Archives de catégorie : Festival

Parution du livre “Urban Hunters: Dealing and Dreaming in Times of Transition” de Lars Højer et Morten Axel Pedersen

Nous sommes heureux de vous annoncer la parution du livre Urban Hunters. Dealing and Dreaming in Times of Transition de Lars Højer et Morten Axel Pedersen aux Yale University Press, en novembre 2019.

Urban Hunter  is an ethnography of the Mongolian capital city, Ulaanbaatar, during the nation’s transition from socialism to a market-based economic system. Following the Soviet Union’s collapse in 1991, Mongolia entered a period of economic chaos characterized by wild inflation, disappearing banks, and closing farms, factories, and schools. During this time of widespread poverty, a generation of young adults came of age. In exploring the social, cultural, and existential ramifications of a transition that has become permanent and acquired a logic of its own, Lars Højer and Morten Axel Pedersen present a new theorization of social agency in postsocialist as well as postcolonial contexts.

Lars Højer is associate professor and deputy head at the Department for Cross-Cultural and Regional Studies, University of Copenhagen, and the director of the Centre for Comparative Culture Studies.
Morten Axel Pedersen is professor of social anthropology at the University of Copenhagen and a vice-director of the Copenhagen Centre for Social Data Science.

November 26, 2019
288 pages, 6 1/8 x 9 1/4
28 b/w illus.
ISBN: 9780300196115
HC – Paper over Board

22 octobre 2019 : projection du film Eastern memories: from Japan to Mongolia de Niklas kullström et Martti Kaartinen

L’INALCO fait son cinéma et Charlotte Marchina nous invite à la projection du film Eastern Memories: from Japan to Mongolia de Niklas kullström et Martti Kaartinen (2018, version anglaise sous titrée en français)

le mardi 22 octobre 2019
de 18h à 21h30
à l’INALCO, 65 rue des Grands Moulins
dans l’Auditorium.

Eastern Memories is an unexpected road movie into the Far East of Mongolia and Japan. Seamlessly intertwining the past and present into a visually stunning journey of adventure and exploration, love and death, conspiracies and the fall of nations – all told by a dead Finn from the distant north.

The film brings together parallel realities of a bygone world and the transitory present, old beliefs and traditions clashing with a world of visionless capitalism. It shows the great divide between nature and cities, resources and consumption.

Finnish linguist and diplomat G. J. Ramstedt takes us into the past world of spirits and deities. A world that came to a dramatic end in the early 20th century, due to communist ideology and market economy. Ramstedt is our witness of the past and our mirror to the present. We travel with him on unexpected roads together with Mongolian gangsta rappers, Chinese hipsters, Japanese lovers, buddhist monks, nomads from the vast steppe and the ubiquitous Salarymen populating every corner of Tokyo.

L’entrée est libre!
Venez nombreux!

11 octobre 2019 : Table ronde “Marco Polo et la fabrique italienne du savoir géographique” à Blois

Nous vous convions à la table ronde “Marco Polo et la fabrique italienne du savoir géographique” des Rendez-vous de l’histoire, à laquelle participe Marie Favereau, historienne médiéviste spécialiste de l’histoire de l’empire mongol, le vendredi 11 octobre 2019 de 14h15 à 15h45, à Blois.

Relire le Devisement du monde de Marco Polo, autrement dit sa « description du monde », de Jérusalem à la Chine des Mongols, permet de saisir sur le vif la naissance au creuset italien d’un nouveau savoir géographique global, auquel nous devons tant.

Parution du livre “Le droit mongol dans l’État sino-mandchou (1644-1911). Entre autonomie et assimilation” de Frédéric Constant

Nous sommes heureux de vous annoncer la parution du livre Le droit mongol dans l’État sino-mandchou (1644-1911). Entre autonomie et assimilation (Paris, Collège de France, Institut des Hautes Études Chinoises, Vol. XLI, Éditions de Boccard, 2018. 525 pp., 3 cartes) de Frédéric CONSTANT, Maître de conférences en droit. 

Partant d’une description complète de la législation impériale promulguée par le gouvernement des Qing pour la Mongolie, l’auteur examine dans ce livre les problèmes nés de l’introduction de cette législation aux Mongols et de l’application de celle-ci. L’étude d’un large éventail de documents juridiques — incluant les codes mongols antérieurs aux Qing, la législation impériale, les règlements administratifs et les jugements rendus à la fois aux niveaux local et central — lui permet d’analyser les interactions entre le droit et diverses questions relatives à l’autonomie locale, au pluralisme juridique, à l’assimilation politique et aux relations entre le centre et la périphérie.
L’auteur défend l’idée que les Qing tendirent à mettre en valeur l’approche et les principes du droit chinois lors de l’élaboration de la législation propre aux Mongols. Ils transférèrent progressivement une grande partie de concepts étrangers à la tradition juridique mongole, sinon leur totalité. Malgré les efforts importants mis en œuvre pour contrôler et normaliser l’administration des régions périphériques jusqu’à en faire une extension de la Chine intérieure plutôt qu’un protectorat gouverné par l’aristocratie locale, et malgré les effets de l’immigration Han en Mongolie, les principes du droit mongol ne disparurent cependant pas complètement, ainsi qu’en témoignent les jugements rendus par les juges des niveaux inférieurs de l’administration Qing en Mongolie. 

This book provides a comprehensive description of legislation enacted by the Qing government for the Mongols and subsequent problems of enforcement. Relying on a wealth of legal sources —including pre-conquest Mongol codes, Qing legislation, and administrative regulations and judgments rendered both at the central and local administration levels —, Le droit mongol examines the interplay between the legal realm and crucial questions such as local autonomy, legal pluralism, political assimilation and center-periphery relation.
The author argues that in crafting and enforcing legislation that was specific to the Mongols, the Qing emphasized the traditional legal approaches inherited from the Ming and earlier dynasties, leading to the gradual displacement of much of the indigenous Mongol legal concepts and procedures. Despite forceful efforts by the Manchu state to control and normalize the administration of the Mongol region, such that it became an extension of China proper rather than a protectorate entrusted to the local Mongol aristocracy, and despite the impact of Han Chinese immigration; nonetheless, Mongolian laws, principles, and judicial practices did not disappear altogether. The result was a multi-layered and hybrid legal system that integrated indigenous Mongol, traditional Chinese, and Qing dynastic legal traditions and practices. 

En vente chez : 
DE BOCCARD, Édition-Diffusion 4, rue de Lanneau
75005 PARIS – France 
Tel.: 33 1 43 26 00 37 Email: info@deboccard.com
www.deboccard.com

19 & 20 septembre 2019 : Le cinéma d’expédition, journée d’étude – Paris

Vous êtes conviés à la journée d’étude Le cinéma d’expédition qui se déroulera en deux volets :

Le cinéma d’expédition : un genre cinématographique?
le jeudi 19 septembre 2019, à partir de 9h30
   au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac 
   218 rue de l’Université
   37 quai Branly
   75007 Paris
   Salle de cinéma

Autour de la croisière noire et de la croisière jaune
le vendredi 20 septembre 2019, à partir de 10h
   à la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé
   73 avenue des Gobelins
   75013 Paris

Comité d’organisation : Caroline Damiens

Ces journées sont associées à la programmation Ciné-expéditions (jusqu’au 24 septembre) et à l’exposition Cinéma d’expédition: des débuts à l’aventure de la Croisière jaune (jusqu’au 30 novembre) actuellement en cours à la fondation Pathé.

