant vous y voir,
Bien cordialement,
Anne Dalles Maréchal

11 mars 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris

Nous sommes heureux d’accueillir le mercredi 11 mars 2020 dans notre Séminaire des études mongoles et sibériennes Valeriya Gazizova (MIASU, Université de Cambridge), de 14h à 16h, au 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, dans la salle 17 (sous-sol).

Elle nous parlera des cairns rituels dans le cadre d’une intervention intitulée Sacred Heights in the Topography of Depression: Ovaa Kurgans and Their Agency in the Kalmyk Buddhist Landscape

In contrast to other Mongolian areas, the ritual structures of stones, wood, scarves, etc. widely known across Inner Asia as ovoo (Mon. oboo; Tib. lha tho, la rtse; Kalm. ovaa) were not historically vivid on the Kalmyk steppes and are far from being ubiquitous in Kalmykia today. Since their migration to the Northern Caspian, the Kalmyks have attributed the ritual, political and functional roles of the ovoo cairns to steppe kurgans or ancient burial mounds that abound throughout the North Caucasus and Caspian Depression, the oldest dating from the early Bronze Age.
Based on periodic fieldwork from 2011 to 2018, this talk is concerned with Kalmyk terminology, certain ritual practices and discourses constructing the steppe burial mounds as reference points of reinvented sacred geographies and histories. Focusing on several examples of particular ovaa kurgans, I shall present popular narratives, archeological findings and public events in connection with the chosen sites in order to explore how these landscape entities are conceptualized as powerful agents of the Kalmyk Buddhist and ethno-cultural renewal. Whether ovaa kurgans can be situated within the category of the sacred ovoo cairns of Inner Asia or whether they present a separate type of ritual structure is another set of questions the talk raises.

En espérant vous voir nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

10 mars 2020 : Intervention de Vareriya Gazizova – Campus Condorcet

Nous sommes heureux d’accueillir Vareriya Gazizova (MIASU, Université de Cambridge) au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités pour une intervention dans le Séminaire de l’axe « Interactions et créativités religieuses : perspectives anthropologiques », le 10 mars 2020, de 14h à 17 h, sur le Campus Condorcet, salle 5.067 (5ème étage), Bâtiment de Recherche Nord,
93 322 Aubervilliers
Métro : Ligne 12, station Front Populaire

« Secret Buddhism’ of the Soviet era and its representations in Kalmyk popular hagiography and visual art »

Through the lens of oral histories and visual art, the talk explores the construction of public memories and proliferating deification of dissident Buddhist monastics who secretly conducted rituals, gave initiations into Tantric practices and healed by means of Tibetan Buddhist medicine during the Soviet period in Kalmykia. Situated to the northwest of the Caspian Sea, Kalmykia is one of the three ‘autonomous republics’ of Russia where Buddhism is historically practised by its titular population, the westernmost branch of Mongolian peoples. The Stalinist purges of the 1930s erased the Kalmyk Buddhist establishment from the public scene, and until the late 1980s, Buddhism and indigenous forms of popular worship and folk healing remained illegal in Kalmykia. Despite the state persecution, unofficial underground religious centres – if not movements – were functioning around Kalmyk returnee monastics, who had received a Buddhist education (in Russia or abroad) before the Soviet anti-religious campaigns and survived years in Gulag prison-camps. Focusing on the decades of late socialism (1960s – 1980s), commonly known in Kalmykia as the time of ‘secret Buddhism’, I discuss forms of secrecy that were at play in relation to Kalmyk underground Buddhist agents in the situation of a coexistence of politically and culturally antagonistic planes – the plane of communist and that of Buddhist.
Paradoxically or not, these ‘secret lamas’ of the Soviet era have become the focus of contemporary public worship, with new icons (Tib. thang ka) and temples (Kalm. khurul) devoted to them and stories about their magic abilities abounding. Their former places of residence have become pilgrimage sites, associated with miraculous recoveries. The Soviet era, with its political repressions and anti-Buddhist policy, appears essential in this developing hagiography. The talk addresses the incorporation of the ‘Soviet’ into Kalmyk Buddhist cosmology drawing on representations of this process foremost in visual art. Exploring the relationship between memory, history and identity formation, I shall feature contemporary Kalmyk representations of both the ‘Soviet’ and ‘Tibet’ as ‘elsewhere spaces’ which have become instrumental in constructing what is now often defined as the ‘authentic Kalmyk religion’.

Isabelle Charleux et Virginie Vaté

26 février 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris

La prochaine séance du Séminaire des études mongoles et sibériennes se tiendra le mercredi 26 février 2020 au 54, boulevard Raspail, salle 17 (sous-sol) de 14 à 16h.

Grégory Delaplace, Clément Jacquemoud, Sandrine Ruhlmann et Isabelle Charleux feront une présentation des études mongoles et sibériennes en France.

Au plaisir de vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

5 février 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la prochaine séance du Séminaire des études mongoles & sibériennes qui se tiendra le mercredi 5 février 2020 au 54 boulevard Raspail, en salle 26 (au sous-sol), de 14 à 16h. 

Nous aurons le plaisir d’écouter Robin Toublan (EPHE) qui présentera une communication intitulée « La fête évène Hebdenek (nord-est sibérien) ».

Hèbdenek, également appelé Nouvel An évène, est une fête célébrée dans la ville de Magadan (nord-est sibérien, Russie) depuis 1997. L’événement est présenté par ses organisateurs comme la renaissance d’une fête de l’époque pré-soviétique et est considéré comme une célébration traditionnelle et rituelle spécifique aux Évènes, l’une des populations autochtones locales. Pourtant, l’existence même de la fête ne fait toujours pas complètement l’unanimité parmi la population évène locale, tout comme son contenu, qui a d’ailleurs été passablement modifié au fil des ans. En outre, le contexte dans lequel la célébration prend place s’est profondément transformé puisque l’événement rassemble aujourd’hui plusieurs centaines de participants non-évènes et fait intervenir diverses institutions politiques régionales. À partir de données ethnographiques recueillies en 2015, je propose donc d’appréhender la fête contemporaine et ses évolutions en explorant ce que recouvrent les qualificatifs – traditionnelle, évène et rituelle – qui lui sont attribués.

En espérant vous retrouver nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

22 janvier 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris

La prochaine séance du Séminaire des études mongoles et sibériennes se tiendra le mercredi 22 janvier 2020 au 54, boulevard Raspail, salle 17 (sous-sol) de 14 à 16h.
Nous aurons le plaisir d’écouter la doctorante Isaline Saunier (EPHE) sur « L’identité à la mode mongole : réinvention du vêtement « traditionnel » et anthropologie du paraître en Mongolie contemporaine ».

