Tous les articles par Sandrine Ruhlmann

26 février 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes, Paris

La prochaine séance du Séminaire des études mongoles et sibériennes se tiendra le mercredi 26 février 2020 au 54, boulevard Raspail, salle 17 (sous-sol) de 14 à 16h.

Grégory Delaplace, Clément Jacquemoud, Sandrine Ruhlmann et Isabelle Charleux feront une présentation des études mongoles et sibériennes en France.

Au plaisir de vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

5 février 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes, Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la prochaine séance du Séminaire des études mongoles & sibériennes qui se tiendra le mercredi 5 février 2020 au 54 boulevard Raspail, en salle 26 (au sous-sol), de 14 à 16h. 

Nous aurons le plaisir d’écouter Robin Toublan (EPHE) qui présentera une communication intitulée « La fête évène Hebdenek (nord-est sibérien) ».

Hèbdenek, également appelé Nouvel An évène, est une fête célébrée dans la ville de Magadan (nord-est sibérien, Russie) depuis 1997. L’événement est présenté par ses organisateurs comme la renaissance d’une fête de l’époque pré-soviétique et est considéré comme une célébration traditionnelle et rituelle spécifique aux Évènes, l’une des populations autochtones locales. Pourtant, l’existence même de la fête ne fait toujours pas complètement l’unanimité parmi la population évène locale, tout comme son contenu, qui a d’ailleurs été passablement modifié au fil des ans. En outre, le contexte dans lequel la célébration prend place s’est profondément transformé puisque l’événement rassemble aujourd’hui plusieurs centaines de participants non-évènes et fait intervenir diverses institutions politiques régionales. À partir de données ethnographiques recueillies en 2015, je propose donc d’appréhender la fête contemporaine et ses évolutions en explorant ce que recouvrent les qualificatifs – traditionnelle, évène et rituelle – qui lui sont attribués.

En espérant vous retrouver nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

22 janvier 2020 : Séminaire des études mongoles et sibériennes, Paris

La prochaine séance du Séminaire des études mongoles et sibériennes se tiendra le mercredi 22 janvier 2020 au 54, boulevard Raspail, salle 17 (sous-sol) de 14 à 16h.
Nous aurons le plaisir d’écouter la doctorante Isaline Saunier (EPHE) sur « L’identité à la mode mongole : réinvention du vêtement « traditionnel » et anthropologie du paraître en Mongolie contemporaine ».

Résumé
La Mongolie actuelle est un pays jeune, dynamique, qui s’est ouvert en 1990 après la chute des idéaux socialistes. Après sept décennies de bouleversements historiques et culturels, ce pays de trois millions et demi d’habitants enclavé entre la Russie et la Chine revendique de nouveaux marqueurs identitaires forts. Les Mongols, qui n’apparaissent qu’au XIIe siècle de notre ère, cherchent à se positionner sur la scène internationale et ancrent dans l’histoire de la Mongolie, les Hünnü (Xiongnu), premier empire des steppes, comme leurs ascendants et ancêtres grâce aux nombreuses découvertes archéologiques. Parmi les artefacts attribués aux Hünnü (Xiongnu) mis au jour, le vêtement, le deel, semble être l’un des marqueurs le plus visible et le plus constant de cette identité ancienne. Ainsi, le vêtement devient un objet-enjeu fondamental dans la fabrication d’une identité nationale mongole. Aujourd’hui le deel, comme les pratiques alimentaires, le pastoralisme nomade ou encore Chinggis Khan, va entrer dans la définition de l’identité mongole. Ainsi, comment cette dernière se fabrique-t-elle en Mongolie contemporaine au travers des manières de paraître, que ce soit la réinvention du vêtement dit « traditionnel » ou la mise en valeur de la beauté et de l’apparence ? A partir des données ethnographiques recueillies entre 2015 et 2019, je souhaite mettre en avant plusieurs aspects identitaires qu’ils soient politique, esthétique ou sociale. L’histoire du vêtement et sa définition actuelle par les institutions culturelles et scientifiques mais aussi la beauté et la mode en Mongolie seront les fils directeurs de cette présentation à travers plusieurs actualisations essentiellement féminines (pratique du maquillage, pratique de la couture, défilés de mode, photographies de mode, etc.)

En espérant vous voir nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

5-9 février 2020 : Lettres des steppes, Lavoir Moderne Parisien – Paris

Nous avons le plaisir de vous convier à une lecture de textes de l’écrivain mongol G. Mend-Ooyo Gombojav en musique
du 5 au 8 février 2020 à 21h et le 9 février 2020 à 17h
au Lavoir Moderne Parisien 
35, rue Léon – 75018 Paris 

Les Lettres des Steppes incarnent la parole engagée de l’écrivain mongol Mend-Ooyo Gombojav. Elles nous transportent au cœur du Pays du Grand Ciel Bleu où l’un des derniers peuples nomades de la planète entretient depuis toujours un lien intime et spirituel avec sa terre ancestrale. Un appel à prendre conscience de la beauté du monde, plus que jamais menacée par la cupidité des Hommes. 

Mend-Ooyo Gombojav est né dans une famille d’éleveurs nomades. Bercé durant toute son enfance par les contes et les légendes de la steppe mongole, il a été élevé dans le respect de la Mère-Terre honorée depuis toujours par ses ancêtres. Il a déjà publié une quarantaine de recueils de poésie, d’essais et de romans. À ce jour, ses écrits ont été traduits en près de quarante langues, dont le français. En tant que président de l’Académie de Culture et de Poésie de Mongolie, il est très impliqué dans la protection du patrimoine artistique et environnemental de son pays. En 2015, il s’est vu décerner l’Ordre de Chinggis Khan, la récompense culturelle suprême de Mongolie.

Un homme et deux femmes ouvrent tour à tour huit lettres en provenance des lointaines steppes de Mongolie. Rythmes et mélodies instrumentales se mêlent aux sonorités électroniques pour accompagner ce trio complice qui nous plonge dans un espace-temps surprenant où plane l’esprit d’une terre peuplée d’entités issues du fond des âges. Plus que jamais d’actualité, résolument contemporaines et dotées d’une dimension universelle, ces lettres rédigées en l’honneur de notre Mère-Terre ne peuvent que résonner au plus profond de chacun d’entre nous. Elles nous invitent à retrouver une relation harmonieuse avec le monde qui nous entoure et dont notre propre survie dépend.
« Répétons encore et encore cette incantation magique : Je t ’aime Mère-Terre ! »

Texte de G. Mend-Ooyo Gombojav 
Avec Fanny Bastien, Anne-Sylvie Meyza et Rodrigo Ramis 
Musique Benjamin Lauber
Traduction Raphaël Blanchier 

Un spectacle imaginé par FocusTrap en collaboration avec Théâtre d’Ailes Ardentes

https://lavoirmoderneparisien.com/

01 46 06 08 05
Métro : Ligne 2 (Barbès – Rochechouart) ou ligne 4 (Château Rouge)

20 janvier 2020 : parution d’un hors série Mongolie dans la revue Jentayu

Nous vous annonçons la parution du hors-série n°4 consacré à la Mongolie dans la revue Jentayu, Nouvelles littératures d’Asie.

Jentayu, revue littéraire indépendante consacrée aux nouvelles littératures d’Asie entame la nouvelle année par la parution d’un hors-série entièrement dédié à la littérature contemporaine de Mongolie !

Après avoir visité Taïwan, la Thaïlande et l’Indonésie, ce quatrième hors-série de notre collection nous emmènera au pays des steppes, vers le “cœur du continent” comme l’appelle notre préfacier et ami Marc Alaux. En tout, ce sont vingt auteurs contemporains, pour la plupart traduits pour la toute première fois en français, qui nous donneront à lire, à voir et à comprendre la Mongolie d’hier et d’aujourd’hui, en vers ou en prose. Ce sont aussi six artistes mongols qui ont apporté, par leur imagination et leurs coups de crayon, leur vision à chacun de ces textes. Et ce sont quatorze traducteurs qui se sont faits passeurs et sans qui ce recueil n’aurait pu voir le jour.