Entrée libre dans la limite des places disponibles 
Réservation : accueil@ fondationpathe.com

À l’intersection de la culture visuelle, de l’anthropologie et du voyage, le cinéma d’expédition connaît une période florissante dans l’entre-deux guerres. Cette production s’adosse à la pratique alors en vogue des expéditions, qui constituent à la fois des modes de voyage, de production de savoir et, via leurs « produits dérivés » (films, livres, conférences, etc.), de divertissement populaire. Produit de professionnels comme d’amateurs, de voyageurs ou d’anthropologues, le cinéma d’expédition est caractérisé par une forte hybridité générique, entre documentaire et fiction, entertainment et film éducatif. Point de jonction entre la recherche scientifique et le divertissement populaire dans le contexte particulier des empires coloniaux, cette production a contribué à façonner à la fois la discipline anthropologique et l’imaginaire géo-anthropologique du grand public. 
Associées à une programmation de films muets sur les débuts du cinéma d’expédition ainsi qu’à une exposition à la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé, ces journées d’étude entendent redonner une place à ce corpus hybride de l’histoire du cinéma, du divertissement populaire et du film ethnographique, sans oblitérer sa dimension coloniale. Organisées en deux temps, elles se donnent pour objectif de dessiner une cartographie et une définition du genre, en interrogeant ses origines et ses modes de fonctionnement, mais aussi en se concentrant sur son « âge d’or », notamment à travers deux exemples : ceux de la « croisière noire » et de la « croisière jaune » de Citroën.

3 & 13 septembre 2019 : Projection du film “Travelling in the Arctic” de Sakari Pälsi (1917) – Paris

Vous êtes conviés à la projection du film Travelling in the Arctic (Sakari Palsi, 1917) dans le cadre de la programmation « Ciné-expéditions » (projections en ciné-concert)
le mardi 3 septembre à 17 h et le vendredi 13 septembre à 16 h 30
à la fondation Pathé
73 avenue des Gobelins 75013 Paris

Archéologue, explorateur, ethnographe et écrivain finnois, Sakari Pälsi a exploré le pôle Nord, du Canada à la Sibérie. Entre 1917 et 1919, Sakari Pälsi effectua une expédition qui l’emmena en Sibérie et au Japon. A l’été 1917, il tourne en Tchoukotka, région située à la pointe Nord-Est de la Russie, au niveau du détroit de Béring. Il filme la vie quotidienne des Tchouktches.

Réalisation : Sakari Pälsi
Restauration : Jukha Mannerkorpi, Lauri Tykkyläinen (Finnish Film Archives)

Le film sera projeté en copie numérique, en provenance du National Audiovisual Institute Finland.

La séance du mardi 3 septembre 2019 à 17h sera présentée par Caroline Damiens (programmatrice du cycle, MCF en études cinématographiques à l’université Paris Nanterre).

3 & 11 septembre 2019 : Projection du film “Les Hommes de la forêt” (Alexandre Litvinov, 1928) – Paris

Dans le cadre de la programmation « Ciné-expéditions » (projections en ciné-concert, vous êtes conviés à la projection du  film  Les Hommes de la forêt d’Alexandre Litivnov
le mardi 3 septembre à  19h et le mercredi 11 septembre à  17h
à  la fondation Pathé
73 avenue des Gobelins
75013 Paris

Tourné en quelques jours à l’été 1928 (Sibérie Orientale, région de Vladivostok),  est le produit d’une longue expédition en Extrême-Orient russe. Parmi les premières tentatives de film ethnographique, il décrit le mode de vie des Oudégués, peuple autochtone de la région de l’Oussouri. Considéré à l’époque comme le « Nanouk soviétique », le film est réalisé par Alexandre Litvinov en étroite collaboration avec l’écrivain-voyageur Vladimir Arseniev, auteur du célèbre récit Dersou Ouzala. Typique des films d’expédition soviétiques, il entend montrer la vie des « gens de la forêt » avant et après les changements apportés par la révolution d’Octobre.

Réalisation : Alexandre Litvinov
Opérateur : Pavel Merchine
Conseiller : Vladimir Arseniev

Le film est projeté en 35mm, en provenance du catalogue Arkéion de Gaumont-Pathé Archives.

La séance du mardi 3 septembre à 19h sera présentée par Caroline Damiens, programmatrice du cycle, MCF en études cinématographiques à l’université Paris Nanterre.

Parution du livre “Inviting Happiness” de Sandrine Ruhlmann

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du livre  Inviting Happiness. Food Sharing in Post-communist Mongolia de Sandrine Ruhlmann (CNRS), le 26 septembre chez Brill, dans la collection Inner Asia Book Series, dirigée par D. Sneath, C. Humphrey et Uradyn E. Bulag. Il a été traduit de son livre L’appel du bonheur. Le partage alimentaire mongol, paru en 2015 dans la collection Nord-Asie (CEMS-EPHE), par Nora Scott .

For Mongols, sharing food is more than just eating meals. Through a process of “opening” and “closing”, on a daily basis or at events, in the family circle or with visitors, sharing food guarantees the proper order of social relations. It also ensures the course of the seasons and the cycle of human life. Through food sharing, humans thus invite happiness to their families and herds. Sandrine Ruhlmann has lived long months, since 2000, in the Mongolian steppe and in the city. She describes and analyzes in detail the contemporary food system and recognizes intertwined ideas and values inherited from shamanism, Buddhism and communist ideology. Through meat-on-the-bone, creamy milk skin, dumplings or sole-shaped cakes, she highlights a whole way of thinking and living.

La traduction du manuscrit français en anglais a bénéficié du soutien financier du Laboratoire d’excellence TEPSIS, du Centre Chine, Corée, Japon (CNRS UMR8173) et de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA).

14 août 2019 : Atelier de chant diphonique – Musée des Merveilles (Tende)

Le Musée des Merveilles vous propose, en complément des expositions en cours “Gravures nomades – L’art rupestre dans la steppe Mongole et Sibérienne” et “Horizons Mongols”, une journée “Musique de Mongolie”, le mercredi 14 août 2019.

 

Au programme :

  • un Atelier de chant diphonique, par Johanni Curtet,
    de 10 heures à 12 heures 30 et de 14 heures 30 à 17 heures.
    Découvrez cette surprenante technique vocale permettant d’obtenir plusieurs notes simultanées avec un seul organe vocal.
  • un Concert « IRAN, MONGOLIE, EUROPE », par l’Ensemble MEÏKHÂNEH,
    à 21 heures, entrée libre, selon les places disponibles.