Résumé
La Mongolie actuelle est un pays jeune, dynamique, qui s’est ouvert en 1990 après la chute des idéaux socialistes. Après sept décennies de bouleversements historiques et culturels, ce pays de trois millions et demi d’habitants enclavé entre la Russie et la Chine revendique de nouveaux marqueurs identitaires forts. Les Mongols, qui n’apparaissent qu’au XIIe siècle de notre ère, cherchent à se positionner sur la scène internationale et ancrent dans l’histoire de la Mongolie, les Hünnü (Xiongnu), premier empire des steppes, comme leurs ascendants et ancêtres grâce aux nombreuses découvertes archéologiques. Parmi les artefacts attribués aux Hünnü (Xiongnu) mis au jour, le vêtement, le deel, semble être l’un des marqueurs le plus visible et le plus constant de cette identité ancienne. Ainsi, le vêtement devient un objet-enjeu fondamental dans la fabrication d’une identité nationale mongole. Aujourd’hui le deel, comme les pratiques alimentaires, le pastoralisme nomade ou encore Chinggis Khan, va entrer dans la définition de l’identité mongole. Ainsi, comment cette dernière se fabrique-t-elle en Mongolie contemporaine au travers des manières de paraître, que ce soit la réinvention du vêtement dit « traditionnel » ou la mise en valeur de la beauté et de l’apparence ? A partir des données ethnographiques recueillies entre 2015 et 2019, je souhaite mettre en avant plusieurs aspects identitaires qu’ils soient politique, esthétique ou sociale. L’histoire du vêtement et sa définition actuelle par les institutions culturelles et scientifiques mais aussi la beauté et la mode en Mongolie seront les fils directeurs de cette présentation à travers plusieurs actualisations essentiellement féminines (pratique du maquillage, pratique de la couture, défilés de mode, photographies de mode, etc.)

En espérant vous voir nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

5-9 février 2020 : Lettres des steppes, Lavoir Moderne Parisien – Paris

Nous avons le plaisir de vous convier à une lecture de textes de l’écrivain mongol G. Mend-Ooyo Gombojav en musique
du 5 au 8 février 2020 à 21h et le 9 février 2020 à 17h
au Lavoir Moderne Parisien 
35, rue Léon – 75018 Paris 

Les Lettres des Steppes incarnent la parole engagée de l’écrivain mongol Mend-Ooyo Gombojav. Elles nous transportent au cœur du Pays du Grand Ciel Bleu où l’un des derniers peuples nomades de la planète entretient depuis toujours un lien intime et spirituel avec sa terre ancestrale. Un appel à prendre conscience de la beauté du monde, plus que jamais menacée par la cupidité des Hommes. 

Mend-Ooyo Gombojav est né dans une famille d’éleveurs nomades. Bercé durant toute son enfance par les contes et les légendes de la steppe mongole, il a été élevé dans le respect de la Mère-Terre honorée depuis toujours par ses ancêtres. Il a déjà publié une quarantaine de recueils de poésie, d’essais et de romans. À ce jour, ses écrits ont été traduits en près de quarante langues, dont le français. En tant que président de l’Académie de Culture et de Poésie de Mongolie, il est très impliqué dans la protection du patrimoine artistique et environnemental de son pays. En 2015, il s’est vu décerner l’Ordre de Chinggis Khan, la récompense culturelle suprême de Mongolie.

Un homme et deux femmes ouvrent tour à tour huit lettres en provenance des lointaines steppes de Mongolie. Rythmes et mélodies instrumentales se mêlent aux sonorités électroniques pour accompagner ce trio complice qui nous plonge dans un espace-temps surprenant où plane l’esprit d’une terre peuplée d’entités issues du fond des âges. Plus que jamais d’actualité, résolument contemporaines et dotées d’une dimension universelle, ces lettres rédigées en l’honneur de notre Mère-Terre ne peuvent que résonner au plus profond de chacun d’entre nous. Elles nous invitent à retrouver une relation harmonieuse avec le monde qui nous entoure et dont notre propre survie dépend.
« Répétons encore et encore cette incantation magique : Je t ’aime Mère-Terre ! »

Texte de G. Mend-Ooyo Gombojav 
Avec Fanny Bastien, Anne-Sylvie Meyza et Rodrigo Ramis 
Musique Benjamin Lauber
Traduction Raphaël Blanchier 

Un spectacle imaginé par FocusTrap en collaboration avec Théâtre d’Ailes Ardentes

https://lavoirmoderneparisien.com/

01 46 06 08 05
Métro : Ligne 2 (Barbès – Rochechouart) ou ligne 4 (Château Rouge)

20 janvier 2020 : parution d’un hors série Mongolie dans la revue Jentayu

Nous vous annonçons la parution du hors-série n°4 consacré à la Mongolie dans la revue Jentayu, Nouvelles littératures d’Asie.

Jentayu, revue littéraire indépendante consacrée aux nouvelles littératures d’Asie entame la nouvelle année par la parution d’un hors-série entièrement dédié à la littérature contemporaine de Mongolie !

Après avoir visité Taïwan, la Thaïlande et l’Indonésie, ce quatrième hors-série de notre collection nous emmènera au pays des steppes, vers le “cœur du continent” comme l’appelle notre préfacier et ami Marc Alaux. En tout, ce sont vingt auteurs contemporains, pour la plupart traduits pour la toute première fois en français, qui nous donneront à lire, à voir et à comprendre la Mongolie d’hier et d’aujourd’hui, en vers ou en prose. Ce sont aussi six artistes mongols qui ont apporté, par leur imagination et leurs coups de crayon, leur vision à chacun de ces textes. Et ce sont quatorze traducteurs qui se sont faits passeurs et sans qui ce recueil n’aurait pu voir le jour.

Publié en partenariat avec l’Académie de la culture et de la poésie de Mongolie et avec le soutien du Centre national du livre – rencontres, lectures, actualités et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, voici donc un panorama unique et rare de la littérature mongole d’aujourd’hui, une anthologie qui « n’est qu’une lucarne, mais qui ouvre sur une plaine lumineuse et belle », comme l’écrit encore Marc Alaux. Ouvrez-la donc, cette lucarne, et laissez-vous emporter par ce qu’elle offre au regard.

