Archives mensuelles : février 2022

18 février 2022: conférence “Circulation des traductions littéraires en Mongolie de l’époque moderne à nos jours” – CRCAO, Paris

Raphaël Blanchier et Nomindari Shagdarsüren présenteront “Circulation des traductions littéraires en Mongolie de l’époque moderne à nos jours” le vendredi 18 février de 11h à 13h.

Résumé:

Le développement d’une littérature en langue mongole s’est élaboré, depuis le 13e s., dans une double dynamique combinant d’une part, une inspiration propre faite de références indigènes et, d’autre part, des références exogènes parvenues aux auteurs mongols principalement par le biais de traductions. La présentation offre un panorama de l’histoire de la circulation des traductions en mongol notamment au 20e s., en donnant des éléments de contexte sociopolitique, et en éclairant l’influence de ces circulations sur les choix littéraires des auteurs mongols jusqu’à nos jours. Dans un deuxième temps, on discutera, sur la base de textes littéraires récemment traduits du mongol vers le français par chacun des deux intervenants, des enjeux linguistiques, sociétaux et culturels de la traduction littéraire de textes mongols vers le français

Lieu: Salle Léon Vandermeersch (481C), Bâtiment Grand Moulin, Aile C
5 Rue Thomas Mann, 75013 Paris et sur ZOOM

Nomindari Shagdarsüren

Née en 1986 à Oulan-Bator, Nomindari Shagdarsüren est traductrice (recherches, films, littérature, médias) et enseignante du mongol et l’écriture traditionnelle mongol bichig à l’INALCO. Diplômée du Master en Médiation du patrimoine culturel à l’Université Rennes 2, elle est spécialisée dans le secteur du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) et a participé aux projets de candidatures des éléments du PCI mongol sur les listes de l’UNESCO. Elle a travaillé pour des organisations de l’ingénierie culturelle nationales et internationales en Mongolie, France et Corée du Sud. Chargée de projet pour l’association Routes Nomades, avec laquelle elle développe des événements culturels et artistiques comme l’organisation de tournées et production de disques, elle s’attèle à faire connaitre le patrimoine littéraire de son pays.

Ouvrage

Une Anthologie du khöömii mongol. Paris, Routes Nomades, Buda Musique, 2017

Mots clés
Mongolie, patrimoine culturel immatériel, traduction, mongol bichig,  propriété intellectuelle, UNESCO, médiation culturelle

16 février 2022 : Séminaire des Études mongoles & sibériennes – Aubervilliers, Campus Condorcet

Nous sommes heureux de vous convier à venir à la séance du séminaire des Études mongoles & sibériennes le 16 février 2022 pour écouter Valeria Gazizova (Heidelberg University, South Asia Institute et visiting researcher au GSRL), pour une intervention intitulée : “Miracles, healing and social memory in post-soviet Kalmykia”, au Campus Condorcet, 14 cour des Humanités, 93322 Aubervilliers cedex., de 14h à 16h, en salle 5.067 (bâtiment de recherche nord).
Il sera également possible d’y accéder en ligne, sur inscription : isacharleux@orange.fr 

Résumé

The talk will discuss miracle tales and narratives of miraculous recoveries as an important vantage point from which the traumatic history of the Soviet past is narrated in present-day Kalmykia. Situated in the region of dry steppes between the Black and Caspian Seas, Kalmykia is a republic in Russia, where Buddhism is historically practised by its titular population, the westernmost branch of Mongolian peoples. The history of Kalmykia during the Soviet era has been a series of dramatic events that have undermined the traditional foundations of Kalmyk society, leading to a substantial loss in their cultural and religious heritage.

Public memories of the Soviet era that obtain and proliferate among the Kalmyks today consist of endless miracle narratives centred on the sites of former Buddhist monasteries perceived as both ‘powerful’ and ‘dangerous’, and also on the healing activity of ex-monastics and their ‘students’ secretly practising underground. Focusing on particular case-studies, I show how the history of the place – which is inseparable from the ‘lineage’ of monasteries and Buddhist figures associated with it – is constructed and distributed through miracle stories. Within a broader corpus of oral histories, narratives of ritual healing and miraculous recoveries constitute a separate subgroup which appears of particular significance for contexts such as that of Kalmykia. Understanding miracles as a form of shared representations of past events that endows activities of religious exemplars with special meanings, I suggest that miracle and healing stories not only function as proliferating mnemonic devices to talk about the state repressions, but also serve as potent means of healing the collective trauma.

Au plaisir de vous retrouver nombreux,
I. Charleux, G. Delaplace & V. Vaté