12 juin 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris, CEMS

La prochaine séance de notre séminaire aura lieu le mercredi 12 juin
de 14h à 16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

La séance sera consacrée à deux projets de recherche portant sur l’orthodoxie.
Tout d’abord, Virginie Vaté (CNRS, CEFRES / GSRL, co-organisatrice du séminaire) présentera le programme « Orthodox Christianity and Indigenous Peoples of Alaska and Chukotka » (OCIP) et certains de ses résultats (projet réalisé conjointement avec M.-A. Salabelle, soutenu par l’Institut Polaire Français Paul-Emile Victor de 2015 à 2018).
Ensuite, Detelina Tocheva (CNRS, GSRL) donnera un aperçu du projet collectif franco-russe « Marquer l’espace par le religieux : une étude comparée de la présence de l’Eglise orthodoxe russe en Russie et en France », qu’elle co-dirige avec J. Kormina (avec le soutien de la FMSH et de la RFBR, 2019-2021).
Nous clôturerons le séminaire avec le traditionnel pot de fin d’année « potluck ».

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

29 mai 2019 : Conférence de Christopher Atwood – Paris, CEMS

Nous accueillerons Christopher Atwood le mercredi 29 mai
de 14-16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Professeur à l’Université de Pennsylvanie, spécialiste de l’histoire et de l’anthropologie de la Mongolie, il donnera une conférence intitulée : “Partners in Profit: Empires, Merchants, and Local Governments in the Mongol Empire and Qing Mongolia”  

Orto’ud, or business partners, were an essential part of the Mongol conquests and rule. But the word has disappeared in Mongolian today, replaced by a Chinese loan word tünš. Even when the word orto’ud “partners” appears in classical Mongolian sources, editors have not recognized it. What happened to this key word in the history of Mongolian “war capitalism”? And when and where did its Chinese replacement, tünš –which originally meant “interpreter”– come to mean “business partner”? Professor Atwood will use little known Uyghur-Mongolian texts and documents to shed light on the orto’ud “partners” from the heyday of the Mongol empire in the thirteenth and fourteenth century, to their decline, and to the strange rebirth of the institution –if not the name– during the eighteenth and nineteenth centuries rule of China’s Manchu Qing rulers over Mongolia.

Christopher Atwood sera invité de l’EHESS (54 Bd Raspail, Paris, salle AS1-08, sous-sol) et interviendra dans le séminaire d’Etienne de la Vaissière :
– vendredi 17 mai, 13h-15h: “Population Mobilization in Early Mongol Conquests”  
– vendredi 7 juin,  13h-15h: “The Environmental Geography of Mongol China” 
– vendredi 14 juin,  13h-15h: “Empire of Cotton, Empire of the Mongols” 

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté


28 mai 2019 : Rencontres du CEMS, L. Nikolov & B. Meiresonne, sur le cinéma mongol – Paris, CEMS

Dans le cadre des Rencontres du CEMS, nous accueillerons Laura Nikolov & Bastian Meiresonne le mardi 28 mai 2019
de 17-19h
au Centre d’Études mongoles & sibériennes
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Bastian Meiresonne, directeur artistique du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul (FICA), retracera en image une histoire du cinéma mongol depuis ses débuts, en s’appuyant sur les recherches menées en 2018, afin d’organiser une rétrospective sur le cinéma mongol, comprenant 16 films inédits en France en VOstFr. La discussion qui suivra cette présentation sera l’occasion de revenir sur les modalités de l’organisation de cette rétrospective et ses perspectives en France, en présence de Laura Nikolov, alors directrice de l’Alliance française de Mongolie et présidente d’Otasie, partenaires du projet.

Laura Nikolov et Bastian Meiresonne parleront notamment du film Trace d’une existence, du réalisateur mongol Jigjidsuren Gombojav, qui sera  projeté le lundi 27 mai 2019 dans le cadre du programme “l’INALCO fait son cinéma”, à l’auditorium de l’INALCO, à 18h.

Traces d’une existence (1991)
Dans un coin reculé de Mongolie vit Ankhaa, jeune garçon « bâtard »», né du viol de sa mère envoyée à la campagne, par un cadre de la ville. Il a des problèmes d’élocution et vit replié sur lui-même, en évitant son beau-père violent. L’homme ne tolère guère la présence du garçon et va lui mener la vie dure au milieu d’une nature à la beauté sauvage. 
Jigjidsuren se fait le témoin d’un épisode de l’histoire de la Mongolie communiste. Le mouvement « Ilgeeltiin ezen » est créé à la fin des années 1970 par Tsedenbal Yumjaa, le dirigeant de la République Populaire de Mongolie. Dans le cadre de la politique d’intégration socialiste visant à effacer les différences entre le monde rural et la vie citadine, on déplace des milliers de jeunes citadins vers les campagnes. “Traces d’une existence” dénonce les conséquences parfois désastreuses de cette politique.

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

27 mai 2019 : projection du film “Traces d’une existence”, du réalisateur mongol G. Jigjidsuren – Paris, INALCO

Dans le cadre du programme « l’INALCO fait son cinéma : voyage en Mongolie », Charlotte Marchina (MCF, INALCO) nous convie lundi 27 mai à 18h à la projection du film « Traces d’une existence » (1991, 71mn, VOSTFR) du réalisateur mongol Jigjidsuren Gombojav, en présence de Bastian Meiresonne (directeur artistique de Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul).

Dans un coin reculé de Mongolie vit Ankhaa, jeune garçon « bâtard », né du viol de sa mère envoyée à la campagne, par un cadre de la ville. Il a des problèmes d’élocution et vit replié sur lui-même, en évitant son beau-père violent. L’homme ne tolère guère la présence du garçon et va lui mener la vie dure au milieu d’une nature à la beauté sauvage. Jigjidsuren se fait le témoin d’un épisode de l’histoire de la Mongolie communiste. Le mouvement « Ilgeeltiin ezen » est créé à la fin des années 1970 par Tsedenbal Yumjaa, le dirigeant de la République Populaire de Mongolie. Dans le cadre de la politique d’intégration socialiste visant à effacer les différences entre le monde rural et la vie citadine, on déplace des milliers de jeunes citadins vers les campagnes. Le film Traces d’une existence dénonce les conséquences parfois désastreuses de cette politique.

18h-21h
INALCO
65 rue des Grands Moulins
75013 Paris

20 mai 2019 : projection du film “Trip to return field survey photographs to reindeer nomads”d’Hiroki Takakura – Paris, LAS

Charles Stépanoff (EPHE) vous convie à une rencontre avec l’anthropologue Hiroki Takakura, directeur du Center for Northeast Asian Studies (université de Tohoku, Sendai, Japon), spécialiste de l’écologie des peuples d’Asie du nord et de l’anthropologie des cataclysmes, le lundi 20 mai à 14h
au Laboratoire d’anthropologie sociale
3, rue d’Ulm – 75005 Paris
Salle 311, 3 étage

Vous assisterez à la projection de son film “Trip to return field survey photographs to reindeer nomads” (15mins), qui sera suivie d’une discussion :
Anthropologist Dr Hiroki Takakura organized in 2012 the exhibition of ethnographical photographs taken while conducting anthropological fieldwork at the Verkhoyansky region in Siberia during 1994-1997. This trip was to try and return the results of his research to the local indigenous community of the Eveny people. This film includes the preparation, the exhibition and the excursion to the reindeer camp.

Allez-y nombreux!