La date de parution prévue est fixée au lundi 20 janvier 2020. Vous pouvez d’ores et déjà visualiser le sommaire complet du recueil et pré-commander votre exemplaire sur notre site : http://editions-jentayu.fr/nos-publications/. Les premiers envois seront faits dans le courant de la semaine du 20 janvier.

Sommaire

8 janvier 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la prochaine séance de notre Séminaire des études mongoles & sibériennes qui se tiendra le mercredi 8 janvier 2020 au 54 boulevard Raspail, salle 17 (sous-sol), de 14h à 16h.

Nous aurons le plaisir d’écouter la doctorante Camille Prouharam (EPHE) sur l’« Analyse du réseau cinématographique des auteurs mongols en Chine : quelques exemples ethnographiques ».

Une des particularités du cinéma sur les Mongols de Chine par les Mongols de Chine, réside dans le développement de son réseau cinématographique. De par leur nombre et leur histoire, ces derniers, contrairement aux autres minorités chinoises, ont réussi à mettre en place des stratégies pour prendre une part active dans la représentation de leurs identités. À travers l’analyse de la composition de ce réseau, et de terrains ethnographiques, ce séminaire présentera des exemples concrets de son utilité et des enjeux propres à ce cinéma. Ainsi, nous tenterons de comprendre si ce réseau permet une représentation filmique variée des Mongols et différente de celle encouragée par l’État.

En vous souhaitant à tous une belle année 2020,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

10 janvier 2020 : Soutenance de thèse de Léa Macadré – Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la soutenance de thèse de doctorat en Architecture, urbanisme, paysage et patrimoine de Léa MacadréLes collections patrimoniales de Mongolie à l’épreuve de l’Histoire (Musée National de Mongolie, Musée-Palais du Bogd Haan, Musée des Beaux-Arts Zanabazar), sous la direction de A. Caiozzo et I. Charleux, le vendredi 10 janvier 2020 à 14h, à l’Université Paris 7–Diderot.
Bâtiment Olympe de Gouges
Salle M019 (au rez-de-chaussée, côté petit jardin)
8 place Paul Ricœur
75013 Paris 

Résumé
Les musées nationaux en Mongolie et le patrimoine matériel qu’ils abritent ont un rôle fondamental, celui de montrer aux visiteurs mongols ou étrangers la culture et l’histoire mongoles. Les quarante-cinq musées nationaux exposent ainsi plus de deux cent soixante-dix mille objets archéologiques, historiques, ethnographiques, religieux ou artistiques. L’objectif de cette thèse est d’éclairer les liens ou les failles entre les collections des musées de Mongolie, principalement celles du Musée National, et l’imaginaire collectif vécu par les Mongols. À travers ce cas, la nature des futurs musées peut être envisagée, entre lieux des identités patrimonialisées et reflets des sociétés mouvantes.
Le Musée National de Mongolie est l’objet principal de cette étude, illustrant par son statut et par son histoire depuis 1924 une organisation et une période historiques de fondation institutionnelle du domaine muséal. Les objets constituent un filtre de lecture de l’identité mongole telle qu’elle est présentée dans le principal musée. Grâce aux outils muséographiques et ethnographiques, les parties de parcours mises en valeur et les objets-phares qui font occurrence ont été identifiés et les facteurs permanents d’identification apparaissent, tout comme les décalages de narration. 
Cette thèse montre par ailleurs que le caractère « vivant » du patrimoine est essentiel en Mongolie. Il est un fait que les Mongols expriment un vrai sentiment d’appartenance identitaire qu’ils manifestent collectivement lors des nombreuses célébrations et fêtes nationales. Avec le tournant de la Révolution démocratique de 1990, La Mongolie a pu intégrer les travaux internationaux autour des questions du patrimoine national. Depuis les années 2010, les équipes des musées ont été très actives par le biais des sites internet et des réseaux sociaux. La communication publique comme les débats internes des professionnels de musées mongols se sont développés, amenant de nouvelles perspectives et interrogations pour les mois et années à venir, notamment par des projets de constructions importants, attendus depuis un peu moins d’une dizaine d’années.

Mots clés
Mongolie, patrimoine matériel, musée, muséologie, muséographie, identité nationale, culture matérielle

Du 9 au 20 décembre 2019 : Exposition photographique : Nénètses, Khanty et Mansi de la Sibérie (sub)arctique – Paris, INALCO

Dominique Samson (INALCO) a le plaisir de vous convier à l’exposition photographique Nénètses, Khanty et Mansi de la Sibérie (sub)arctique, qui a lieu 
du 09 au 20 décembre 2019 de 10h à 17h
à l’INALCO
65 rue des Grands Moulins
75013 Paris
Hall 2

Dans le cadre de « 2019, année internationale des langues autochtones », décrétée par l’ONU, cette exposition est consacrée aux trois premiers peuples autochtones outre-Oural, dont les cultures sont étudiées à l’INALCO.

Les Nénètses (44 640 lors du dernier recensement de 2010) sont des éleveurs de rennes qui nomadisent avec leurs troupeaux dans les toundras arctiques. Au fil des saisons, ils suivent simplement la nedarma, cette route invisible qui unit les générations passées, présentes, futures, à la toundra et au renne : les Nénètses y naissent, grandissent, vivent, s’aiment, travaillent et meurent, veillés depuis les sept strates célestes superposées par les dieux qui s’affairent au bon ordonnancement du “Monde d’en Haut” et du “Monde du Milieu”, et depuis la septième couche de pergélisol du “Monde d’en Bas” par Nga, le dieu de la mort, dont le tchoum se dresse au bord de la rivière souterraine Nioul-Iam. Et de leurs forces égales dépend l’équilibre de l’univers, bouleversé par les interactions avec le monde russe et les enjeux de l’Arctique.

Les Khanty (30 943) peuplent traditionnellement les forêts de la rive orientale de l’Ob, leur fleuve sacré, et de ses affluents. Chasseurs-pêcheurs semi-nomades, mais également éleveurs de rennes au Nord et à l’Est, ils se déplacent d’un village saisonnier à un autre. Leur mode de vie traditionnel dans un paysage sensible où tout est vivant et sacré, parce que chaque terre n’est autre qu’une incarnation vivante de telle déesse ou de tel dieu, est menacé par l’exploitation industrielle, notamment du pétrole, du gaz et bois. L’Ours, au fil de la christianisation, est devenu une figure christique

Les Mansi (12 269) qui vivent sur la rive occidentale de l’Ob sont de proches parents des Khanty du point de vue du mode de vie et de la langue, mais l’afflux de colons depuis le xviie siècle ainsi que l’extractivisme depuis les années 1950-1960 ont limité la culture vivante à quelques simples îlots ; selon les chiffres officiels, les locuteurs de mansi seraient 938, soit 7,6% de la communauté.