Publié en partenariat avec l’Académie de la culture et de la poésie de Mongolie et avec le soutien du Centre national du livre – rencontres, lectures, actualités et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, voici donc un panorama unique et rare de la littérature mongole d’aujourd’hui, une anthologie qui « n’est qu’une lucarne, mais qui ouvre sur une plaine lumineuse et belle », comme l’écrit encore Marc Alaux. Ouvrez-la donc, cette lucarne, et laissez-vous emporter par ce qu’elle offre au regard.

La date de parution prévue est fixée au lundi 20 janvier 2020. Vous pouvez d’ores et déjà visualiser le sommaire complet du recueil et pré-commander votre exemplaire sur notre site : http://editions-jentayu.fr/nos-publications/. Les premiers envois seront faits dans le courant de la semaine du 20 janvier.

Sommaire

8 janvier 2020 : Séminaire des études mongoles & sibériennes, Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la prochaine séance de notre Séminaire des études mongoles & sibériennes qui se tiendra le mercredi 8 janvier 2020 au 54 boulevard Raspail, salle 17 (sous-sol), de 14h à 16h.

Nous aurons le plaisir d’écouter la doctorante Camille Prouharam (EPHE) sur l’« Analyse du réseau cinématographique des auteurs mongols en Chine : quelques exemples ethnographiques ».

Une des particularités du cinéma sur les Mongols de Chine par les Mongols de Chine, réside dans le développement de son réseau cinématographique. De par leur nombre et leur histoire, ces derniers, contrairement aux autres minorités chinoises, ont réussi à mettre en place des stratégies pour prendre une part active dans la représentation de leurs identités. À travers l’analyse de la composition de ce réseau, et de terrains ethnographiques, ce séminaire présentera des exemples concrets de son utilité et des enjeux propres à ce cinéma. Ainsi, nous tenterons de comprendre si ce réseau permet une représentation filmique variée des Mongols et différente de celle encouragée par l’État.

En vous souhaitant à tous une belle année 2020,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

10 janvier 2020 : Soutenance de thèse de Léa Macadré, Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la soutenance de thèse de doctorat en Architecture, urbanisme, paysage et patrimoine de Léa MacadréLes collections patrimoniales de Mongolie à l’épreuve de l’Histoire (Musée National de Mongolie, Musée-Palais du Bogd Haan, Musée des Beaux-Arts Zanabazar), sous la direction de A. Caiozzo et I. Charleux, le vendredi 10 janvier 2020 à 14h, à l’Université Paris 7–Diderot.
Bâtiment Olympe de Gouges
Salle M019 (au rez-de-chaussée, côté petit jardin)
8 place Paul Ricœur
75013 Paris 

Résumé
Les musées nationaux en Mongolie et le patrimoine matériel qu’ils abritent ont un rôle fondamental, celui de montrer aux visiteurs mongols ou étrangers la culture et l’histoire mongoles. Les quarante-cinq musées nationaux exposent ainsi plus de deux cent soixante-dix mille objets archéologiques, historiques, ethnographiques, religieux ou artistiques. L’objectif de cette thèse est d’éclairer les liens ou les failles entre les collections des musées de Mongolie, principalement celles du Musée National, et l’imaginaire collectif vécu par les Mongols. À travers ce cas, la nature des futurs musées peut être envisagée, entre lieux des identités patrimonialisées et reflets des sociétés mouvantes.
Le Musée National de Mongolie est l’objet principal de cette étude, illustrant par son statut et par son histoire depuis 1924 une organisation et une période historiques de fondation institutionnelle du domaine muséal. Les objets constituent un filtre de lecture de l’identité mongole telle qu’elle est présentée dans le principal musée. Grâce aux outils muséographiques et ethnographiques, les parties de parcours mises en valeur et les objets-phares qui font occurrence ont été identifiés et les facteurs permanents d’identification apparaissent, tout comme les décalages de narration. 
Cette thèse montre par ailleurs que le caractère « vivant » du patrimoine est essentiel en Mongolie. Il est un fait que les Mongols expriment un vrai sentiment d’appartenance identitaire qu’ils manifestent collectivement lors des nombreuses célébrations et fêtes nationales. Avec le tournant de la Révolution démocratique de 1990, La Mongolie a pu intégrer les travaux internationaux autour des questions du patrimoine national. Depuis les années 2010, les équipes des musées ont été très actives par le biais des sites internet et des réseaux sociaux. La communication publique comme les débats internes des professionnels de musées mongols se sont développés, amenant de nouvelles perspectives et interrogations pour les mois et années à venir, notamment par des projets de constructions importants, attendus depuis un peu moins d’une dizaine d’années.

Mots clés
Mongolie, patrimoine matériel, musée, muséologie, muséographie, identité nationale, culture matérielle

Boucheron Olivier

Architecte

Architecte dplg (ENSAPLV, 2002). DEA en Géographie culturelle (EHESS, 2006). Maître de conférences en Villes et Territoires à L’ENSAPLV. Membre du Laboratoire Architecture Anthropologie (UMR 7218). Directeur atelier nelobo (2009).

Entre 2003 à 2006, il se rend plusieurs fois à Oulan-Bator pour arpenter la ville, des secteurs d’habitat collectif à la colline de Gandan, en passant par les quartiers d’enclos afin d’étudier une autre manière de faire la ville, à sa marge. Par ailleurs, depuis 2013, il dirige les ateliers internationaux de l’ENSAPLV avec la Faculté d’Architecture et d’ingénierie de MUST, à et sur Oulan-Bator. Une critique argumentée de notre modernité contemporaine développée au travers de la relation entre la recherche, la transmission et l’acte de bâtir, détermine son approche et sa production. Il travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage collectif sur Oulan-Bator.

Mots clés
architecture, ville, anthropologie, habitat, espace, modernité

Terrain
Mongolie

Du 9 au 20 décembre 2019 : Exposition photographique : Nénètses, Khanty et Mansi de la Sibérie (sub)arctique – Paris, INALCO

Dominique Samson (INALCO) a le plaisir de vous convier à l’exposition photographique Nénètses, Khanty et Mansi de la Sibérie (sub)arctique, qui a lieu 
du 09 au 20 décembre 2019 de 10h à 17h
à l’INALCO
65 rue des Grands Moulins
75013 Paris
Hall 2

Dans le cadre de « 2019, année internationale des langues autochtones », décrétée par l’ONU, cette exposition est consacrée aux trois premiers peuples autochtones outre-Oural, dont les cultures sont étudiées à l’INALCO.

Les Nénètses (44 640 lors du dernier recensement de 2010) sont des éleveurs de rennes qui nomadisent avec leurs troupeaux dans les toundras arctiques. Au fil des saisons, ils suivent simplement la nedarma, cette route invisible qui unit les générations passées, présentes, futures, à la toundra et au renne : les Nénètses y naissent, grandissent, vivent, s’aiment, travaillent et meurent, veillés depuis les sept strates célestes superposées par les dieux qui s’affairent au bon ordonnancement du “Monde d’en Haut” et du “Monde du Milieu”, et depuis la septième couche de pergélisol du “Monde d’en Bas” par Nga, le dieu de la mort, dont le tchoum se dresse au bord de la rivière souterraine Nioul-Iam. Et de leurs forces égales dépend l’équilibre de l’univers, bouleversé par les interactions avec le monde russe et les enjeux de l’Arctique.

Les Khanty (30 943) peuplent traditionnellement les forêts de la rive orientale de l’Ob, leur fleuve sacré, et de ses affluents. Chasseurs-pêcheurs semi-nomades, mais également éleveurs de rennes au Nord et à l’Est, ils se déplacent d’un village saisonnier à un autre. Leur mode de vie traditionnel dans un paysage sensible où tout est vivant et sacré, parce que chaque terre n’est autre qu’une incarnation vivante de telle déesse ou de tel dieu, est menacé par l’exploitation industrielle, notamment du pétrole, du gaz et bois. L’Ours, au fil de la christianisation, est devenu une figure christique

Les Mansi (12 269) qui vivent sur la rive occidentale de l’Ob sont de proches parents des Khanty du point de vue du mode de vie et de la langue, mais l’afflux de colons depuis le xviie siècle ainsi que l’extractivisme depuis les années 1950-1960 ont limité la culture vivante à quelques simples îlots ; selon les chiffres officiels, les locuteurs de mansi seraient 938, soit 7,6% de la communauté.