15 mai 2019 : le séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris, CEMS

La prochaine séance de notre séminaire aura lieu le mercredi 15 mai
de 14h à 16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes 
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous accueillerons Clément Jacquemoud, post-doctorant (LabEx HASTEC / CéSor UMR EHESS-CNRS 8216) qui fera une présentation intitulée :
De la chamanesse à la messagère bourkhaniste. Les pratiques religieuses des femmes altaïennes entre le XIXe et le XXIe siècle

(Elo, République de l’Altaï, 05-2014 © C. Jacquemoud)

En République de l’Altaï (Sibérie méridionale, Fédération de Russie),le renouveau religieux postsoviétique est caractérisé par le retour du
bourkhanisme, un millénarisme messianique autochtone du début du XXe siècle. Les femmes y sont écartées de toute responsabilité rituelle,
mais se voient créditées de fonctions religieuses inédites : elles affirment recevoir des messages d’entités spirituelles, qu’elles
notent puis diffusent au sein du mouvement. Cette communication vise à replacer le rôle de ces femmes dans son contexte d’un point de vue
holiste, en interrogeant, d’une part, les évolutions de la place des femmes dans le religieux altaïen, d’autre part en mettant en
perspective la technique de l’écriture, reflet d’interactions hétérogènes entre autochtones et Russes dans la région depuis le XIXe
siècle.

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté


17 avril 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 17 avril 2019
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
de 14 à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Grégory Delaplace (maître de conférences à l’Université Paris Nanterre, et co-organisateur du séminaire), qui nous présentera une conférence intitulée « L’inquiétude d’être nomade » :

À partir d’une recontextualisation historique des débats qui entourent à l’heure actuelle les cimetières et la place des morts à Ulaanbaatar, il s’agira dans cette communication d’illustrer l’étonnante plasticité des rituels funéraires mongols. Enterrer, déposer à même le sol (avec un traitement secondaire des ossements ou non), incinérer… aucun mode de traitement du cadavre ne semble a priori exclu du répertoire mongol. Je tenterai pourtant de montrer deux choses : d’une part qu’il semble exister un certain air de famille entre les différentes manières de placer un mort en Mongolie et d’autre part que cette variabilité des déclinaisons possibles du funéraire en Mongolie est l’indice d’un certain rapport aux lieux, empreint d’une certaine inquiétude. Il s’agira ainsi de se demander dans quelle mesure, et à quelles conditions, cette préoccupation pour l’habitation des lieux pourrait permettre de proposer une définition du nomadisme qui ne fasse pas du pastoralisme mobile sa caractéristique exclusive.

Nous espérons vous retrouver nombreux !
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté


Vidéo du colloque “Points of transition: Ovoo and the ritual remaking of religious, ecological, and historical politics in Inner Asia” (UC Berkeley, California, 22 février 2019)

Panel 1: OVOO DIVERSITY

Introduction

Aurore DUMONT (Academia Sinica) « Community, Faith, and Politics: The Ovoo Cairns and Rituals of the Shinehen Buryats Throughout the 20th Century »

Kip Grosvenor Hutchins (University of Wisconsin-Madison) « With Each Pass, Another Stone: Ovoo at the Heart of Heritage, Environment, and Conflict »

Bernard CHARLIER (Université Catholique de Louvain)

« From Attachment to Detachment: Praying at the Ovoo and Finding One’s Place Far from the Homeland »

Bolor Crystal LKHAAJAV (University of San Francisco)

« Dilemma of the Sacred Lands: The Ovoo and Its Environment »

Sam BASS (Indiana University) « “They call out to their dead devils!” The Erküd and the Rejection of Communal Rituals in a Mongolian Banner »

Panel 2: OVOO HISTORIES

Introduction

 Isabelle CHARLEUX (National Centre for Scientific Research) « Ovoos on Qing Dynasty Mongol Banner Maps (Late 19th‐Early 20th century)

Anne-Sophie PRATTE (Harvard University) « Mapping Ovoos and Making Boundaries in 19th-Century Khalkha Mongolia »

Sangseraima Ujeed (UC Santa Barbara) « Buddhist Origins of Ovoo Phenomena »

Brian BAUMANN (UC Berkeley) « Rock-Pile Genius) »

Devon Margaret Dear (Harvard University) « Ovoos on the Border Between the Qing and Russian Empires »

Panel 3: OVOO PROCESSES

Introduction

Marissa SMITH (De Anza College) « Ovoos and Ovoo Practices of Erdenet Miners: Ethics of Belonging and Generation »

Gaëlle LACAZE (Sorbonne Université) « Ovoo Worship in Mine-golia »

Jessica MADISON (PÍSKATÁ, UC Santa Cruz) « “You Dream of the Mountain and the Mountain Dreams of You”: Mongolian Geo-Ethics and the Poetic Life of Altan Ovoo The Center May Not Hold: Sacrifice, Love, and Uncertainty at Altan Ovoo’s National Takhilga »

Gregory DELAPLACE (Université Paris-Nanterre)

« Being Skilled: The Virtue of Accurately Composing with the Heterogeneity of the Cosmos in Mongolia »

Laurent LEGRAIN (Université de Toulouse)

Rebecca WATTERS (The Wolverine Foundation) « Ovoo and Human-Nature Interaction »

19 mars 2019 : conférence “Horse Riding, Horse Herding, and The Origins of Mobile Pastoralism in Ancient Mongolia” – Paris, MNHN

Dans le cadre des rencontres de l’équipe SAPOA (Sociétés, Animaux, Plantes en Orient et Afrique) de l’UMR 7209, nous avons le plaisir d’accueillir Dr. William Taylor (Max Planck Institute for the Science of Human History, Allemagne) pour une conférence intitulée :

Horse Riding, Horse Herding, and The Origins of Mobile Pastoralism in Ancient Mongolia

 Abstract: The grassy steppes of Mongolia eastern Eurasia are famously known for their skillful use of horses in combat, which powered the Eurasian conquests of the Mongol Empire and other nomadic polities. Recent archaezoological research using horse remains from Late Bronze Age ritual deposits suggests that the innovation of sophisticated horse riding caused dramatic changes to the ecology of herding life in Mongolia during the late second millennium BCE. With horse riding, early pastoralists were able to move further and faster, exploit drier areas, herd different kinds of animals in larger numbers, and keep horses in greater numbers for both meat and milk. Innovations in animal care and veterinary dentistry by these early pastoralists may have enabled more sophisticated control during transport. These results suggest a tight causal link between herding ecology and the emergence of sophisticated horsemanship, which may help explain other social transformations across the Old and New Worlds in prehistory.

La conférence aura lieu le mardi 19 mars 
au Muséum national d’Histoire naturelle
dans le petit amphithéâtre d’entomologie
de 13h30 à 15h30

Allez-y nombreux!

À partir du 23 novembre 2019 : Les étoiles du Cirque de Mongolie – Nomade, Paris, puis en tournée

Le Cirque de Mongolie est à l’image de son peuple : singulier, indépendant et héritier d’une tradition séculaire. Un peuple nomade, habitué à parcourir l’immensité de son territoire pour y inscrire son histoire.

En soirée, aux alentours de la mi-novembre 2019, un campement nomade s’installera sur la piste du Cirque Phénix. Sous vos yeux sera bâtie une yourte et alors que le feu sera attisé, les musiciens feront résonner les premières notes qui accompagneront les acrobates prodiges.