Pour l’essentiel, ces photos ont été prises lors de travaux de terrain entre 1996 et 2018. L’auteur remercie les Nénètses, les Khanty et les Mansi ainsi que l’Inalco du soutien qu’ils n’ont cessé d’accorder à tous les projets qu’il a pu entreprendre.

9-13 décembre 2019 : Arctic Week – Paris

Alexandra Lavrillier, Enseignante-chercheur à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, rattachée au Centre Cultures, Environnements, Arctic, Représentations, Climat (CEARC), est heureuse de vous convier à l’Arctic Week, une conférence internationale qui propose des approches transdisciplinaires des changements climatiques et environnementaux en Arctique
du 9 au 13 décembre 2019
au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris.

Il s’agit de donner une vue d’ensemble des différents défis des régions arctiques, tels qu’ils sont compris par les peuples et les chercheurs de l’Arctique. Les participants poursuivront l’approche interdisciplinaire des changements environnementaux et climatiques initiée lors de la première édition, associant sciences humaines et sociales, sciences de l’environnement, peuples autochtones et étudiants internationaux. Elle réunira pour sa 2e édition des experts scientifiques académiques et experts autochtones.
L’idée de l’Arctic Week est de créer des synergies entre les spécialistes des sciences sociales et environnementales et entre les scientifiques et les peuples autochtones de l’Arctique tout en faisant participer les étudiants et les jeunes à ces projets. Il est également très important d’organiser des manifestations culturelles afin de sensibiliser le public français au changement climatique arctique et aux questions de biodiversité.

La participation des peuples autochtones de l’Arctique (Sibérie, Europe du Nord, Groenland, Alaska et Canada) est cruciale, car ils sont les premiers témoins des effets profonds des changements climatiques et veulent faire entendre leurs connaissances et leurs observations. Plusieurs projets scientifiques dans l’Arctique ont prouvé la précieuse contribution des systèmes de savoirs autochtones ; ces derniers devraient être pleinement impliqués et reconnus par la communauté scientifique.
La participation des étudiantes et étudiants du Master 2 Arctic Studies – en tant que futurs acteurs directs ou indirects de l’Arctique (jeunes scientifiques, agents économiques ou décideurs – est essentielle à la préparation et à l’organisation de l’Arctic Week. Il est crucial de les convaincre de l’importance de l’Arctique sur les plans environnemental, économique, social et culturel, et de les initier activement à la transdisciplinarité et aux savoirs autochtones comme moyens d’améliorer la durabilité et de mettre en oeuvre les pratiques d’adaptation aux changements climatiques et de préservation de la biodiversité.

Programme & inscription obligatoire en ligne

Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères
27 rue de la Convention, 75015 Paris
(RER C – Javel | Line 10 – Javel-Citroën)

Inscription et document d’identité obligatoires lors de votre venue !

1er décembre 2019 : Projection du film Esprits des trois sommets de Ksenia Pimenova – Paris, Musée de l’Homme

Nous sommes heureux de vous convier à la projection du film Esprits des trois sommets (France, 2016, 55′, vostfr) de Ksenia Pimenova le 1er décembre 2019 à 16h15 au Musée de l’Homme à Paris, dans le cadre du 38è festival international Jean Rouch.

Dans un village de la République de Touva (Russie), une chamane russe perpétue les traditions religieuses locales au sein des Trois Sommets, une association qu’elle mène avec Anya et Baazan, veuve du grand chamane Kyrgys Huurak dont elle fut disciple. Outre les grands rituels, Véra donne des consultations privées. Elle pratique divinations, purifications et divers rituels de cure, écoute et conseille ses patients. Dans un contexte en pleine mutation, entre conflits de pouvoir et compétition avec d’autres courants religieux tel que le bouddhisme, les trois femmes tentent de maintenir à flot leur association.

Née à Moscou en 1977, Ksenia Pimenova obtient, en 2012, un doctorat en sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales, avec une thèse sur le renouveau du bouddhisme et du chamanisme chez les Touvas de Sibérie du Sud. Elle est actuellement postdoctorante au Musée du quai Branly et membre associée au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (Ecole pratique des hautes études). Esprits des Trois Sommets est son premier documentaire.

Musée de l’Homme
17 place du Trocadéro
75016 Paris
Auditorium Jean Rouch

Parution du livre “Urban Hunters: Dealing and Dreaming in Times of Transition” de Lars Højer et Morten Axel Pedersen

Nous sommes heureux de vous annoncer la parution du livre Urban Hunters. Dealing and Dreaming in Times of Transition de Lars Højer et Morten Axel Pedersen aux Yale University Press, en novembre 2019.

Urban Hunter  is an ethnography of the Mongolian capital city, Ulaanbaatar, during the nation’s transition from socialism to a market-based economic system. Following the Soviet Union’s collapse in 1991, Mongolia entered a period of economic chaos characterized by wild inflation, disappearing banks, and closing farms, factories, and schools. During this time of widespread poverty, a generation of young adults came of age. In exploring the social, cultural, and existential ramifications of a transition that has become permanent and acquired a logic of its own, Lars Højer and Morten Axel Pedersen present a new theorization of social agency in postsocialist as well as postcolonial contexts.

Lars Højer is associate professor and deputy head at the Department for Cross-Cultural and Regional Studies, University of Copenhagen, and the director of the Centre for Comparative Culture Studies.
Morten Axel Pedersen is professor of social anthropology at the University of Copenhagen and a vice-director of the Copenhagen Centre for Social Data Science.

November 26, 2019
288 pages, 6 1/8 x 9 1/4
28 b/w illus.
ISBN: 9780300196115
HC – Paper over Board

22 octobre 2019 : projection du film Eastern memories: from Japan to Mongolia de Niklas kullström et Martti Kaartinen

L’INALCO fait son cinéma et Charlotte Marchina nous invite à la projection du film Eastern Memories: from Japan to Mongolia de Niklas kullström et Martti Kaartinen (2018, version anglaise sous titrée en français)

le mardi 22 octobre 2019
de 18h à 21h30
à l’INALCO, 65 rue des Grands Moulins
dans l’Auditorium.

Eastern Memories is an unexpected road movie into the Far East of Mongolia and Japan. Seamlessly intertwining the past and present into a visually stunning journey of adventure and exploration, love and death, conspiracies and the fall of nations – all told by a dead Finn from the distant north.