Pour l’essentiel, ces photos ont été prises lors de travaux de terrain entre 1996 et 2018. L’auteur remercie les Nénètses, les Khanty et les Mansi ainsi que l’Inalco du soutien qu’ils n’ont cessé d’accorder à tous les projets qu’il a pu entreprendre.

Sukhbaatar Amgalan

Architecte

Doctorant à l’École Pratique des Hautes Études, au GSRL, sous la direction d’Isabelle Charleux. 

Amgalan SUKHBAATAR  a étudié l’architecture à l’Ecole de génie civil et d’architecture (SCEA) de l’Université des Sciences et Technologie de Mongolie (MUST). Il a obtenu en 2003 le diplôme de B.Arch et en 2007 un master en architecture.
Après avoir travaillé sur divers travaux d’architecture et de design, il a étudié la planification urbaine, en particulier la planification des transports urbains à la School of Engineering de l’Université de Tokyo, et a obtenu un master en ingénierie .
Actuellement, dans le cadre d’une anthropologie urbaine, il étudie les transformations de l’architecture, de l’espace urbain et de la vie urbaine dans la capitale Oulan-Bator, dans une perspective historique et anthropologique (1990-2020).

Mots clés
anthropologie urbaine, vie urbaine, architecture, espace urbain, transformations urbaines, piétons

Terrain
Mongolie (Oulan-Bator)

Peuple
Mongol

9-13 décembre 2019 : Arctic Week – Paris

Alexandra Lavrillier, Enseignante-chercheur à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, rattachée au Centre Cultures, Environnements, Arctic, Représentations, Climat (CEARC), est heureuse de vous convier à l’Arctic Week, une conférence internationale qui propose des approches transdisciplinaires des changements climatiques et environnementaux en Arctique
du 9 au 13 décembre 2019
au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris.

Il s’agit de donner une vue d’ensemble des différents défis des régions arctiques, tels qu’ils sont compris par les peuples et les chercheurs de l’Arctique. Les participants poursuivront l’approche interdisciplinaire des changements environnementaux et climatiques initiée lors de la première édition, associant sciences humaines et sociales, sciences de l’environnement, peuples autochtones et étudiants internationaux. Elle réunira pour sa 2e édition des experts scientifiques académiques et experts autochtones.
L’idée de l’Arctic Week est de créer des synergies entre les spécialistes des sciences sociales et environnementales et entre les scientifiques et les peuples autochtones de l’Arctique tout en faisant participer les étudiants et les jeunes à ces projets. Il est également très important d’organiser des manifestations culturelles afin de sensibiliser le public français au changement climatique arctique et aux questions de biodiversité.

La participation des peuples autochtones de l’Arctique (Sibérie, Europe du Nord, Groenland, Alaska et Canada) est cruciale, car ils sont les premiers témoins des effets profonds des changements climatiques et veulent faire entendre leurs connaissances et leurs observations. Plusieurs projets scientifiques dans l’Arctique ont prouvé la précieuse contribution des systèmes de savoirs autochtones ; ces derniers devraient être pleinement impliqués et reconnus par la communauté scientifique.
La participation des étudiantes et étudiants du Master 2 Arctic Studies – en tant que futurs acteurs directs ou indirects de l’Arctique (jeunes scientifiques, agents économiques ou décideurs – est essentielle à la préparation et à l’organisation de l’Arctic Week. Il est crucial de les convaincre de l’importance de l’Arctique sur les plans environnemental, économique, social et culturel, et de les initier activement à la transdisciplinarité et aux savoirs autochtones comme moyens d’améliorer la durabilité et de mettre en oeuvre les pratiques d’adaptation aux changements climatiques et de préservation de la biodiversité.

Programme & inscription obligatoire en ligne

Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères
27 rue de la Convention, 75015 Paris
(RER C – Javel | Line 10 – Javel-Citroën)

Inscription et document d’identité obligatoires lors de votre venue !

1er décembre 2019 : Projection du film Esprits des trois sommets de Ksenia Pimenova – Paris, Musée de l’Homme

Nous sommes heureux de vous convier à la projection du film Esprits des trois sommets (France, 2016, 55′, vostfr) de Ksenia Pimenova le 1er décembre 2019 à 16h15 au Musée de l’Homme à Paris, dans le cadre du 38è festival international Jean Rouch.

Dans un village de la République de Touva (Russie), une chamane russe perpétue les traditions religieuses locales au sein des Trois Sommets, une association qu’elle mène avec Anya et Baazan, veuve du grand chamane Kyrgys Huurak dont elle fut disciple. Outre les grands rituels, Véra donne des consultations privées. Elle pratique divinations, purifications et divers rituels de cure, écoute et conseille ses patients. Dans un contexte en pleine mutation, entre conflits de pouvoir et compétition avec d’autres courants religieux tel que le bouddhisme, les trois femmes tentent de maintenir à flot leur association.

Née à Moscou en 1977, Ksenia Pimenova obtient, en 2012, un doctorat en sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales, avec une thèse sur le renouveau du bouddhisme et du chamanisme chez les Touvas de Sibérie du Sud. Elle est actuellement postdoctorante au Musée du quai Branly et membre associée au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (Ecole pratique des hautes études). Esprits des Trois Sommets est son premier documentaire.

Musée de l’Homme
17 place du Trocadéro
75016 Paris
Auditorium Jean Rouch

Parution du livre “Urban Hunters: Dealing and Dreaming in Times of Transition” de Lars Højer et Morten Axel Pedersen

Nous sommes heureux de vous annoncer la parution du livre Urban Hunters. Dealing and Dreaming in Times of Transition de Lars Højer et Morten Axel Pedersen aux Yale University Press, en novembre 2019.

Urban Hunter  is an ethnography of the Mongolian capital city, Ulaanbaatar, during the nation’s transition from socialism to a market-based economic system. Following the Soviet Union’s collapse in 1991, Mongolia entered a period of economic chaos characterized by wild inflation, disappearing banks, and closing farms, factories, and schools. During this time of widespread poverty, a generation of young adults came of age. In exploring the social, cultural, and existential ramifications of a transition that has become permanent and acquired a logic of its own, Lars Højer and Morten Axel Pedersen present a new theorization of social agency in postsocialist as well as postcolonial contexts.

Lars Højer is associate professor and deputy head at the Department for Cross-Cultural and Regional Studies, University of Copenhagen, and the director of the Centre for Comparative Culture Studies.
Morten Axel Pedersen is professor of social anthropology at the University of Copenhagen and a vice-director of the Copenhagen Centre for Social Data Science.

November 26, 2019
288 pages, 6 1/8 x 9 1/4
28 b/w illus.
ISBN: 9780300196115
HC – Paper over Board

Gruca Véronique

Anthropologue

Doctorante en anthropologie à l’Université Paris-Nanterre, rattachée au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC).

Véronique Gruca mène des recherches sur les rituels chamaniques des Bouriates de Mongolie depuis 2014. Son mémoire de Master (2016) présente deux rituels chamaniques, dans une approche centrée sur les interactions qui met en lumière deux modes de médiation avec l’invisible. Elle poursuit actuellement ses recherches dans le cadre d’un doctorat, sous la direction d’Anne de Sales et de Grégory Delaplace, en étudiant les rituels dans le contexte de la Mongolie contemporaine. Elle concentre ses observations sur les pratiques d’extraction minière et la façon dont celles-ci reconfigurent les relations des humains aux esprits et aux morts. Dans cette reconfiguration, les chamanes semblent occuper une place prépondérante.