Nous vous convions à un voyage en Mongolie. Situé au sud de la Russie et au nord de la Chine, le Cirque de Mongolie a su, en dépit de l’influence forte de ses voisins,  se forger une place à part entière pour proposer un cirque inédit.

L’idée est de vous inviter à un rendez-vous avec 50 nomades, acrobates, équilibristes,  contorsionnistes, clowns, voltigeurs, jongleurs, musiciens, danseurs et chanteurs. Parés de leurs étoffes étincelantes, ils raconteront leur voyage aux plus jeunes d’entre vous, ponctuant leur récit de prouesses extraordinaires, jusque-là jamais vues dans un cirque occidental.

Embarquez avec nous, en famille, entre amis ou avec vos collègues. Laissez-vous guider dans cette aventure conçue pour toutes les générations de spectateurs. Dépaysement garanti quel que soit votre âge. C’est la promesse que nous vous faisons.

37, avenue des Ternes ∙ 75017 Paris
01 45 72 10 00
com@cirquephenix.com


7 & 8 mars 2019 : Colloque “Distance and speed”, G. Delaplace & C. Humphrey – Paris, Musée du quai Branly

Grégory Delaplace et Caroline Humphrey vous convient au colloque qu’ils organisent, “Distance and speed. Rethinking the imaginative potential of space and velocity in Inner Asia”, au musée du quai Branly :
7 & 8 mars 2019
de 9h30 à 18h30
dans la Salle de cinéma

This conference proposes to examine how distances and speeds of humans and non-humans are engaged together in Inner Asia. People whose ways of life depends on mobility, such as herders, hunters and traders, have their own means of estimating temporal – spatial processes and they have to operate by coordinating their own velocities with those of others. Their imagination does not stop at the practical and observable, but constantly reaches out to conceive of other potential velocities. Changing technologies, from railways to satellite dishes to mobile phones, insert new speeds and spatialities; but how these innovations relate to existing cosmologies (religious and political) has till now been little studied. On the one hand, the land in its existence in itself is always ‘beyond’ us, and its entities, such as mountains, lakes or whole regions, have their own spirit- masters. With desertification, certain areas of Inner Asia have become uninhabitable by herders, so some portions of land are abandoned to land masters, and with increased separation from them comes an increased sense of their presence as dangerous, which is a disruption of one fundamental ‘distance relationship’ constitutive of what could be called the right way of dwelling in Inner Asia. On the other hand, the peoples of this region have long engaged in complex relations with abstract political entities (‘modernity’, ‘progress’, the state, the nation, the homeland), and these too involve conceptualizing distance, closeness and speed. 

Pour en savoir plus

Scientific committee: Grégory Delaplace (Université Paris Nanterre) & Caroline Humphrey (University of Cambridge)

6 mars 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 6 mars 2019
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes de 15 à 17h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Lars Højer (Université de Copenhague), qui nous présentera une conférence intitulée « Hustling and conversion ».

Lars Højer est l’un des représentants de la prolifique école des anthropologues mongolistes danois, qui ont commencé leur travail de terrain ethnographique dans cette période étrange et mouvementée de « transition postsocialiste » en Mongolie, au milieu des années 1990. Le livre qu’il s’apprête à publier en collaboration avec Morten Axel Pedersen, Urban hunters, à paraître chez Yale University Press, et dont cette conférence fera état, s’annonce d’ores et déjà comme un classique du domaine.

Résumé :
This paper presents the stories of Hulan and Ariunaa: two women from Ulaanbaatar who exemplifies two virtually opposite ways of responding to and dealing with the postsocialist world of radical transition. The quintessential “urban hunter”, Hulan, constantly explores (and annihilates) new relations and possibilities. As an inherently erratic hunter of quick profit, she is repulsed by ordinary salaried and contracted jobs in which the almost erotic thrills, excitements and surprises of urban hunting are totally absent. She, like many others from her generation, is steering a capricious course whereby the whole trick is to know one’s “size” in order to optimally balance the tightrope of transition. Ariunaa, on the other hand, is fundamentally averse to performing this balancing act and to the entire life and world that comes with it. Accordingly, for her the only solution is to detach herself from transition altogether—from changers, hustlers, shamans and troublesome relations more generally—in the hope of carving out an insular social and existential space that is clinically detached from, and thus unaffected (and uninfested) by the always changing realities and potentialities of the postsocialist city. Far from fearlessly taking a dive into the violently shifting seas of transition like the extrovert Hulan, Ariunaa opts for a more introverted religiosity capable of keeping impinging networks of human and nonhuman “evil” at bay through a commitment to a single Christian God.

Nous attirons votre attention sur l’horaire modifié du séminaire: pour permettre à Lars d’arriver depuis l’aéroport, la séance commencera exceptionnellement à 15h.

En espérant vous voir nombreux pour ce bel événement!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

13 février 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine  séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 13 février 2019
au Centre d’Études Mongoles & Sibériennes de 14h à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Charlotte Marchina (INALCO) & Antoine Zazzo (CNRS, Muséum National d’Histoire Naturelle) :
« Suivre des éleveurs à la trace : bilan et perspectives d’une étude du nomadisme en Mongolie à l’aide des Systèmes d’information géographique (SIG) »

Dans un environnement non clôturé, où les éleveurs pratiquent un élevage nomade multispécifique, l’emploi de traceurs GPS est le seul moyen de cartographier avec précision les déplacements quotidiens et saisonniers des éleveurs mongols et de leurs animaux. Les données géolocalisées permettent de mieux comprendre l’occupation de l’espace, partagé non seulement entre éleveurs voisins mais encore plusieurs espèces animales. Cette présentation retracera l’histoire de notre utilisation de ce dispositif, encore peu utilisé dans nos disciplines (anthropologie et géochimie), du bricolage avec du matériel amateur à ses débuts au déploiement de matériel professionnel aujourd’hui, qui nous permet de suivre des mouvements animaux quotidiens sur plusieurs années consécutives. Grâce à une collaboration entre anthropologie, archéologie et géochimie, notre objectif est de mettre au jour les dynamiques de la mobilité pastorale dans une perspective diachronique, de l’âge du bronze à nos jours.

Au plaisir de vous recevoir nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

27 février 2019 : Premier Amour, film yakoute de Stephan Burnashev

PREMIER AMOUR
Un film du réalisateur yakoute Stepan Burnashev
Sortie en salles le mercredi 27 février 2019

Volodia, éleveur de chevaux, monte à la capitale pour s’acheter un fusil de chasse. Il manque de se faire écraser par la voiture d’une femme d’affaire. Tous les deux ne mettent pas longtemps à reconnaître en l’autre son premier amour. 

Venez à l’avant-première, le mardi 21 février 2019 à 20h
Au cinéma Le trois luxembourg
67 rue Monsieur le Prince – 75006 Paris

Il est préférable de réserver

Bande-annonce

Venez nombreux,
Émilie Maj

22 février 2019 : Colloque “Points of transition: Ovoo and the ritual remaking of religious, ecological, and historical politics in Inner Asia – UC Berkeley (Californie)

Le colloque “Points of Transition: Ovoo and the Ritual Remaking of Religious, Ecological, and Historical Politics in Inner Asia”, co-organisé par  Isabelle Charleux (GSRL), Marissa Smith (UC Berkeley) et Jake Dalton (UC Berkeley), se tiendra le 22 février 2019 à UC Berkeley, Californie.