The film brings together parallel realities of a bygone world and the transitory present, old beliefs and traditions clashing with a world of visionless capitalism. It shows the great divide between nature and cities, resources and consumption.

Finnish linguist and diplomat G. J. Ramstedt takes us into the past world of spirits and deities. A world that came to a dramatic end in the early 20th century, due to communist ideology and market economy. Ramstedt is our witness of the past and our mirror to the present. We travel with him on unexpected roads together with Mongolian gangsta rappers, Chinese hipsters, Japanese lovers, buddhist monks, nomads from the vast steppe and the ubiquitous Salarymen populating every corner of Tokyo.

L’entrée est libre!
Venez nombreux!

11 octobre 2019 : Table ronde “Marco Polo et la fabrique italienne du savoir géographique” à Blois

Nous vous convions à la table ronde “Marco Polo et la fabrique italienne du savoir géographique” des Rendez-vous de l’histoire, à laquelle participe Marie Favereau, historienne médiéviste spécialiste de l’histoire de l’empire mongol, le vendredi 11 octobre 2019 de 14h15 à 15h45, à Blois.

Relire le Devisement du monde de Marco Polo, autrement dit sa « description du monde », de Jérusalem à la Chine des Mongols, permet de saisir sur le vif la naissance au creuset italien d’un nouveau savoir géographique global, auquel nous devons tant.

Parution du livre “Le droit mongol dans l’État sino-mandchou (1644-1911). Entre autonomie et assimilation” de Frédéric Constant

Nous sommes heureux de vous annoncer la parution du livre Le droit mongol dans l’État sino-mandchou (1644-1911). Entre autonomie et assimilation (Paris, Collège de France, Institut des Hautes Études Chinoises, Vol. XLI, Éditions de Boccard, 2018. 525 pp., 3 cartes) de Frédéric CONSTANT, Maître de conférences en droit. 

Partant d’une description complète de la législation impériale promulguée par le gouvernement des Qing pour la Mongolie, l’auteur examine dans ce livre les problèmes nés de l’introduction de cette législation aux Mongols et de l’application de celle-ci. L’étude d’un large éventail de documents juridiques — incluant les codes mongols antérieurs aux Qing, la législation impériale, les règlements administratifs et les jugements rendus à la fois aux niveaux local et central — lui permet d’analyser les interactions entre le droit et diverses questions relatives à l’autonomie locale, au pluralisme juridique, à l’assimilation politique et aux relations entre le centre et la périphérie.
L’auteur défend l’idée que les Qing tendirent à mettre en valeur l’approche et les principes du droit chinois lors de l’élaboration de la législation propre aux Mongols. Ils transférèrent progressivement une grande partie de concepts étrangers à la tradition juridique mongole, sinon leur totalité. Malgré les efforts importants mis en œuvre pour contrôler et normaliser l’administration des régions périphériques jusqu’à en faire une extension de la Chine intérieure plutôt qu’un protectorat gouverné par l’aristocratie locale, et malgré les effets de l’immigration Han en Mongolie, les principes du droit mongol ne disparurent cependant pas complètement, ainsi qu’en témoignent les jugements rendus par les juges des niveaux inférieurs de l’administration Qing en Mongolie. 

This book provides a comprehensive description of legislation enacted by the Qing government for the Mongols and subsequent problems of enforcement. Relying on a wealth of legal sources —including pre-conquest Mongol codes, Qing legislation, and administrative regulations and judgments rendered both at the central and local administration levels —, Le droit mongol examines the interplay between the legal realm and crucial questions such as local autonomy, legal pluralism, political assimilation and center-periphery relation.
The author argues that in crafting and enforcing legislation that was specific to the Mongols, the Qing emphasized the traditional legal approaches inherited from the Ming and earlier dynasties, leading to the gradual displacement of much of the indigenous Mongol legal concepts and procedures. Despite forceful efforts by the Manchu state to control and normalize the administration of the Mongol region, such that it became an extension of China proper rather than a protectorate entrusted to the local Mongol aristocracy, and despite the impact of Han Chinese immigration; nonetheless, Mongolian laws, principles, and judicial practices did not disappear altogether. The result was a multi-layered and hybrid legal system that integrated indigenous Mongol, traditional Chinese, and Qing dynastic legal traditions and practices. 

En vente chez : 
DE BOCCARD, Édition-Diffusion 4, rue de Lanneau
75005 PARIS – France 
Tel.: 33 1 43 26 00 37 Email: info@deboccard.com
www.deboccard.com

19 & 20 septembre 2019 : Le cinéma d’expédition, journée d’étude – Paris

Vous êtes conviés à la journée d’étude Le cinéma d’expédition qui se déroulera en deux volets :

Le cinéma d’expédition : un genre cinématographique?
le jeudi 19 septembre 2019, à partir de 9h30
   au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac 
   218 rue de l’Université
   37 quai Branly
   75007 Paris
   Salle de cinéma

Autour de la croisière noire et de la croisière jaune
le vendredi 20 septembre 2019, à partir de 10h
   à la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé
   73 avenue des Gobelins
   75013 Paris

Comité d’organisation : Caroline Damiens

Ces journées sont associées à la programmation Ciné-expéditions (jusqu’au 24 septembre) et à l’exposition Cinéma d’expédition: des débuts à l’aventure de la Croisière jaune (jusqu’au 30 novembre) actuellement en cours à la fondation Pathé.

Entrée libre dans la limite des places disponibles 
Réservation : accueil@ fondationpathe.com

À l’intersection de la culture visuelle, de l’anthropologie et du voyage, le cinéma d’expédition connaît une période florissante dans l’entre-deux guerres. Cette production s’adosse à la pratique alors en vogue des expéditions, qui constituent à la fois des modes de voyage, de production de savoir et, via leurs « produits dérivés » (films, livres, conférences, etc.), de divertissement populaire. Produit de professionnels comme d’amateurs, de voyageurs ou d’anthropologues, le cinéma d’expédition est caractérisé par une forte hybridité générique, entre documentaire et fiction, entertainment et film éducatif. Point de jonction entre la recherche scientifique et le divertissement populaire dans le contexte particulier des empires coloniaux, cette production a contribué à façonner à la fois la discipline anthropologique et l’imaginaire géo-anthropologique du grand public. 
Associées à une programmation de films muets sur les débuts du cinéma d’expédition ainsi qu’à une exposition à la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé, ces journées d’étude entendent redonner une place à ce corpus hybride de l’histoire du cinéma, du divertissement populaire et du film ethnographique, sans oblitérer sa dimension coloniale. Organisées en deux temps, elles se donnent pour objectif de dessiner une cartographie et une définition du genre, en interrogeant ses origines et ses modes de fonctionnement, mais aussi en se concentrant sur son « âge d’or », notamment à travers deux exemples : ceux de la « croisière noire » et de la « croisière jaune » de Citroën.