Mots clés
rituel, pratiques chamaniques, extraction minière, morts, esprits, reconfiguration des relations

Terrain
Mongolie

Peuple
Bouriates de Mongolie

22 octobre 2019 : projection du film Eastern memories: from Japan to Mongolia de Niklas kullström et Martti Kaartinen

L’INALCO fait son cinéma et Charlotte Marchina nous invite à la projection du film Eastern Memories: from Japan to Mongolia de Niklas kullström et Martti Kaartinen (2018, version anglaise sous titrée en français)

le mardi 22 octobre 2019
de 18h à 21h30
à l’INALCO, 65 rue des Grands Moulins
dans l’Auditorium.

Eastern Memories is an unexpected road movie into the Far East of Mongolia and Japan. Seamlessly intertwining the past and present into a visually stunning journey of adventure and exploration, love and death, conspiracies and the fall of nations – all told by a dead Finn from the distant north.

The film brings together parallel realities of a bygone world and the transitory present, old beliefs and traditions clashing with a world of visionless capitalism. It shows the great divide between nature and cities, resources and consumption.

Finnish linguist and diplomat G. J. Ramstedt takes us into the past world of spirits and deities. A world that came to a dramatic end in the early 20th century, due to communist ideology and market economy. Ramstedt is our witness of the past and our mirror to the present. We travel with him on unexpected roads together with Mongolian gangsta rappers, Chinese hipsters, Japanese lovers, buddhist monks, nomads from the vast steppe and the ubiquitous Salarymen populating every corner of Tokyo.

L’entrée est libre!
Venez nombreux!

11 octobre 2019 : Table ronde “Marco Polo et la fabrique italienne du savoir géographique” à Blois

Nous vous convions à la table ronde “Marco Polo et la fabrique italienne du savoir géographique” des Rendez-vous de l’histoire, à laquelle participe Marie Favereau, historienne médiéviste spécialiste de l’histoire de l’empire mongol, le vendredi 11 octobre 2019 de 14h15 à 15h45, à Blois.

Relire le Devisement du monde de Marco Polo, autrement dit sa « description du monde », de Jérusalem à la Chine des Mongols, permet de saisir sur le vif la naissance au creuset italien d’un nouveau savoir géographique global, auquel nous devons tant.

Parution du livre “Le droit mongol dans l’État sino-mandchou (1644-1911). Entre autonomie et assimilation” de Frédéric Constant

Nous sommes heureux de vous annoncer la parution du livre Le droit mongol dans l’État sino-mandchou (1644-1911). Entre autonomie et assimilation (Paris, Collège de France, Institut des Hautes Études Chinoises, Vol. XLI, Éditions de Boccard, 2018. 525 pp., 3 cartes) de Frédéric CONSTANT, Maître de conférences en droit. 

Partant d’une description complète de la législation impériale promulguée par le gouvernement des Qing pour la Mongolie, l’auteur examine dans ce livre les problèmes nés de l’introduction de cette législation aux Mongols et de l’application de celle-ci. L’étude d’un large éventail de documents juridiques — incluant les codes mongols antérieurs aux Qing, la législation impériale, les règlements administratifs et les jugements rendus à la fois aux niveaux local et central — lui permet d’analyser les interactions entre le droit et diverses questions relatives à l’autonomie locale, au pluralisme juridique, à l’assimilation politique et aux relations entre le centre et la périphérie.
L’auteur défend l’idée que les Qing tendirent à mettre en valeur l’approche et les principes du droit chinois lors de l’élaboration de la législation propre aux Mongols. Ils transférèrent progressivement une grande partie de concepts étrangers à la tradition juridique mongole, sinon leur totalité. Malgré les efforts importants mis en œuvre pour contrôler et normaliser l’administration des régions périphériques jusqu’à en faire une extension de la Chine intérieure plutôt qu’un protectorat gouverné par l’aristocratie locale, et malgré les effets de l’immigration Han en Mongolie, les principes du droit mongol ne disparurent cependant pas complètement, ainsi qu’en témoignent les jugements rendus par les juges des niveaux inférieurs de l’administration Qing en Mongolie. 

This book provides a comprehensive description of legislation enacted by the Qing government for the Mongols and subsequent problems of enforcement. Relying on a wealth of legal sources —including pre-conquest Mongol codes, Qing legislation, and administrative regulations and judgments rendered both at the central and local administration levels —, Le droit mongol examines the interplay between the legal realm and crucial questions such as local autonomy, legal pluralism, political assimilation and center-periphery relation.
The author argues that in crafting and enforcing legislation that was specific to the Mongols, the Qing emphasized the traditional legal approaches inherited from the Ming and earlier dynasties, leading to the gradual displacement of much of the indigenous Mongol legal concepts and procedures. Despite forceful efforts by the Manchu state to control and normalize the administration of the Mongol region, such that it became an extension of China proper rather than a protectorate entrusted to the local Mongol aristocracy, and despite the impact of Han Chinese immigration; nonetheless, Mongolian laws, principles, and judicial practices did not disappear altogether. The result was a multi-layered and hybrid legal system that integrated indigenous Mongol, traditional Chinese, and Qing dynastic legal traditions and practices. 

En vente chez : 
DE BOCCARD, Édition-Diffusion 4, rue de Lanneau
75005 PARIS – France 
Tel.: 33 1 43 26 00 37 Email: info@deboccard.com
www.deboccard.com

19 & 20 septembre 2019 : Le cinéma d’expédition, journée d’étude – Paris

Vous êtes conviés à la journée d’étude Le cinéma d’expédition qui se déroulera en deux volets :

Le cinéma d’expédition : un genre cinématographique?
le jeudi 19 septembre 2019, à partir de 9h30
   au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac 
   218 rue de l’Université
   37 quai Branly
   75007 Paris
   Salle de cinéma

Autour de la croisière noire et de la croisière jaune
le vendredi 20 septembre 2019, à partir de 10h
   à la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé
   73 avenue des Gobelins
   75013 Paris

Comité d’organisation : Caroline Damiens

Ces journées sont associées à la programmation Ciné-expéditions (jusqu’au 24 septembre) et à l’exposition Cinéma d’expédition: des débuts à l’aventure de la Croisière jaune (jusqu’au 30 novembre) actuellement en cours à la fondation Pathé.

Entrée libre dans la limite des places disponibles 
Réservation : accueil@ fondationpathe.com

À l’intersection de la culture visuelle, de l’anthropologie et du voyage, le cinéma d’expédition connaît une période florissante dans l’entre-deux guerres. Cette production s’adosse à la pratique alors en vogue des expéditions, qui constituent à la fois des modes de voyage, de production de savoir et, via leurs « produits dérivés » (films, livres, conférences, etc.), de divertissement populaire. Produit de professionnels comme d’amateurs, de voyageurs ou d’anthropologues, le cinéma d’expédition est caractérisé par une forte hybridité générique, entre documentaire et fiction, entertainment et film éducatif. Point de jonction entre la recherche scientifique et le divertissement populaire dans le contexte particulier des empires coloniaux, cette production a contribué à façonner à la fois la discipline anthropologique et l’imaginaire géo-anthropologique du grand public. 
Associées à une programmation de films muets sur les débuts du cinéma d’expédition ainsi qu’à une exposition à la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé, ces journées d’étude entendent redonner une place à ce corpus hybride de l’histoire du cinéma, du divertissement populaire et du film ethnographique, sans oblitérer sa dimension coloniale. Organisées en deux temps, elles se donnent pour objectif de dessiner une cartographie et une définition du genre, en interrogeant ses origines et ses modes de fonctionnement, mais aussi en se concentrant sur son « âge d’or », notamment à travers deux exemples : ceux de la « croisière noire » et de la « croisière jaune » de Citroën.

3 & 13 septembre 2019 : Projection du film “Travelling in the Arctic” de Sakari Pälsi (1917) – Paris

Vous êtes conviés à la projection du film Travelling in the Arctic (Sakari Palsi, 1917) dans le cadre de la programmation « Ciné-expéditions » (projections en ciné-concert)
le mardi 3 septembre à 17 h et le vendredi 13 septembre à 16 h 30
à la fondation Pathé
73 avenue des Gobelins 75013 Paris

Archéologue, explorateur, ethnographe et écrivain finnois, Sakari Pälsi a exploré le pôle Nord, du Canada à la Sibérie. Entre 1917 et 1919, Sakari Pälsi effectua une expédition qui l’emmena en Sibérie et au Japon. A l’été 1917, il tourne en Tchoukotka, région située à la pointe Nord-Est de la Russie, au niveau du détroit de Béring. Il filme la vie quotidienne des Tchouktches.