Ubiquitous on the landscape of contemporary Mongolia, Buryatia, Inner Mongolia, and Eastern Tibet/Qinghai, structures of stones or trees covered with scarves, skulls, steering wheel covers, and a staggering array of other objects known as ovoo have long marked sites where ritual, though often highly spontaneous, practices invoke the presence of immanent relations. Built and maintained by various publics, gatherings at ovoo have over past centuries been major sites of political action, where the identities of and relationships between more and less local shamans, lamas, imperial officials, businesspeople, bureaucrats, politicians, and nonhumans are narrated, contested, and re-defined.
While Mongolia struggles to assert itself on the world stage and lives of Mongolians are undergoing rapid change, the ovoos continue to represent not only a key aspect of traditional culture, but sites at the core of debates on development, ownership of land, mining industry, ecology, and the environment. This project brings together scholars from Northern California and from France to present research, develop new insights, and formulate research directions in the fields of anthropology, art history, East Asian Studies, and religion pertaining to political ritual in Inner Asia.

Le colloque est financé grâce au programme de recherche « France Berkeley Fund Application 2018 »

Programme

15 février 2019 : Appel à contribution pour le 19è workshop “Arctic” – Université de Tartu (Estonie)

CALL FOR PAPERS: ANIMALS OF THE ARCTIC: FROM SYMBIOSIS TO SYMBOLS 

The 9th Arctic Workshop of the University of Tartu, Estonia), 24–25 May 2019

The Arctic is a region that is commonly associated with animals. It is typical for people in the south to imagine (sub)arctic inhabitants living together with polar bears and reindeer (if not with penguins). Indeed, for thousands of years, human life in the boreal regions has been dependent on animals, probably more than anywhere else in the world. As a result, human-animal relations vary from domestication to avoidance, from socialization to demonization, and from symbolization to ignoring. 

In the next Arctic Workshop, we propose discussing these different qualities of human-animal relationship through the notions of symbiosis and symbolic value. In biology, symbiosis (from the Greek “living together”) refers to the interaction between two organisms that are in a mutualistic, commensalistic or parasitic relationship. We believe these different aspects deserve a closer look as heuristic conceptual tools for social scientists when discussing domestication, consumption, cohabitation, transportation, diseases, and pet ownership in the Arctic. How do people imagine their relationship with animals? In which situations are these seen as mutually beneficial or parasitic? How are these relationships represented through symbolic means?

Many Arctic regions have animals on their coat of arms. However, as most people now live in settlements, they have rarely seen these animals in person. What is their relationship with Arctic animals in these urban islands in the North? This also increasingly applies to the descendants of indigenous pastoral nomads and hunters, where once mobile families have given up their traditional livelihoods in the Artic regions. In these changing settings, what is the animals’ economic or spiritual value (as transport animals, sources of fur, companionship, hunting game, means of sacrifice, tourist attractions, accumulation of wealth, etc.)? What is the symbolic value of animals which once were present and are now represented by folklore dance groups or indigenous artists as a genuine part of their indigenous culture? What is the role of familiar human companions such as dogs in the changing patterns of northern livelihoods? How is the food of indigenous communities (reindeer, whales, bears, birds, fish, etc.) valued and used in the transformed social, legal and environmental contexts? 

We wish to address these and similar questions in the workshop in Tartu.

This workshop will focus on different aspects and interpretations of the human-animal relationship in the Arctic. Our goal is to assemble a truly interdisciplinary collection of presentations that will focus on the cultural and social side of the topic, contributing to a better understanding of the economic, political or ecological aspects in general. Therefore, we encourage participation not only from anthropologists, but also from economists, political scientists, historians, human geographers, biologists and others. The informal nature of the workshop is suited for senior scholars discussing their research results and also for PhD students.

Please can you circulate the call for papers at your university/institution or to anyone who may be interested.

We kindly request that you send your abstracts (up to 300 words) to Aimar.Ventsel@ut.ee by the 15th of February 2019.

9 janvier 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 9 janvier 2019 
au Centre d’Études Mongoles & Sibériennes de 14 à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Olivier Boucheron (École d’architecture de Paris–La Villette), sur « Ulaanbaatar, ethnographie d’une ville moderne » 

«  Les Mongol(e)s, en êtres libres, cultivent l’espace dans leurs enclos, comme d’autres cultivent la nature dans leur jardin. »
Le projet Ethnographie d’une ville moderne: Oulan-Bator, s’interroge tout d’abord sur une ville à l’histoire et à l’actualité méconnues mais singulières, notamment parce que cette ville est doublement héritière : héritière oublieuse de l’ancienne Urga et héritière pleinement consciente d’une ville planifiée selon les préceptes du rationalisme moderne. Cette recherche se base également sur un problème méthodologique de type anthropologique : comment peut-on faire aujourd’hui l’ethnographie d’une ville ? Est-il possible de renouer avec le genre monographique pour une compréhension de cette ville en particulier et des autres villes-métropoles contemporaines?

Venez nombreux !

Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

21 janvier 2019 : Lettres des steppes – Théâtre 14, Paris

Nous vous convions aux
LETTRES DES STEPPES de Gombojav Mend-Ooyo
le lundi 21 janvier 2019 à 19h
au Théâtre 14
20 Avenue Marc Sangnier
75014 Paris

Deux hommes et une femme ouvrent tour à tour huit lettres qui leur sont destinées en provenance des lointaines steppes de Mongolie.
Les trois émissaires incarnent la parole nomade du poète mongol Mend-Ooyo à travers ses souvenirs, ses récits, ses réflexions et ses convictions. Au sein d’un espace-temps où plane l’esprit d’une terre ancestrale, ils tissent ainsi un lien privilégié avec tous ceux qui sont venus jusqu’à eux.
Parfois, la voix du poète s’élève dans sa langue natale et les sonorités des steppes mongoles se font entendre avec le craquement du feu dans la yourte, le hurlement du vent, les crissements des pas dans la neige, le bêlement des moutons, le cri de l’aigle, le galop des chevaux…

Mise en scène : Anne-Sylvie Meyza et Rodrigo Ramis
Traduction : Raphaël Blanchier
Création musicale et sonore : Benjamin Lauber
Avec : Romain Pompidou, Anne-Sylvie Meyza et Rodrigo Ramis

Entrée Gratuite dans la limite des places disponibles
Réservation indispensable à partir du 14  janvier 2019
au 01 45 45 49 77 de 14h à 18h du lundi au samedi.

10-14 décembre 2018 : Arctic week – Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Alexandra Lavrillier et Jean-Michel Huctin, enseignants-chercheurs du laboratoire Cultures, Environnements, Arctique, Représentations, Climat (CEARC) et les étudiants du master Arctic Studies, vous convient à la conférence internationale  Arctic Week qui se tiendra à l’Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines du 10 au 14 décembre.