3 & 13 septembre 2019 : Projection du film “Travelling in the Arctic” de Sakari Pälsi (1917) – Paris

Vous êtes conviés à la projection du film Travelling in the Arctic (Sakari Palsi, 1917) dans le cadre de la programmation « Ciné-expéditions » (projections en ciné-concert)
le mardi 3 septembre à 17 h et le vendredi 13 septembre à 16 h 30
à la fondation Pathé
73 avenue des Gobelins 75013 Paris

Archéologue, explorateur, ethnographe et écrivain finnois, Sakari Pälsi a exploré le pôle Nord, du Canada à la Sibérie. Entre 1917 et 1919, Sakari Pälsi effectua une expédition qui l’emmena en Sibérie et au Japon. A l’été 1917, il tourne en Tchoukotka, région située à la pointe Nord-Est de la Russie, au niveau du détroit de Béring. Il filme la vie quotidienne des Tchouktches.

Réalisation : Sakari Pälsi
Restauration : Jukha Mannerkorpi, Lauri Tykkyläinen (Finnish Film Archives)

Le film sera projeté en copie numérique, en provenance du National Audiovisual Institute Finland.

La séance du mardi 3 septembre 2019 à 17h sera présentée par Caroline Damiens (programmatrice du cycle, MCF en études cinématographiques à l’université Paris Nanterre).

3 & 11 septembre 2019 : Projection du film “Les Hommes de la forêt” (Alexandre Litvinov, 1928) – Paris

Dans le cadre de la programmation « Ciné-expéditions » (projections en ciné-concert, vous êtes conviés à la projection du  film  Les Hommes de la forêt d’Alexandre Litivnov
le mardi 3 septembre à  19h et le mercredi 11 septembre à  17h
à  la fondation Pathé
73 avenue des Gobelins
75013 Paris

Tourné en quelques jours à l’été 1928 (Sibérie Orientale, région de Vladivostok),  est le produit d’une longue expédition en Extrême-Orient russe. Parmi les premières tentatives de film ethnographique, il décrit le mode de vie des Oudégués, peuple autochtone de la région de l’Oussouri. Considéré à l’époque comme le « Nanouk soviétique », le film est réalisé par Alexandre Litvinov en étroite collaboration avec l’écrivain-voyageur Vladimir Arseniev, auteur du célèbre récit Dersou Ouzala. Typique des films d’expédition soviétiques, il entend montrer la vie des « gens de la forêt » avant et après les changements apportés par la révolution d’Octobre.

Réalisation : Alexandre Litvinov
Opérateur : Pavel Merchine
Conseiller : Vladimir Arseniev

Le film est projeté en 35mm, en provenance du catalogue Arkéion de Gaumont-Pathé Archives.

La séance du mardi 3 septembre à 19h sera présentée par Caroline Damiens, programmatrice du cycle, MCF en études cinématographiques à l’université Paris Nanterre.

Parution du livre “Inviting Happiness” de Sandrine Ruhlmann

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du livre  Inviting Happiness. Food Sharing in Post-communist Mongolia de Sandrine Ruhlmann (CNRS), le 26 septembre chez Brill, dans la collection Inner Asia Book Series, dirigée par D. Sneath, C. Humphrey et Uradyn E. Bulag. Il a été traduit de son livre L’appel du bonheur. Le partage alimentaire mongol, paru en 2015 dans la collection Nord-Asie (CEMS-EPHE), par Nora Scott .

For Mongols, sharing food is more than just eating meals. Through a process of “opening” and “closing”, on a daily basis or at events, in the family circle or with visitors, sharing food guarantees the proper order of social relations. It also ensures the course of the seasons and the cycle of human life. Through food sharing, humans thus invite happiness to their families and herds. Sandrine Ruhlmann has lived long months, since 2000, in the Mongolian steppe and in the city. She describes and analyzes in detail the contemporary food system and recognizes intertwined ideas and values inherited from shamanism, Buddhism and communist ideology. Through meat-on-the-bone, creamy milk skin, dumplings or sole-shaped cakes, she highlights a whole way of thinking and living.

La traduction du manuscrit français en anglais a bénéficié du soutien financier du Laboratoire d’excellence TEPSIS, du Centre Chine, Corée, Japon (CNRS UMR8173) et de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA).

14 août 2019 : Atelier de chant diphonique – Musée des Merveilles (Tende)

Le Musée des Merveilles vous propose, en complément des expositions en cours “Gravures nomades – L’art rupestre dans la steppe Mongole et Sibérienne” et “Horizons Mongols”, une journée “Musique de Mongolie”, le mercredi 14 août 2019.

 

Au programme :

  • un Atelier de chant diphonique, par Johanni Curtet,
    de 10 heures à 12 heures 30 et de 14 heures 30 à 17 heures.
    Découvrez cette surprenante technique vocale permettant d’obtenir plusieurs notes simultanées avec un seul organe vocal.
  • un Concert « IRAN, MONGOLIE, EUROPE », par l’Ensemble MEÏKHÂNEH,
    à 21 heures, entrée libre, selon les places disponibles.

12 juin 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris, CEMS

La prochaine séance de notre séminaire aura lieu le mercredi 12 juin
de 14h à 16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

La séance sera consacrée à deux projets de recherche portant sur l’orthodoxie.
Tout d’abord, Virginie Vaté (CNRS, CEFRES / GSRL, co-organisatrice du séminaire) présentera le programme « Orthodox Christianity and Indigenous Peoples of Alaska and Chukotka » (OCIP) et certains de ses résultats (projet réalisé conjointement avec M.-A. Salabelle, soutenu par l’Institut Polaire Français Paul-Emile Victor de 2015 à 2018).
Ensuite, Detelina Tocheva (CNRS, GSRL) donnera un aperçu du projet collectif franco-russe « Marquer l’espace par le religieux : une étude comparée de la présence de l’Eglise orthodoxe russe en Russie et en France », qu’elle co-dirige avec J. Kormina (avec le soutien de la FMSH et de la RFBR, 2019-2021).
Nous clôturerons le séminaire avec le traditionnel pot de fin d’année « potluck ».