Réalisation : Sakari Pälsi
Restauration : Jukha Mannerkorpi, Lauri Tykkyläinen (Finnish Film Archives)

Le film sera projeté en copie numérique, en provenance du National Audiovisual Institute Finland.

La séance du mardi 3 septembre 2019 à 17h sera présentée par Caroline Damiens (programmatrice du cycle, MCF en études cinématographiques à l’université Paris Nanterre).

3 & 11 septembre 2019 : Projection du film “Les Hommes de la forêt” (Alexandre Litvinov, 1928) – Paris

Dans le cadre de la programmation « Ciné-expéditions » (projections en ciné-concert, vous êtes conviés à la projection du  film  Les Hommes de la forêt d’Alexandre Litivnov
le mardi 3 septembre à  19h et le mercredi 11 septembre à  17h
à  la fondation Pathé
73 avenue des Gobelins
75013 Paris

Tourné en quelques jours à l’été 1928 (Sibérie Orientale, région de Vladivostok),  est le produit d’une longue expédition en Extrême-Orient russe. Parmi les premières tentatives de film ethnographique, il décrit le mode de vie des Oudégués, peuple autochtone de la région de l’Oussouri. Considéré à l’époque comme le « Nanouk soviétique », le film est réalisé par Alexandre Litvinov en étroite collaboration avec l’écrivain-voyageur Vladimir Arseniev, auteur du célèbre récit Dersou Ouzala. Typique des films d’expédition soviétiques, il entend montrer la vie des « gens de la forêt » avant et après les changements apportés par la révolution d’Octobre.

Réalisation : Alexandre Litvinov
Opérateur : Pavel Merchine
Conseiller : Vladimir Arseniev

Le film est projeté en 35mm, en provenance du catalogue Arkéion de Gaumont-Pathé Archives.

La séance du mardi 3 septembre à 19h sera présentée par Caroline Damiens, programmatrice du cycle, MCF en études cinématographiques à l’université Paris Nanterre.

Parution du livre “Inviting Happiness” de Sandrine Ruhlmann

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du livre  Inviting Happiness. Food Sharing in Post-communist Mongolia de Sandrine Ruhlmann (CNRS), le 26 septembre chez Brill, dans la collection Inner Asia Book Series, dirigée par D. Sneath, C. Humphrey et Uradyn E. Bulag. Il a été traduit de son livre L’appel du bonheur. Le partage alimentaire mongol, paru en 2015 dans la collection Nord-Asie (CEMS-EPHE), par Nora Scott .

For Mongols, sharing food is more than just eating meals. Through a process of “opening” and “closing”, on a daily basis or at events, in the family circle or with visitors, sharing food guarantees the proper order of social relations. It also ensures the course of the seasons and the cycle of human life. Through food sharing, humans thus invite happiness to their families and herds. Sandrine Ruhlmann has lived long months, since 2000, in the Mongolian steppe and in the city. She describes and analyzes in detail the contemporary food system and recognizes intertwined ideas and values inherited from shamanism, Buddhism and communist ideology. Through meat-on-the-bone, creamy milk skin, dumplings or sole-shaped cakes, she highlights a whole way of thinking and living.

La traduction du manuscrit français en anglais a bénéficié du soutien financier du Laboratoire d’excellence TEPSIS, du Centre Chine, Corée, Japon (CNRS UMR8173) et de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA).

14 août 2019 : Atelier de chant diphonique – Musée des Merveilles (Tende)

Le Musée des Merveilles vous propose, en complément des expositions en cours “Gravures nomades – L’art rupestre dans la steppe Mongole et Sibérienne” et “Horizons Mongols”, une journée “Musique de Mongolie”, le mercredi 14 août 2019.

 

Au programme :

  • un Atelier de chant diphonique, par Johanni Curtet,
    de 10 heures à 12 heures 30 et de 14 heures 30 à 17 heures.
    Découvrez cette surprenante technique vocale permettant d’obtenir plusieurs notes simultanées avec un seul organe vocal.
  • un Concert « IRAN, MONGOLIE, EUROPE », par l’Ensemble MEÏKHÂNEH,
    à 21 heures, entrée libre, selon les places disponibles.

12 juin 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris, CEMS

La prochaine séance de notre séminaire aura lieu le mercredi 12 juin
de 14h à 16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

La séance sera consacrée à deux projets de recherche portant sur l’orthodoxie.
Tout d’abord, Virginie Vaté (CNRS, CEFRES / GSRL, co-organisatrice du séminaire) présentera le programme « Orthodox Christianity and Indigenous Peoples of Alaska and Chukotka » (OCIP) et certains de ses résultats (projet réalisé conjointement avec M.-A. Salabelle, soutenu par l’Institut Polaire Français Paul-Emile Victor de 2015 à 2018).
Ensuite, Detelina Tocheva (CNRS, GSRL) donnera un aperçu du projet collectif franco-russe « Marquer l’espace par le religieux : une étude comparée de la présence de l’Eglise orthodoxe russe en Russie et en France », qu’elle co-dirige avec J. Kormina (avec le soutien de la FMSH et de la RFBR, 2019-2021).
Nous clôturerons le séminaire avec le traditionnel pot de fin d’année « potluck ».

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

29 mai 2019 : Conférence de Christopher Atwood – Paris, CEMS

Nous accueillerons Christopher Atwood le mercredi 29 mai
de 14-16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Professeur à l’Université de Pennsylvanie, spécialiste de l’histoire et de l’anthropologie de la Mongolie, il donnera une conférence intitulée : “Partners in Profit: Empires, Merchants, and Local Governments in the Mongol Empire and Qing Mongolia”  

Orto’ud, or business partners, were an essential part of the Mongol conquests and rule. But the word has disappeared in Mongolian today, replaced by a Chinese loan word tünš. Even when the word orto’ud “partners” appears in classical Mongolian sources, editors have not recognized it. What happened to this key word in the history of Mongolian “war capitalism”? And when and where did its Chinese replacement, tünš –which originally meant “interpreter”– come to mean “business partner”? Professor Atwood will use little known Uyghur-Mongolian texts and documents to shed light on the orto’ud “partners” from the heyday of the Mongol empire in the thirteenth and fourteenth century, to their decline, and to the strange rebirth of the institution –if not the name– during the eighteenth and nineteenth centuries rule of China’s Manchu Qing rulers over Mongolia.

Christopher Atwood sera invité de l’EHESS (54 Bd Raspail, Paris, salle AS1-08, sous-sol) et interviendra dans le séminaire d’Etienne de la Vaissière :
– vendredi 17 mai, 13h-15h: “Population Mobilization in Early Mongol Conquests”  
– vendredi 7 juin,  13h-15h: “The Environmental Geography of Mongol China” 
– vendredi 14 juin,  13h-15h: “Empire of Cotton, Empire of the Mongols” 

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté


28 mai 2019 : Rencontres du CEMS, L. Nikolov & B. Meiresonne, sur le cinéma mongol – Paris, CEMS

Dans le cadre des Rencontres du CEMS, nous accueillerons Laura Nikolov & Bastian Meiresonne le mardi 28 mai 2019
de 17-19h
au Centre d’Études mongoles & sibériennes
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage

Bastian Meiresonne, directeur artistique du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul (FICA), retracera en image une histoire du cinéma mongol depuis ses débuts, en s’appuyant sur les recherches menées en 2018, afin d’organiser une rétrospective sur le cinéma mongol, comprenant 16 films inédits en France en VOstFr. La discussion qui suivra cette présentation sera l’occasion de revenir sur les modalités de l’organisation de cette rétrospective et ses perspectives en France, en présence de Laura Nikolov, alors directrice de l’Alliance française de Mongolie et présidente d’Otasie, partenaires du projet.