Cette conférence sur les changements climatiques et environnementaux, changements globaux en Arctique réunira des chercheurs en sciences sociales, en sciences environnementales, experts des savoirs autochtones arctiques  venus de Sibérie et du Groenland.
Rappelons que le CEARC s’illustre par sa contribution de tout premier plan au renforcement de la coopération et des échanges entre la France et la Russie et pour sa contribution à l’intégration des savoirs autochtones à la recherche interdisciplinaire sur les changements climatiques et environnementaux en Sibérie depuis plus de cinq ans.
C’est aussi une reconnaissance symbolique de la valeur scientifique des savoirs autochtones pour l’observation des changements en Arctique.

Programme
S’enregistrer

5 décembre 2018 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance du séminaire se tiendra le mercredi 5 décembre 2018 au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes de 14 à 16h.
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Nous aurons le plaisir d’écouter  Caroline Damiens (Université Paris Ouest Nanterre) qui effectuera une communication sur « Les ‘tchoums rouges’ en Sibérie soviétique » :

À partir de la toute fin des années 1920, des « tchoums rouges » se déploient en Sibérie soviétique. Ces structures d’éducation politique multifonctionnelles concentrent leur action envers les « indigènes », comme on nomme les peuples autochtones de Sibérie, du Nord et d’Extrême-Orient à ce moment-là, afin de contribuer à la transformation socialiste de ces peuples. Dans un premier temps, cette communication entend revenir sur ces structures mal connues afin de tenter de délimiter leur action, leur fonction et leur mode de fonctionnement. Dans un second moment, on s’attachera à analyser une des activités marquantes des tchoums rouges, à savoir la diffusion de films de cinéma, à partir d’études de cas datant du début des années 1930.

Nous espérons vous retrouver nombreux!

Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

28 novembre 2018 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La première séance du séminaire des études mongoles & sibériennes se tiendra le mercredi 28 novembre 2018 au Centre des Études Mongoles et Sibériennes de 14 à 16h.
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Nous aurons le plaisir d’écouter  Olaf Czaja (Université de Leipzig) qui donnera une conférence sur « Maitreya worship in Tibet. Religion between art and politics »

The worship of the future Buddha Maitreya is widespread in Asia and has a long tradition. In Tibet, prayers were  dedicated to him for centuries. Nevertheless, the belief in the coming Buddha was not only purely religious, but closely interwoven with the politics of that time. This is particularly evident in the Gelug School of Tibetan Buddhism. The diverse forms of worship dedicated to Maitreya, its ideological and political foundations, and the accompanying artistic developments from the beginning to the present are briefly presented in this lecture.

Venez nombreux !

Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

Formation à la langue mandchoue – Paris, Sorbonne, 2018-2019

Atelier de lecture de textes mandchous 

Depuis de nombreuses années, des chercheurs et étudiants ont exprimé le désir qu’il existe à Paris, sous une forme ou sous une autre, une formation à la langue mandchoue dont on sait l’importance qu’elle a pour l’étude de la Chine de l’époque des Qing. 

Hsiang-Tai KAO (doctorant EHESS/CRLAO) et Alice CROWTHER (doctorante EPHE/CRCAO) proposent d’animer un atelier de lecture de textes mandchous durant l’année 2018-2019. 

Les séances de lecture auront lieu une fois par mois, un lundi de 16h à 18h, en Sorbonne. La première séance est fixée au lundi 26 novembre, de 16h à 18h. 

Les séances permettront aux participants, même débutants motivés, de se former au mandchou à travers la lecture directe de textes historiques et littéraires importants. Cette année nous envisageons de lire des lettres et documents administratifs tirés des archives, des extraits d’écrits en mandchou des jésuites français, des extraits de traductions mandchoues de romans chinois, et une stèle mandchoue du XVIIe siècle. L’atelier a également destination à être un lieu où ceux qui travaillent avec le mandchou peuvent échanger autour des difficultés qu’ils rencontrent dans les textes. Toute proposition de lecture de texte sera la bienvenue. 

Les étudiants ou enseignants intéressés qui auraient besoin d’une petite initiation/révision de l’écriture et de la grammaire mandchoues sont invités à se manifester avant le 2 novembre. Alice CROWTHER et Hsiang-Tai KAO pourraient alors organiser un petit stage d’initiation/révision de deux demi-journées au cours de la première moitié du mois de novembre. 

Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à contacter les organisateurs :
– Alice CROWTHER
alice.crowther@me.com
http://www.crcao.fr/spip.php?article1021 

– Hsiang-Tai KAO
kaohsiangtai@gmail.com
http://crlao.ehess.fr/index.php?1863

14 novembre 2018 : Débat sur la politique étrangère de la Mongolie – SciencesPo

Débat sur la Politique étrangère de la Mongolie : “Politique de troisièmes voisins”

À l’occasion de la visite en France de Mme Enkhbaigali, directrice de l’Institut des Études Stratégiques de Mongolie, le CERI l’accueillera pour une conférence consacrée à la politique étrangère de la Mongolie.
 Prise en étau entre la Russie et la Chine, la Mongolie cherche à consolider son indépendance, acquise après 1990. Après la transition démocratique, les autorités mongoles ont formalisé une nouvelle approche stratégique baptisée « stratégie de troisième voisin ». Celle-ci repose à la fois sur le développement des relations entre la Mongolie et ses voisins, sur la diversification des partenaires étrangers de la Mongolie et sur un activisme marqué dans la vie internationale afin de légitimer l’indépendance mongole.
 Mme Enkhbaigali présentera les spécificités de cette approche stratégique singulière en se focalisant en particulier sur les relations entretenues entre la Mongolie et ses « troisièmes voisins ».

Intervenants : 
Dr. B. Enkhbaigali, directrice de l’Institut des Études Stratégiques, Conseil de Sécurité Nationale de Mongolie.
Discutants :
 Charlotte Marchina (INALCO
) et Antoine Maire (Sciences Po – CERI)
Responsable scientifique : François Bafoil, Directeur de recherche (CNRS, Sciences Po – CERI)
Lieu : 56 rue Jacob 75006 Paris (Salle des conférences)

11 juillet 2018 : Concert & Stages avec le groupe sibérien touva TYVA KYZY – 75020 Paris

UN CONCERT & DEUX STAGES
avec le groupe de renommée internationale TYVA KYZY

Laissez-vous transporter dans les steppes par la musique traditionnelle touva et le chant diphonique du sud de la Sibérie, aux frontières de la Mongolie !

Tyva Kyzy est l’un des groupes de musique traditionnelle de Sibérie les plus connus actuellement. En créant son groupe en 1998, Choduraa Tumat l’appelle Tyva Kyzy (littéralement « les Filles touva ») pour se démarquer les hommes qui pratiquent généralement le chant diphonique. Le groupe reste aujourd’hui le premier et le seul ensemble de femmes pratiquant ce chant étonnant. Les cinq musiciennes et chanteuses vous emmènent aux sons des instruments à cordes et de la guimbarde dans les steppes d’Asie centrale. Le chant diphonique fait rêver par la performance qu’il implique : un même chanteur produit plusieurs sons simultanément, une fondamentale et des harmoniques, ceci dans des styles différents. Chant de montagne, le chant diphonique fait penser tantôt à une flûte ou un petit oiseau, tantôt au vent glissant sur les rochers. Intemporel, il nous transporte dans un ailleurs ancestral et nous plonge dans une autre écologie du son !