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

29 mai 2019 : Conférence de Christopher Atwood – Paris, CEMS

Nous accueillerons Christopher Atwood le mercredi 29 mai
de 14-16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Professeur à l’Université de Pennsylvanie, spécialiste de l’histoire et de l’anthropologie de la Mongolie, il donnera une conférence intitulée : “Partners in Profit: Empires, Merchants, and Local Governments in the Mongol Empire and Qing Mongolia”  

Orto’ud, or business partners, were an essential part of the Mongol conquests and rule. But the word has disappeared in Mongolian today, replaced by a Chinese loan word tünš. Even when the word orto’ud “partners” appears in classical Mongolian sources, editors have not recognized it. What happened to this key word in the history of Mongolian “war capitalism”? And when and where did its Chinese replacement, tünš –which originally meant “interpreter”– come to mean “business partner”? Professor Atwood will use little known Uyghur-Mongolian texts and documents to shed light on the orto’ud “partners” from the heyday of the Mongol empire in the thirteenth and fourteenth century, to their decline, and to the strange rebirth of the institution –if not the name– during the eighteenth and nineteenth centuries rule of China’s Manchu Qing rulers over Mongolia.

Christopher Atwood sera invité de l’EHESS (54 Bd Raspail, Paris, salle AS1-08, sous-sol) et interviendra dans le séminaire d’Etienne de la Vaissière :
– vendredi 17 mai, 13h-15h: “Population Mobilization in Early Mongol Conquests”  
– vendredi 7 juin,  13h-15h: “The Environmental Geography of Mongol China” 
– vendredi 14 juin,  13h-15h: “Empire of Cotton, Empire of the Mongols” 

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté


28 mai 2019 : Rencontres du CEMS, L. Nikolov & B. Meiresonne, sur le cinéma mongol – Paris, CEMS

Dans le cadre des Rencontres du CEMS, nous accueillerons Laura Nikolov & Bastian Meiresonne le mardi 28 mai 2019
de 17-19h
au Centre d’Études mongoles & sibériennes
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Bastian Meiresonne, directeur artistique du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul (FICA), retracera en image une histoire du cinéma mongol depuis ses débuts, en s’appuyant sur les recherches menées en 2018, afin d’organiser une rétrospective sur le cinéma mongol, comprenant 16 films inédits en France en VOstFr. La discussion qui suivra cette présentation sera l’occasion de revenir sur les modalités de l’organisation de cette rétrospective et ses perspectives en France, en présence de Laura Nikolov, alors directrice de l’Alliance française de Mongolie et présidente d’Otasie, partenaires du projet.

Laura Nikolov et Bastian Meiresonne parleront notamment du film Trace d’une existence, du réalisateur mongol Jigjidsuren Gombojav, qui sera  projeté le lundi 27 mai 2019 dans le cadre du programme “l’INALCO fait son cinéma”, à l’auditorium de l’INALCO, à 18h.

Traces d’une existence (1991)
Dans un coin reculé de Mongolie vit Ankhaa, jeune garçon « bâtard »», né du viol de sa mère envoyée à la campagne, par un cadre de la ville. Il a des problèmes d’élocution et vit replié sur lui-même, en évitant son beau-père violent. L’homme ne tolère guère la présence du garçon et va lui mener la vie dure au milieu d’une nature à la beauté sauvage. 
Jigjidsuren se fait le témoin d’un épisode de l’histoire de la Mongolie communiste. Le mouvement « Ilgeeltiin ezen » est créé à la fin des années 1970 par Tsedenbal Yumjaa, le dirigeant de la République Populaire de Mongolie. Dans le cadre de la politique d’intégration socialiste visant à effacer les différences entre le monde rural et la vie citadine, on déplace des milliers de jeunes citadins vers les campagnes. “Traces d’une existence” dénonce les conséquences parfois désastreuses de cette politique.

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

27 mai 2019 : projection du film “Traces d’une existence”, du réalisateur mongol G. Jigjidsuren – Paris, INALCO

Dans le cadre du programme « l’INALCO fait son cinéma : voyage en Mongolie », Charlotte Marchina (MCF, INALCO) nous convie lundi 27 mai à 18h à la projection du film « Traces d’une existence » (1991, 71mn, VOSTFR) du réalisateur mongol Jigjidsuren Gombojav, en présence de Bastian Meiresonne (directeur artistique de Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul).

Dans un coin reculé de Mongolie vit Ankhaa, jeune garçon « bâtard », né du viol de sa mère envoyée à la campagne, par un cadre de la ville. Il a des problèmes d’élocution et vit replié sur lui-même, en évitant son beau-père violent. L’homme ne tolère guère la présence du garçon et va lui mener la vie dure au milieu d’une nature à la beauté sauvage. Jigjidsuren se fait le témoin d’un épisode de l’histoire de la Mongolie communiste. Le mouvement « Ilgeeltiin ezen » est créé à la fin des années 1970 par Tsedenbal Yumjaa, le dirigeant de la République Populaire de Mongolie. Dans le cadre de la politique d’intégration socialiste visant à effacer les différences entre le monde rural et la vie citadine, on déplace des milliers de jeunes citadins vers les campagnes. Le film Traces d’une existence dénonce les conséquences parfois désastreuses de cette politique.

18h-21h
INALCO
65 rue des Grands Moulins
75013 Paris

20 mai 2019 : projection du film “Trip to return field survey photographs to reindeer nomads”d’Hiroki Takakura – Paris, LAS

Charles Stépanoff (EPHE) vous convie à une rencontre avec l’anthropologue Hiroki Takakura, directeur du Center for Northeast Asian Studies (université de Tohoku, Sendai, Japon), spécialiste de l’écologie des peuples d’Asie du nord et de l’anthropologie des cataclysmes, le lundi 20 mai à 14h
au Laboratoire d’anthropologie sociale
3, rue d’Ulm – 75005 Paris
Salle 311, 3 étage

Vous assisterez à la projection de son film “Trip to return field survey photographs to reindeer nomads” (15mins), qui sera suivie d’une discussion :
Anthropologist Dr Hiroki Takakura organized in 2012 the exhibition of ethnographical photographs taken while conducting anthropological fieldwork at the Verkhoyansky region in Siberia during 1994-1997. This trip was to try and return the results of his research to the local indigenous community of the Eveny people. This film includes the preparation, the exhibition and the excursion to the reindeer camp.

Allez-y nombreux!