Laura Nikolov et Bastian Meiresonne parleront notamment du film Trace d’une existence, du réalisateur mongol Jigjidsuren Gombojav, qui sera  projeté le lundi 27 mai 2019 dans le cadre du programme “l’INALCO fait son cinéma”, à l’auditorium de l’INALCO, à 18h.

Traces d’une existence (1991)
Dans un coin reculé de Mongolie vit Ankhaa, jeune garçon « bâtard »», né du viol de sa mère envoyée à la campagne, par un cadre de la ville. Il a des problèmes d’élocution et vit replié sur lui-même, en évitant son beau-père violent. L’homme ne tolère guère la présence du garçon et va lui mener la vie dure au milieu d’une nature à la beauté sauvage. 
Jigjidsuren se fait le témoin d’un épisode de l’histoire de la Mongolie communiste. Le mouvement « Ilgeeltiin ezen » est créé à la fin des années 1970 par Tsedenbal Yumjaa, le dirigeant de la République Populaire de Mongolie. Dans le cadre de la politique d’intégration socialiste visant à effacer les différences entre le monde rural et la vie citadine, on déplace des milliers de jeunes citadins vers les campagnes. “Traces d’une existence” dénonce les conséquences parfois désastreuses de cette politique.

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté

27 mai 2019 : projection du film “Traces d’une existence”, du réalisateur mongol G. Jigjidsuren – Paris, INALCO

Dans le cadre du programme « l’INALCO fait son cinéma : voyage en Mongolie », Charlotte Marchina (MCF, INALCO) nous convie lundi 27 mai à 18h à la projection du film « Traces d’une existence » (1991, 71mn, VOSTFR) du réalisateur mongol Jigjidsuren Gombojav, en présence de Bastian Meiresonne (directeur artistique de Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul).

Dans un coin reculé de Mongolie vit Ankhaa, jeune garçon « bâtard », né du viol de sa mère envoyée à la campagne, par un cadre de la ville. Il a des problèmes d’élocution et vit replié sur lui-même, en évitant son beau-père violent. L’homme ne tolère guère la présence du garçon et va lui mener la vie dure au milieu d’une nature à la beauté sauvage. Jigjidsuren se fait le témoin d’un épisode de l’histoire de la Mongolie communiste. Le mouvement « Ilgeeltiin ezen » est créé à la fin des années 1970 par Tsedenbal Yumjaa, le dirigeant de la République Populaire de Mongolie. Dans le cadre de la politique d’intégration socialiste visant à effacer les différences entre le monde rural et la vie citadine, on déplace des milliers de jeunes citadins vers les campagnes. Le film Traces d’une existence dénonce les conséquences parfois désastreuses de cette politique.

18h-21h
INALCO
65 rue des Grands Moulins
75013 Paris

20 mai 2019 : projection du film “Trip to return field survey photographs to reindeer nomads”d’Hiroki Takakura – Paris, LAS

Charles Stépanoff (EPHE) vous convie à une rencontre avec l’anthropologue Hiroki Takakura, directeur du Center for Northeast Asian Studies (université de Tohoku, Sendai, Japon), spécialiste de l’écologie des peuples d’Asie du nord et de l’anthropologie des cataclysmes, le lundi 20 mai à 14h
au Laboratoire d’anthropologie sociale
3, rue d’Ulm – 75005 Paris
Salle 311, 3 étage

Vous assisterez à la projection de son film “Trip to return field survey photographs to reindeer nomads” (15mins), qui sera suivie d’une discussion :
Anthropologist Dr Hiroki Takakura organized in 2012 the exhibition of ethnographical photographs taken while conducting anthropological fieldwork at the Verkhoyansky region in Siberia during 1994-1997. This trip was to try and return the results of his research to the local indigenous community of the Eveny people. This film includes the preparation, the exhibition and the excursion to the reindeer camp.

Allez-y nombreux!

15 mai 2019 : le séminaire des études mongoles & sibériennes – Paris, CEMS

La prochaine séance de notre séminaire aura lieu le mercredi 15 mai
de 14h à 16h
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes 
54, boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous accueillerons Clément Jacquemoud, post-doctorant (LabEx HASTEC / CéSor UMR EHESS-CNRS 8216) qui fera une présentation intitulée :
De la chamanesse à la messagère bourkhaniste. Les pratiques religieuses des femmes altaïennes entre le XIXe et le XXIe siècle

(Elo, République de l’Altaï, 05-2014 © C. Jacquemoud)

En République de l’Altaï (Sibérie méridionale, Fédération de Russie),le renouveau religieux postsoviétique est caractérisé par le retour du
bourkhanisme, un millénarisme messianique autochtone du début du XXe siècle. Les femmes y sont écartées de toute responsabilité rituelle,
mais se voient créditées de fonctions religieuses inédites : elles affirment recevoir des messages d’entités spirituelles, qu’elles
notent puis diffusent au sein du mouvement. Cette communication vise à replacer le rôle de ces femmes dans son contexte d’un point de vue
holiste, en interrogeant, d’une part, les évolutions de la place des femmes dans le religieux altaïen, d’autre part en mettant en
perspective la technique de l’écriture, reflet d’interactions hétérogènes entre autochtones et Russes dans la région depuis le XIXe
siècle.

Nous espérons vous retrouver nombreux!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté


17 avril 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 17 avril 2019
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes
de 14 à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Grégory Delaplace (maître de conférences à l’Université Paris Nanterre, et co-organisateur du séminaire), qui nous présentera une conférence intitulée « L’inquiétude d’être nomade » :

À partir d’une recontextualisation historique des débats qui entourent à l’heure actuelle les cimetières et la place des morts à Ulaanbaatar, il s’agira dans cette communication d’illustrer l’étonnante plasticité des rituels funéraires mongols. Enterrer, déposer à même le sol (avec un traitement secondaire des ossements ou non), incinérer… aucun mode de traitement du cadavre ne semble a priori exclu du répertoire mongol. Je tenterai pourtant de montrer deux choses : d’une part qu’il semble exister un certain air de famille entre les différentes manières de placer un mort en Mongolie et d’autre part que cette variabilité des déclinaisons possibles du funéraire en Mongolie est l’indice d’un certain rapport aux lieux, empreint d’une certaine inquiétude. Il s’agira ainsi de se demander dans quelle mesure, et à quelles conditions, cette préoccupation pour l’habitation des lieux pourrait permettre de proposer une définition du nomadisme qui ne fasse pas du pastoralisme mobile sa caractéristique exclusive.

Nous espérons vous retrouver nombreux !
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté


Vidéo du colloque “Points of transition: Ovoo and the ritual remaking of religious, ecological, and historical politics in Inner Asia” (UC Berkeley, California, 22 février 2019)

Panel 1: OVOO DIVERSITY

Introduction

Aurore DUMONT (Academia Sinica) « Community, Faith, and Politics: The Ovoo Cairns and Rituals of the Shinehen Buryats Throughout the 20th Century »

Kip Grosvenor Hutchins (University of Wisconsin-Madison) « With Each Pass, Another Stone: Ovoo at the Heart of Heritage, Environment, and Conflict »

Bernard CHARLIER (Université Catholique de Louvain)

« From Attachment to Detachment: Praying at the Ovoo and Finding One’s Place Far from the Homeland »

Bolor Crystal LKHAAJAV (University of San Francisco)

« Dilemma of the Sacred Lands: The Ovoo and Its Environment »

Sam BASS (Indiana University) « “They call out to their dead devils!” The Erküd and the Rejection of Communal Rituals in a Mongolian Banner »

Panel 2: OVOO HISTORIES

Introduction

 Isabelle CHARLEUX (National Centre for Scientific Research) « Ovoos on Qing Dynasty Mongol Banner Maps (Late 19th‐Early 20th century)

Anne-Sophie PRATTE (Harvard University) « Mapping Ovoos and Making Boundaries in 19th-Century Khalkha Mongolia »