Avec : Choduraa Tumat, Belek-ool Sholbana, Damyran Aylanmaa, Khuurak Aldynay, Tumat Olcha
Lieu : Studio Le Regard du Cygne, 210 rue de Belleville , 75020 Paris

Concert : le mercredi 11 juillet à 19h30. Prévoir d’arriver vers 19h00

Deux ateliers de chant diphonique : le mercredi 11 juillet, de 16h à 18h

Atelier débutant

Atelier avancé 

infos : emilie@borealia.eu ou 0607629377
Billets : 20 € la place. Pour les participants aux ateliers, le concert est à 10€. Sur la page de réservation plus bas, il est possible de coupler atelier et concert. N’hésitez pas à vous renseigner par téléphone ou par mail si vous souhaitez de plus amples renseignements.
Vous avez la aussi possibilité d’envoyer un chèque à l’ordre de Borealia à l’adresse suivante : BOREALIA, 13 Villa Paul Verlaine 75019 Paris ou de faire un virement bancaire. Le paiement en ligne par CB sera à partir de la mi-juin attention nombre de places limité!

RÉSERVATION INDISPENSABLE

29 mai 2018 : Conférence de Julian Dierkes – Centre d’études mongoles & sibériennes – Paris

Nous avons le plaisir de vous inviter à une conférence de Julian Dierkes, sociologue spécialiste de la Mongolie et du Japon, intitulée « Resource-based Economic Development and Democracy in Mongolia: Governance, the Unitary State and Creeping Federalism »

le mardi 29 mai 2018
de 14 à 16h
au Centre des Études Mongoles et Sibériennes
salle P1-01/B1-10 (1er étage)
54 boulevard Raspail
75006 Paris 

Abstract
Mongolia’s economic development has revolved around mining. One of the peculiar aspects of such development is that while public revenues from mining ventures accrue nationally, especially in a unitary state like Mongolia, many of the impacts are concentrated on specific locations. While there is little political discussion of federalism, Mongolian governments have introduced a number of measures that devolve budgets and authority to provincial (aimag) and local (soum) levels. These amount to the introduction of moderate elements of federalism in the name of avoiding social conflicts around resource projects.

Biography
Julian Dierkes (School of Public Policy and Global Affairs, University of British Columbia, Vancouver, Canada)
Julian Dierkes is a sociologist who has followed an institutional perspective on policy-making in such areas as educational policy in Japan and mining policy in Mongolia. For the past dozen years, he has been conducting research in Mongolia that focuses on democratization, social change, and economic development. He maintains an active blog focused on an analysis of contemporary Mongolia, Mongolia Focus.
Follow him @jdierkes

2 mai 2018 : Atelier CEMS – GSRL – Paris

Le prochain Atelier CEMS – GSRL d’Isabelle Charleux & Virginie Vaté se tiendra
le mercredi 2 mai 2018
au Centre des Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail, salle P1-01/B1-10 (1er étage)
de 14 à 16h

Vous aurez le plaisir d’écouter Mark Anspach (LIAS, Institut Marcel Mauss) qui fera une intervention sur les « Représentations animales et culte de l’ours à Çatalhöyük »

Le site anatolien de Çatalhöyük (7400-6000 av. J.-C.), dont les fouilles sont dirigées par Ian Hodder depuis 1993, est l’une des premières et plus grandes « villes » du Néolithique. Il se distingue par la présence à l’intérieur des maisons d’un symbolisme rituel foisonnant : installations de cornes de bœufs ou de cerfs, images d’ours stylisés, peintures montrant des violences collectives contre ces mêmes animaux, etc. Partant de ses travaux sur la logique des représentations animales et l’importance cérémonielle du foyer à Çatalhöyük, M. Anspach exposera des hypothèses nouvelles — nourries d’une confrontation avec quelques données mongoles et sibériennes — sur le rôle de matrice que pourrait y jouer l’ours, notamment dans la construction de l’espace domestique.

Anspach, Mark R. 2017. Vengeance in Reverse. The Tangled Loops of Violence, Myth, and Madness. Michigan State University Press.
Anspach, Mark R. 2018. « Every man’s house was his temple » : Mimetic Dynamics in the Transition from Aşıklı Höyük to Çatalhöyük, in I. Hodder (éd.), Religion, History and Place in the Origin of Settled Life, University Press of Colorado, juin, pp. 186-211.
Anspach, Mark R. (à paraître) Paired leopards and encircled prey : images of rivalry and sacrifice at Çatalhöyük, in I. Hodder (éd.), Violence and the Sacred in the Neolithic, Cambridge University Press.

3 mai 2018 : Journée d’études. La libération et consécration d’animaux en Asie – INALCO – Paris

Journée d’études “La libération et consécration d’animaux en Asie”

Organisée avec le soutien de l’École Doctorale
le 3 mai 2018 à l’INALCO
de 9h30 à 17h15

Les pratiques de libération et de consécration d’animaux sont très répandues en Asie. Au moyen d’une action rituelle, des animaux en captivité sont mis en liberté et des animaux au sein du troupeau sont sauvés de l’abattage et offerts aux divinités du territoire. Cette journée d’études, la première qui soit consacrée à ces pratiques, a pour objet de les explorer dans toute leur diversité ainsi que de réfléchir aux relations hommes-animaux- environnement dans les différents contextes culturels et religieux au sein desquels elles se déroulent.

Programme

INALCO
2 rue de Lille 75007 Paris
Les Salons

Contacts
francoise.robin@inalco.fr
maria.coma@inalco.fr
charlotte.marchina@inalco.fr 

17 mai 2018 : Duo de souffles, concert de Mikhaïl Santaro & François Picard – Paris

Mikhaïl Santaro et François Picard se sont rencontrés au musée de l’Homme. Mikhaïl joue du tsuur, François du xiao, deux flûtes, l’une mongole, l’autre chinoise, simples tuyaux de bambou qui rendent le souffle sonore.
Ils ont dépassé l’âge des exploits mais pas des paris, comme celui de faire un duo improvisé et mûrement réfléchi, rêvé entre Oulan Bator et Trévières (Normandie), de Pékin à Paris.
Aucun répertoire en commun a priori, mais un art d’animer les corps et de de combiner les souffles ; l’un chamanique, l’autre taoïste, à moins que ce ne soit l’inverse. Une rencontre hors du commun, une mise en commun ; fait non négligeable : la fille de l’un a été l’élève de l’autre, et chacun appelle l’autre « maître ».
Mikhaïl Santaro enseigne la médecine traditionnelle chinoise, il a publié Hard Wood Tsuur : Wind mounted melodies from the Altaï mountains to the Mongolian steppes (Ulaanbaatar, 2008).
François Picard enseigne l’ethnomusicologie, il a publié L’incantion du patriarche Pu’an. Les avatars du syllabaire sanskrit dans la musique chinoise (Peeters, 2012).

Le concert aura lieu le jeudi 17 mai 2018 à 20 h 30
au Centre Mandapa
6 rue Wurtz
75013 Paris

01 45 89 99 00 ou reservations@centre-mandapa.fr