Archives de catégorie : Géographie

Boennec Éléa

Géographe

Doctorante en géographie à l’École doctorale de géographie de Paris, affiliée à l’Unité de recherche Médiations et à l’IFRAE. 

En 2019, j’ai soutenu un mémoire de Master 2 intitulé « Régimes de visibilités et spatialités gaies à Oulan-Bator ». Les résultats de l’enquête de terrain ont mis en évidence l’existence de lieux HSH dans les interstices de la ville, caractérisés par leur éphémérité, leur mobilité et leur faible visibilité. Néanmoins, l’évolution de la perception des masculinités sous l’influence internationale semblait favoriser une meilleure acceptation des sexualités « autres » et le début de l’année 2019 s’est ainsi démarqué en offrant une plus grande visibilité HSH grâce notamment à l’activisme de la société civile.

Je réalise  une thèse de doctorat sur le genre et le(s) féminisme(s) en Mongolie, sous la direction de Gaëlle Lacaze et de Charlotte Marchina. L’objectif de cette thèse sera d’analyser les dynamiques d’appropriation et de résistance des idéologies féministes en Mongolie pour dévoiler les stratégies d’autodétermination féminines dans un contexte de mobilité croissante des personnes et des idées. Je m’intéresserai aux interpénétrations du mondial et du local (glocalisation) pour comprendre quelles thématiques circulent d’une société à l’autre et quels décalages dus à des différences de contextes et d’enjeux nationaux nous pouvons identifier. Il s’agira de comprendre comment ces dynamiques limitent ou favorisent la production d’un mouvement féministe mongol.

Mots clés
 identité, genre, féminisme, mobilité

Terrain
Mongolie

Neyroud Michel

Chercheur indépendant, Géographie

Michel Neyroud est un chercheur indépendant qui s’intéresse de près à la géographie, au documentaire et à la cartographie. Il étudie deux problématiques en Mongolie et en Sibérie : la survie de communautés isolées, notamment des éleveurs de rennes, dans le contexte postsocialiste d’une part, les spatialités et les mémoires des répressions staliniennes en Sibérie d’autre part. Le recours à la photogrammétrie, notamment en drone, permet de renouveler les connaissances sur les répressions et leur inégale mémorialisation avec un accent particulier sur les spatialités.

Ouvrage
Huit récits de résistance dans l’Ain. 1940-1945, suivis de Quelques autres renoncements à la soumission, 2013, 276 p., dont 178 planches en quadrichromie, 324 photographies, 45 cartes, 6 schémas, 2 frises et 5 index. Auto-édition, chez l’auteur.

Mots clés
goulag ; modèle 3D, modèle spatial ; patrimoine ; photogrammétrie ; élevage, rennes ; répressions staliniennes

Terrains
Mongolie, Sibérie (taïga)

Billé Franck

Anthropologue et géographe

Directeur de programme, Université de Californie (Berkeley)

Les recherches de Franck Billé portent sur les questions de frontières, territorialité, et souveraineté. Sa recherche doctorale a porté sur les sentiments antichinois en Mongolie contemporaine.
Le nouveau livre sur lequel il travaille, Somatic States: On Cartography, Geobodies, Bodily Integrity, est une étude sur la force affective de la cartographie politique. Une esquisse du livre a été publiée en 2014 dans Environment and Planning D, et un chapitre du livre, toujours dans la même revue, en 2018.

Principaux ouvrages
2020   Voluminous States: Sovereignty, Materiality, and the Territorial Imagination. Durham: Duke University Press.
2018    Yellow Perils: China Narratives in the Contemporary World (co-edited with Sören Urbansky). Honolulu: University of Hawai’i Press. (2019 Paperback, University of Hawai’i Press).
2015   Sinophobia: Anxiety, Violence, and the Making of Mongolian Identity. Honolulu: University of Hawai’i Press. (2015 Hong Kong University Press) (2016 Paperback, University of Hawai’i Press).
2012   Frontier Encounters: Knowledge and Practice at the Russian, Chinese and Mongolian Border (co-edited with Caroline Humphrey and Grégory Delaplace). Cambridge: Open Book Publishers.

Mots clés
frontières, territorialité, souveraineté

Terrains
Russie, Chine, Mongolie