Sangseraima Ujeed (UC Santa Barbara) « Buddhist Origins of Ovoo Phenomena »

Brian BAUMANN (UC Berkeley) « Rock-Pile Genius) »

Devon Margaret Dear (Harvard University) « Ovoos on the Border Between the Qing and Russian Empires »

Panel 3: OVOO PROCESSES

Introduction

Marissa SMITH (De Anza College) « Ovoos and Ovoo Practices of Erdenet Miners: Ethics of Belonging and Generation »

Gaëlle LACAZE (Sorbonne Université) « Ovoo Worship in Mine-golia »

Jessica MADISON (PÍSKATÁ, UC Santa Cruz) « “You Dream of the Mountain and the Mountain Dreams of You”: Mongolian Geo-Ethics and the Poetic Life of Altan Ovoo The Center May Not Hold: Sacrifice, Love, and Uncertainty at Altan Ovoo’s National Takhilga »

Gregory DELAPLACE (Université Paris-Nanterre)

« Being Skilled: The Virtue of Accurately Composing with the Heterogeneity of the Cosmos in Mongolia »

Laurent LEGRAIN (Université de Toulouse)

Rebecca WATTERS (The Wolverine Foundation) « Ovoo and Human-Nature Interaction »

19 mars 2019 : conférence “Horse Riding, Horse Herding, and The Origins of Mobile Pastoralism in Ancient Mongolia” – Paris, MNHN

Dans le cadre des rencontres de l’équipe SAPOA (Sociétés, Animaux, Plantes en Orient et Afrique) de l’UMR 7209, nous avons le plaisir d’accueillir Dr. William Taylor (Max Planck Institute for the Science of Human History, Allemagne) pour une conférence intitulée :

Horse Riding, Horse Herding, and The Origins of Mobile Pastoralism in Ancient Mongolia

 Abstract: The grassy steppes of Mongolia eastern Eurasia are famously known for their skillful use of horses in combat, which powered the Eurasian conquests of the Mongol Empire and other nomadic polities. Recent archaezoological research using horse remains from Late Bronze Age ritual deposits suggests that the innovation of sophisticated horse riding caused dramatic changes to the ecology of herding life in Mongolia during the late second millennium BCE. With horse riding, early pastoralists were able to move further and faster, exploit drier areas, herd different kinds of animals in larger numbers, and keep horses in greater numbers for both meat and milk. Innovations in animal care and veterinary dentistry by these early pastoralists may have enabled more sophisticated control during transport. These results suggest a tight causal link between herding ecology and the emergence of sophisticated horsemanship, which may help explain other social transformations across the Old and New Worlds in prehistory.

La conférence aura lieu le mardi 19 mars 
au Muséum national d’Histoire naturelle
dans le petit amphithéâtre d’entomologie
de 13h30 à 15h30

Allez-y nombreux!

À partir du 23 novembre 2019 : Les étoiles du Cirque de Mongolie – Nomade, Paris, puis en tournée

Le Cirque de Mongolie est à l’image de son peuple : singulier, indépendant et héritier d’une tradition séculaire. Un peuple nomade, habitué à parcourir l’immensité de son territoire pour y inscrire son histoire.

En soirée, aux alentours de la mi-novembre 2019, un campement nomade s’installera sur la piste du Cirque Phénix. Sous vos yeux sera bâtie une yourte et alors que le feu sera attisé, les musiciens feront résonner les premières notes qui accompagneront les acrobates prodiges.

Nous vous convions à un voyage en Mongolie. Situé au sud de la Russie et au nord de la Chine, le Cirque de Mongolie a su, en dépit de l’influence forte de ses voisins,  se forger une place à part entière pour proposer un cirque inédit.

L’idée est de vous inviter à un rendez-vous avec 50 nomades, acrobates, équilibristes,  contorsionnistes, clowns, voltigeurs, jongleurs, musiciens, danseurs et chanteurs. Parés de leurs étoffes étincelantes, ils raconteront leur voyage aux plus jeunes d’entre vous, ponctuant leur récit de prouesses extraordinaires, jusque-là jamais vues dans un cirque occidental.

Embarquez avec nous, en famille, entre amis ou avec vos collègues. Laissez-vous guider dans cette aventure conçue pour toutes les générations de spectateurs. Dépaysement garanti quel que soit votre âge. C’est la promesse que nous vous faisons.

37, avenue des Ternes ∙ 75017 Paris
01 45 72 10 00
com@cirquephenix.com


7 & 8 mars 2019 : Colloque “Distance and speed”, G. Delaplace & C. Humphrey – Paris, Musée du quai Branly

Grégory Delaplace et Caroline Humphrey vous convient au colloque qu’ils organisent, “Distance and speed. Rethinking the imaginative potential of space and velocity in Inner Asia”, au musée du quai Branly :
7 & 8 mars 2019
de 9h30 à 18h30
dans la Salle de cinéma

This conference proposes to examine how distances and speeds of humans and non-humans are engaged together in Inner Asia. People whose ways of life depends on mobility, such as herders, hunters and traders, have their own means of estimating temporal – spatial processes and they have to operate by coordinating their own velocities with those of others. Their imagination does not stop at the practical and observable, but constantly reaches out to conceive of other potential velocities. Changing technologies, from railways to satellite dishes to mobile phones, insert new speeds and spatialities; but how these innovations relate to existing cosmologies (religious and political) has till now been little studied. On the one hand, the land in its existence in itself is always ‘beyond’ us, and its entities, such as mountains, lakes or whole regions, have their own spirit- masters. With desertification, certain areas of Inner Asia have become uninhabitable by herders, so some portions of land are abandoned to land masters, and with increased separation from them comes an increased sense of their presence as dangerous, which is a disruption of one fundamental ‘distance relationship’ constitutive of what could be called the right way of dwelling in Inner Asia. On the other hand, the peoples of this region have long engaged in complex relations with abstract political entities (‘modernity’, ‘progress’, the state, the nation, the homeland), and these too involve conceptualizing distance, closeness and speed. 

Pour en savoir plus

Scientific committee: Grégory Delaplace (Université Paris Nanterre) & Caroline Humphrey (University of Cambridge)

6 mars 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 6 mars 2019
au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes de 15 à 17h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Lars Højer (Université de Copenhague), qui nous présentera une conférence intitulée « Hustling and conversion ».

Lars Højer est l’un des représentants de la prolifique école des anthropologues mongolistes danois, qui ont commencé leur travail de terrain ethnographique dans cette période étrange et mouvementée de « transition postsocialiste » en Mongolie, au milieu des années 1990. Le livre qu’il s’apprête à publier en collaboration avec Morten Axel Pedersen, Urban hunters, à paraître chez Yale University Press, et dont cette conférence fera état, s’annonce d’ores et déjà comme un classique du domaine.

Résumé :
This paper presents the stories of Hulan and Ariunaa: two women from Ulaanbaatar who exemplifies two virtually opposite ways of responding to and dealing with the postsocialist world of radical transition. The quintessential “urban hunter”, Hulan, constantly explores (and annihilates) new relations and possibilities. As an inherently erratic hunter of quick profit, she is repulsed by ordinary salaried and contracted jobs in which the almost erotic thrills, excitements and surprises of urban hunting are totally absent. She, like many others from her generation, is steering a capricious course whereby the whole trick is to know one’s “size” in order to optimally balance the tightrope of transition. Ariunaa, on the other hand, is fundamentally averse to performing this balancing act and to the entire life and world that comes with it. Accordingly, for her the only solution is to detach herself from transition altogether—from changers, hustlers, shamans and troublesome relations more generally—in the hope of carving out an insular social and existential space that is clinically detached from, and thus unaffected (and uninfested) by the always changing realities and potentialities of the postsocialist city. Far from fearlessly taking a dive into the violently shifting seas of transition like the extrovert Hulan, Ariunaa opts for a more introverted religiosity capable of keeping impinging networks of human and nonhuman “evil” at bay through a commitment to a single Christian God.

Nous attirons votre attention sur l’horaire modifié du séminaire: pour permettre à Lars d’arriver depuis l’aéroport, la séance commencera exceptionnellement à 15h.