15 mai 2019 : le séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris, CEMS

La prochaine séance de notre séminaire aura lieu le mercredi 15 mai
de 14h à 16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes 
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous accueillerons Clément Jacquemoud, post-doctorant (LabEx HASTEC / CéSor UMR EHESS-CNRS 8216) qui fera une présentation intitulée :
De la chamanesse à la messagère bourkhaniste. Les pratiques religieuses des femmes altaïennes entre le XIXe et le XXIe siècle

(Elo, République de l’Altaï, 05-2014 © C. Jacquemoud)

En République de l’Altaï (Sibérie méridionale, Fédération de Russie),le renouveau religieux postsoviétique est caractérisé par le retour du
bourkhanisme, un millénarisme messianique autochtone du début du XXe siècle. Les femmes y sont écartées de toute responsabilité rituelle,
mais se voient créditées de fonctions religieuses inédites : elles affirment recevoir des messages d’entités spirituelles, qu’elles
notent puis diffusent au sein du mouvement. Cette communication vise à replacer le rôle de ces femmes dans son contexte d’un point de vue
holiste, en interrogeant, d’une part, les évolutions de la place des femmes dans le religieux altaïen, d’autre part en mettant en
perspective la technique de l’écriture, reflet d’interactions hétérogènes entre autochtones et Russes dans la région depuis le XIXe
siècle.

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté


17 avril 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 17 avril 2019
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
de 14 à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Grégory Delaplace (maître de conférences à l’Université Paris Nanterre, et co-organisateur du séminaire), qui nous présentera une conférence intitulée « L’inquiétude d’être nomade » :

À partir d’une recontextualisation historique des débats qui entourent à l’heure actuelle les cimetières et la place des morts à Ulaanbaatar, il s’agira dans cette communication d’illustrer l’étonnante plasticité des rituels funéraires mongols. Enterrer, déposer à même le sol (avec un traitement secondaire des ossements ou non), incinérer… aucun mode de traitement du cadavre ne semble a priori exclu du répertoire mongol. Je tenterai pourtant de montrer deux choses : d’une part qu’il semble exister un certain air de famille entre les différentes manières de placer un mort en Mongolie et d’autre part que cette variabilité des déclinaisons possibles du funéraire en Mongolie est l’indice d’un certain rapport aux lieux, empreint d’une certaine inquiétude. Il s’agira ainsi de se demander dans quelle mesure, et à quelles conditions, cette préoccupation pour l’habitation des lieux pourrait permettre de proposer une définition du nomadisme qui ne fasse pas du pastoralisme mobile sa caractéristique exclusive.

Nous espérons vous retrouver nombreux !
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté


Vidéo du colloque “Points of transition: Ovoo and the ritual remaking of religious, ecological, and historical politics in Inner Asia” (UC Berkeley, California, 22 février 2019)

Panel 1: OVOO DIVERSITY

Introduction

Aurore DUMONT (Academia Sinica) « Community, Faith, and Politics: The Ovoo Cairns and Rituals of the Shinehen Buryats Throughout the 20th Century »

Kip Grosvenor Hutchins (University of Wisconsin-Madison) « With Each Pass, Another Stone: Ovoo at the Heart of Heritage, Environment, and Conflict »

Bernard CHARLIER (Université Catholique de Louvain)

« From Attachment to Detachment: Praying at the Ovoo and Finding One’s Place Far from the Homeland »

Bolor Crystal LKHAAJAV (University of San Francisco)

« Dilemma of the Sacred Lands: The Ovoo and Its Environment »

Sam BASS (Indiana University) « “They call out to their dead devils!” The Erküd and the Rejection of Communal Rituals in a Mongolian Banner »

Panel 2: OVOO HISTORIES

Introduction

 Isabelle CHARLEUX (National Centre for Scientific Research) « Ovoos on Qing Dynasty Mongol Banner Maps (Late 19th‐Early 20th century)

Anne-Sophie PRATTE (Harvard University) « Mapping Ovoos and Making Boundaries in 19th-Century Khalkha Mongolia »

Sangseraima Ujeed (UC Santa Barbara) « Buddhist Origins of Ovoo Phenomena »

Brian BAUMANN (UC Berkeley) « Rock-Pile Genius) »

Devon Margaret Dear (Harvard University) « Ovoos on the Border Between the Qing and Russian Empires »

Panel 3: OVOO PROCESSES

Introduction

Marissa SMITH (De Anza College) « Ovoos and Ovoo Practices of Erdenet Miners: Ethics of Belonging and Generation »

Gaëlle LACAZE (Sorbonne Université) « Ovoo Worship in Mine-golia »

Jessica MADISON (PÍSKATÁ, UC Santa Cruz) « “You Dream of the Mountain and the Mountain Dreams of You”: Mongolian Geo-Ethics and the Poetic Life of Altan Ovoo The Center May Not Hold: Sacrifice, Love, and Uncertainty at Altan Ovoo’s National Takhilga »

Gregory DELAPLACE (Université Paris-Nanterre)

« Being Skilled: The Virtue of Accurately Composing with the Heterogeneity of the Cosmos in Mongolia »

Laurent LEGRAIN (Université de Toulouse)

Rebecca WATTERS (The Wolverine Foundation) « Ovoo and Human-Nature Interaction »

19 mars 2019 : conférence “Horse Riding, Horse Herding, and The Origins of Mobile Pastoralism in Ancient Mongolia” – Paris, MNHN

Dans le cadre des rencontres de l’équipe SAPOA (Sociétés, Animaux, Plantes en Orient et Afrique) de l’UMR 7209, nous avons le plaisir d’accueillir Dr. William Taylor (Max Planck Institute for the Science of Human History, Allemagne) pour une conférence intitulée :

Horse Riding, Horse Herding, and The Origins of Mobile Pastoralism in Ancient Mongolia

 Abstract: The grassy steppes of Mongolia eastern Eurasia are famously known for their skillful use of horses in combat, which powered the Eurasian conquests of the Mongol Empire and other nomadic polities. Recent archaezoological research using horse remains from Late Bronze Age ritual deposits suggests that the innovation of sophisticated horse riding caused dramatic changes to the ecology of herding life in Mongolia during the late second millennium BCE. With horse riding, early pastoralists were able to move further and faster, exploit drier areas, herd different kinds of animals in larger numbers, and keep horses in greater numbers for both meat and milk. Innovations in animal care and veterinary dentistry by these early pastoralists may have enabled more sophisticated control during transport. These results suggest a tight causal link between herding ecology and the emergence of sophisticated horsemanship, which may help explain other social transformations across the Old and New Worlds in prehistory.

La conférence aura lieu le mardi 19 mars 
au Muséum national d’Histoire naturelle
dans le petit amphithéâtre d’entomologie
de 13h30 à 15h30

Allez-y nombreux!