En espérant vous voir nombreux pour ce bel événement!
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

13 février 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine  séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 13 février 2019
au Centre d’Études Mongoles & Sibériennes de 14h à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Charlotte Marchina (INALCO) & Antoine Zazzo (CNRS, Muséum National d’Histoire Naturelle) :
« Suivre des éleveurs à la trace : bilan et perspectives d’une étude du nomadisme en Mongolie à l’aide des Systèmes d’information géographique (SIG) »

Dans un environnement non clôturé, où les éleveurs pratiquent un élevage nomade multispécifique, l’emploi de traceurs GPS est le seul moyen de cartographier avec précision les déplacements quotidiens et saisonniers des éleveurs mongols et de leurs animaux. Les données géolocalisées permettent de mieux comprendre l’occupation de l’espace, partagé non seulement entre éleveurs voisins mais encore plusieurs espèces animales. Cette présentation retracera l’histoire de notre utilisation de ce dispositif, encore peu utilisé dans nos disciplines (anthropologie et géochimie), du bricolage avec du matériel amateur à ses débuts au déploiement de matériel professionnel aujourd’hui, qui nous permet de suivre des mouvements animaux quotidiens sur plusieurs années consécutives. Grâce à une collaboration entre anthropologie, archéologie et géochimie, notre objectif est de mettre au jour les dynamiques de la mobilité pastorale dans une perspective diachronique, de l’âge du bronze à nos jours.

Au plaisir de vous recevoir nombreux,
Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann et Virginie Vaté

27 février 2019 : Premier Amour, film yakoute de Stephan Burnashev

PREMIER AMOUR
Un film du réalisateur yakoute Stepan Burnashev
Sortie en salles le mercredi 27 février 2019

Volodia, éleveur de chevaux, monte à la capitale pour s’acheter un fusil de chasse. Il manque de se faire écraser par la voiture d’une femme d’affaire. Tous les deux ne mettent pas longtemps à reconnaître en l’autre son premier amour. 

Venez à l’avant-première, le mardi 21 février 2019 à 20h
Au cinéma Le trois luxembourg
67 rue Monsieur le Prince – 75006 Paris

Il est préférable de réserver

Bande-annonce

Venez nombreux,
Émilie Maj

22 février 2019 : Colloque “Points of transition: Ovoo and the ritual remaking of religious, ecological, and historical politics in Inner Asia – UC Berkeley (Californie)

Le colloque “Points of Transition: Ovoo and the Ritual Remaking of Religious, Ecological, and Historical Politics in Inner Asia”, co-organisé par  Isabelle Charleux (GSRL), Marissa Smith (UC Berkeley) et Jake Dalton (UC Berkeley), se tiendra le 22 février 2019 à UC Berkeley, Californie.

Ubiquitous on the landscape of contemporary Mongolia, Buryatia, Inner Mongolia, and Eastern Tibet/Qinghai, structures of stones or trees covered with scarves, skulls, steering wheel covers, and a staggering array of other objects known as ovoo have long marked sites where ritual, though often highly spontaneous, practices invoke the presence of immanent relations. Built and maintained by various publics, gatherings at ovoo have over past centuries been major sites of political action, where the identities of and relationships between more and less local shamans, lamas, imperial officials, businesspeople, bureaucrats, politicians, and nonhumans are narrated, contested, and re-defined.
While Mongolia struggles to assert itself on the world stage and lives of Mongolians are undergoing rapid change, the ovoos continue to represent not only a key aspect of traditional culture, but sites at the core of debates on development, ownership of land, mining industry, ecology, and the environment. This project brings together scholars from Northern California and from France to present research, develop new insights, and formulate research directions in the fields of anthropology, art history, East Asian Studies, and religion pertaining to political ritual in Inner Asia.

Le colloque est financé grâce au programme de recherche « France Berkeley Fund Application 2018 »

Programme

15 février 2019 : Appel à contribution pour le 19è workshop “Arctic” – Université de Tartu (Estonie)

CALL FOR PAPERS: ANIMALS OF THE ARCTIC: FROM SYMBIOSIS TO SYMBOLS 

The 9th Arctic Workshop of the University of Tartu, Estonia), 24–25 May 2019

The Arctic is a region that is commonly associated with animals. It is typical for people in the south to imagine (sub)arctic inhabitants living together with polar bears and reindeer (if not with penguins). Indeed, for thousands of years, human life in the boreal regions has been dependent on animals, probably more than anywhere else in the world. As a result, human-animal relations vary from domestication to avoidance, from socialization to demonization, and from symbolization to ignoring. 

In the next Arctic Workshop, we propose discussing these different qualities of human-animal relationship through the notions of symbiosis and symbolic value. In biology, symbiosis (from the Greek “living together”) refers to the interaction between two organisms that are in a mutualistic, commensalistic or parasitic relationship. We believe these different aspects deserve a closer look as heuristic conceptual tools for social scientists when discussing domestication, consumption, cohabitation, transportation, diseases, and pet ownership in the Arctic. How do people imagine their relationship with animals? In which situations are these seen as mutually beneficial or parasitic? How are these relationships represented through symbolic means?

Many Arctic regions have animals on their coat of arms. However, as most people now live in settlements, they have rarely seen these animals in person. What is their relationship with Arctic animals in these urban islands in the North? This also increasingly applies to the descendants of indigenous pastoral nomads and hunters, where once mobile families have given up their traditional livelihoods in the Artic regions. In these changing settings, what is the animals’ economic or spiritual value (as transport animals, sources of fur, companionship, hunting game, means of sacrifice, tourist attractions, accumulation of wealth, etc.)? What is the symbolic value of animals which once were present and are now represented by folklore dance groups or indigenous artists as a genuine part of their indigenous culture? What is the role of familiar human companions such as dogs in the changing patterns of northern livelihoods? How is the food of indigenous communities (reindeer, whales, bears, birds, fish, etc.) valued and used in the transformed social, legal and environmental contexts? 

We wish to address these and similar questions in the workshop in Tartu.

This workshop will focus on different aspects and interpretations of the human-animal relationship in the Arctic. Our goal is to assemble a truly interdisciplinary collection of presentations that will focus on the cultural and social side of the topic, contributing to a better understanding of the economic, political or ecological aspects in general. Therefore, we encourage participation not only from anthropologists, but also from economists, political scientists, historians, human geographers, biologists and others. The informal nature of the workshop is suited for senior scholars discussing their research results and also for PhD students.

Please can you circulate the call for papers at your university/institution or to anyone who may be interested.

We kindly request that you send your abstracts (up to 300 words) to Aimar.Ventsel@ut.ee by the 15th of February 2019.

9 janvier 2019 : Le séminaire des études mongoles & sibériennes – CEMS, Paris

La prochaine séance de notre séminaire se tiendra le mercredi 9 janvier 2019 
au Centre d’Études Mongoles & Sibériennes de 14 à 16h
54 boulevard Raspail
Salle P1-01/B1-10, 1er étage.

Nous aurons le plaisir d’écouter Olivier Boucheron (École d’architecture de Paris–La Villette), sur « Ulaanbaatar, ethnographie d’une ville moderne » 

«  Les Mongol(e)s, en êtres libres, cultivent l’espace dans leurs enclos, comme d’autres cultivent la nature dans leur jardin. »
Le projet Ethnographie d’une ville moderne: Oulan-Bator, s’interroge tout d’abord sur une ville à l’histoire et à l’actualité méconnues mais singulières, notamment parce que cette ville est doublement héritière : héritière oublieuse de l’ancienne Urga et héritière pleinement consciente d’une ville planifiée selon les préceptes du rationalisme moderne. Cette recherche se base également sur un problème méthodologique de type anthropologique : comment peut-on faire aujourd’hui l’ethnographie d’une ville ? Est-il possible de renouer avec le genre monographique pour une compréhension de cette ville en particulier et des autres villes-métropoles contemporaines?

Venez nombreux !

Isabelle Charleux, Grégory Delaplace, Sandrine Ruhlmann & Virginie Vaté